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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Sam 11 Fév - 21:03
Le sort des chrétiens en Egypte a été évoqué dans ce très récent article de Notre-Dame de Kabylie, sur un événement montrant l'extraordinaire foi des coptes égyptiens. Il a pour titre "Persécutés ces coptes égyptiens scandent sans fin « Ieshua ! Ieshua ! " (VOIR :
Devant la perspective d'une prochaine amplification des persécutions avec l'arrivée des islamistes au pouvoir, ils ne mettent leur espoir que dans le Seigneur: ils scandent, pendant une dizaine de minutes : « Ieshua ! Ieshua ! » (Jésus ! Jésus!) levant leurs mains et leurs regards vers le Ciel. Émouvante au plus haut point cette immense foule manifestant sa foi. Émouvante la joie qui rayonne de tous les visages.
Cette VIDEO de l'Aide à l'Église en Détresse intitulée "Les chrétiens en Égypte" (VOIR :
[youtube][/youtube]
donne plus de détails sur ce qui attend la communauté copte. Un commentaire résume la situation: "Si l'Egypte devait devenir un état vraiment religieux, gouverné uniquement par la loi de la Sharia, les chrétiens égyptiens seraient confrontés à un choix très dur: se plier à une persécution religieuse de plus en plus aigue, ou bien émigrer. Toutefois, le problème que les leaders politiques du monde se trouvent à devoir affronter est un autre: les chrétiens égyptiens sont désormais 8 millions, et le risque d'agressions qui pourraient engendrer d'autres agressions déchainerait presque certainement une spirale de violence sectaire, déstabilisant ainsi non seulement l'Egypte mais tout le Moyen Orient. Pour les chrétiens du Moyen Orient la prophétie de Jésus-Christ s'avère chaque jour: « Qui veut me suivre, prenne sa croix ». Et cette croix est vraiment très lourde, car elle ne pèse pas seulement sur les épaules d'un seul mais sur celles de familles entières". AED - France : www.aed-france.orgAED - Belgique : www.kerkinnood.beAED - Canada : www.acn-aed-ca.orgAED - Suisse : www.aide-eglise-en-detresse.ch
"L'hiver arabe : l'Egypte dans les mains salafistes" est le titre d'un article du Forum Catholique (LIRE) qui se termine par: "Pendant ce temps, la désinformation continue avec des articles iréniques et apaisants de certains journaux occidentaux. Comme par exemple "La Croix" (CONSULTER) qui, récemment, veut nous faire croire que l'Égypte se tourne vers la Liberté religieuse!(sic) dans un article récent. Les français ne devraient-ils pas, en outre, se poser beaucoup plus de questions quant à l'attitude et aux rôles des chancelleries occidentales dans les pays du Maghreb qui jouxtent la Méditerranée ?"
S'adressant aux évêques français le 26/02/1906, Saint Pie X disait
"En cela apparaît le grand et juste châtiment de Dieu qui permet que les nations qui s'écartent de Lui s'engourdissent dans le misérable aveuglement des esprits" (Actes de St. Pie X, Tome 1, p. 349). Châtiment de ceux qui refusent Dieu, Sa Miséricorde, Son Aide.
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Bea Admin
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Mar 14 Fév - 13:45
Egypte : des familles coptes expulsées d’un village près d’Alexandrie
Le 14 février 2012
Des milliers de musulmans fanatisés, guidés par des leaders salafistes, ont attaqué à plusieurs reprises les chrétiens coptes du village de Kobry-el-Sharbat (el-Ameriya), près d’Alexandrie. Des maisons et des magasins coptes ont été pillés avant d’être incendiés, ainsi que le rapporte l’agence de presse AsiaNews à Rome dans son édition du 9 février.
L’agression, qui a débuté le 27 janvier 2012 et s’est poursuivie les jours suivants dans le silence des médias et avec la complicité de la police et des autorités politiques, a provoqué la fuite de 62 familles coptes. Le 30 janvier, les émeutiers ont à nouveau attaqué le village de Kobry-el-Sharbat, incendiant trois maisons appartenant à des chrétiens, sous les yeux des forces de sécurité.
AsiaNews écrit que la violence a été provoquée par les accusations d’un coiffeur musulman du nom de Toemah, affirmant que Mourad Samy Guirgis, un tailleur copte de 34 ans, possédait sur son téléphone portable une photo « illicite » d’une femme musulmane. Rejetant ces accusations, mais craignant pour sa vie, Mourad s’est réfugié au poste de police.
Pendant ce temps, la foule excitée a mis le feu à sa maison et à son commerce. Toute sa famille a dû s’enfuir du village. D’autres maisons et des magasins coptes ont été pillés avant d’être incendiés par des hommes barbus en blouses blanches. Appelées à l’aide, les forces de sécurité sont arrivées très tard sur les lieux, a témoigné le Père Boktor Nashed, de l’église St-George à el-Nahdah. « Ceux qui ont perdu leur maison ont quitté le village », a précisé le Père Nashed.
Depuis ces graves incidents, trois « rencontres de réconciliation » se sont tenues dans le quartier général de la police à el-Amerya, auxquelles ont participé des représentants de l’Eglise copte, des salafistes, et des Frères musulmans.
Des émeutes provoquées par de fausses accusations
Selon la police, la femme dont l’histoire fabriquée a mis le feu aux poudres et provoqué l’émeute des islamistes, a nié toute cette affaire. Les policiers n’ont trouvé aucune photo compromettante sur le téléphone portable de Mourad Samy Guirgis. Mais les fondamentalistes musulmans continuent d’affirmer que « l’honneur des musulmans a été sali ». Ils ont refusé tout type de compensation pour les dommages infligés aux familles coptes.
Lors d’une de ces « rencontres de réconciliation », le 1er février dernier, les musulmans ont réclamé qu’un autre groupe de familles chrétiennes soient chassées du village et exigé que l’on procède à la vente forcée des biens d’un commerçant copte du nom de Soliman, sous la supervision du cheikh salafiste Chérif el-Hawary.
Dans le cas contraire, le village de Kobry el-Sharbat serait à nouveau attaqué et toutes les maisons coptes brûlées. Soliman a accepté de céder ses biens sous la menace, pour éviter d’autres dommages aux coptes, mais a qualifié cet acte d’ »injustice complète ». De tels actes, sanctionnés par ces soi-disant « rencontres de réconciliation », sont totalement illégaux dans les Etats régis par le droit.
Sources: Apic, AsiaNews
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Jeu 16 Fév - 4:10
20.000 musulmans tentent d’incendier une église copte et tuer le prêtre
Posted in News on février 15, 2012
C’est toujours plus ou moins les mêmes prétextes qui sont invoqués par les Égyptiens musulmans pour terroriser les Chrétiens et brûler leurs églises. Le plus souvent c’est la préservation de la Femme musulmane. Les salafistes, avec la complicité des autorités, procèdent au nettoyage confessionnel de l’Égypte.
Une foule de près de 20.000 musulmans radicaux, principalement des salafistes, ont tenté aujourd’hui de pénétrer de force et d’incendier l’Église Sainte-Marie et Saint-Abram dans le village de Meet Bashar, dans la province de Sharqia.
Ils réclament la mort d’Abouna Guirgis Gamil, pasteur de l’église, qui n’a pas pu sortir de sa maison depuis hier.
Près de 100 Coptes terrorisés ont cherché refuge à l’intérieur de l’église, alors que les émeutiers musulmans lançaient des pierres sur l’église. Des Coptes ont été blessé et des bâtiments incendiés.
La maison d’un Copte située près de l’église et celle du gardien de l’église ont été incendiées, ainsi que trois voitures.
À l’origine de cette émeute musulmane, la disparition d’une jeune fille convertie à l’islam, après une dispute avec son père qui avait arrangé son mariage. Le père, également converti à l’islam, accuse le prêtre chrétien d’être derrière la disparition de sa fille.
Le 27 janvier dernier, quelque 3000 musulmans avaient chassés 62 familles coptes d’un village près d’Alexandrie en mettant le feu à leurs maisons et leurs commerces sous prétexte qu’un jeune Copte du village avait des photos d’une jeune fille musulmane sur son téléphone portable
http://blogcopte.fr/
Des attaques dans toutes les régions du pays
L’agression de Kobry-el-Sharbat, qui a débuté le 27 janvier 2012 et s’est poursuivie les jours suivants dans le silence des médias et avec la complicité de la police et des autorités politiques, a provoqué la fuite de 62 familles coptes.
Le 30 janvier, les émeutiers ont à nouveau attaqué le village de Kobry-el-Sharbat, incendiant trois maisons appartenant à des chrétiens, sous les yeux des forces de sécurité, rapporte AsiaNews.
Depuis le "printemps arabe" qui a débuté en février 2011 en Egypte, 6 églises ont été vandalisées, 2 monastères attaqués, et des dizaines de jeunes chrétiennes ont été enlevées. Quelque 90’000 coptes ont fui le pays depuis la chute du président Moubarak, relève l’agence de presse Assyrian International News Agency (AINA)
"Les fondamentalistes musulmans, affirme le Père Greiche, utilisent le prétexte des cas de conversion de l’islam au christianisme et vice-versa pour attaquer et épouvanter la communauté copte et la forcer à s’enfuir, et cela arrive partout en Egypte".
Il relève que les médias occidentaux véhiculent l’idée que de tels incidents n’ont lieu qu’en Haute-Egypte et dans les quartiers pauvres du Caire, où la population serait moins cultivée. En réalité, souligne-t-il, quand il s’agit du thème de la conversion d’une religion à une autre, "il n’y a pas de différence entre riches et pauvres, personnes cultivées ou ignorantes, Haute ou Basse Egypte".
Le Père Greiche note que dans la société musulmane, quiconque se convertit au christianisme est un proscrit. Celui qui, à l’inverse, dénonce les conversions forcées à l’islam n’est pas défendu par les autorités et, dans la majeure partie des cas, est contraint de retirer ses plaintes sous la pression et la menace.
Le prêtre estime que la situation va encore s’aggraver à l’avenir, les salafistes étant devenus la seconde force politique en Egypte derrière les Frères musulmans. Ils pourront, affirme-t-il, avec près de 20% des sièges au Parlement, faire valoir leurs positions antichrétiennes également sur le plan politique. (apic/asian/be)
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Jeu 16 Fév - 4:24
PRECISION si besoin etait.. il s'agit de l'Eglise copte orthodoxe
a noter que la Presse emploie le present comme si c'etait fait...
pour l'instant, a notre connaissance, ce n'est que le voeu du pape Chenouda III....
Egypte: Les coptes s’allient aux Frères musulmans
L’agressivité des islamistes à l’égard des chrétiens ne fait pourtant qu’augmenter
Le Caire, 14 février 2012 (Apic) Le pape des coptes Chenouda III a exprimé le souhait qu’au moins quatre coptes participent au gouvernement d’union nationale réclamé par le parti Liberté et Justice des Frères musulmans. Fin calcul politique ou habitude de faire avec les gouvernements successifs?
Le Parti Liberté et Justice des Frères musulmans, vainqueur des élections législatives en Egypte, a lancé un appel à former un gouvernement d’union nationale. Cet appel a reçu un écho très favorable chez le leader spirituel copte. Selon la presse égyptienne, le pape souhaiterait voir pas moins de quatre coptes figurer au gouvernement. Le Bloc égyptien, coalition de quinze partis de gauche, religieux ou laïcs, a également fait savoir qu’il était intéressé.
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Jeu 16 Fév - 4:29
Par Alexandre Del Valle - article ecrit en 2011
Le terrible sort des chrétiens coptes d'Egypte
Auteur de « Pourquoi on tue les chrétiens dans le monde, la nouvelle Christianophobie », éditions Maxima, à paraître le 12 mai prochain, Alexandre del Valle analyse la situation tragique des Coptes en Egypte juste après les pogroms anti-Coptes de samedi 8 mai dernier.
Samedi dernier, de violents pogroms anti-chrétiens ont frappé une nouvelle fois les Coptes d’Egypte. Une centaine de fanatiques islamistes ont pris d’assaut un quartier copte d'Imbaba, district pauvre de l'ouest du Caire. Le bilan des affrontements entre chrétiens et assaillants islmaistes est d’une dizaine de morts et d’une centaine de blessés.
Tout a commencé lorsque des dirigeants religieux salafistes (qui distillent depuis des années la haine envers les chrétiens et les mauvais musulmans à éliminer), ont accusé les coptes d'être à l'origine de tirs et ont rameuté une foule de militants fanatiques autour du quartier chrétien, prenant d’assaut les magasins, les églises Saint-Mina et de la Vierge Marie, situées à proximité, et les maisons des chrétiens. L'armée et la police ont tenté de disperser la foule avec du gaz lacrymogène, mais les heurts ont duré durant plusieurs heures sous le regard parfois complice de policiers et de militaires.
Selon les chrétiens assaillis, les forces de l’ordre n’auraient pas tenté de désarmer et de s’opposer réellement aux foules d’islamistes, malgré maintes alertes et demandes de protections vainement formulées par les chrétiens coptes régulièrement attaqués ou menacés. Ces derniers auraient par conséquent été contraints de se défendre seuls, scénario habituel en Egypte, lors des pogroms régulièrement perpétrés par les salafistes contre les coptes, véritables bouc-émissaires et « ennemis de l’intérieur » à abattre.
D’après le père Hermina, cinq Coptes auraient trouvé la mort en tentant de résister à l’assaut de militants islamistes armés. Mais d’après les autorités égyptiennes, 6 musulmans auraient été tués par des chrétiens décidés à repousser les assaillants.
« Enlèvement »
Peu importe le nombre de morts de part et d’autres, car toute mort d’hommes est déplorable. Mais une chose est sure, les chrétiens coptes égyptiens ont été une fois de plus attaqués dans leurs quartiers et dans leurs églises par une masse d’islamistes armés et haineux qui ont mis à feu et à sang des rues et des églises en appelant aux cris de « Allah Ouakbar » à liquider les Coptes, ceci sans que les forces de l’ordre ne puissent faire quoi que ce soit.
Pour justifier leurs haines et attaques contre les chrétiens d’Egypte, les islamistes colportent depuis des années une rumeur aussi fallacieuse qu’inacceptable selon laquelle les Coptes seraient collectivement responsables de « l’enlèvement de deux musulmanes », en fait des chrétiennes coptes épouses de prêtres coptes, Camilia Chehata et Wafa Constantine, soi-disant devenues musulmanes et retenues « captives » dans différentes églises ou monastères coptes. Leur « enlèvement », jamais confirmé par les autorités, attise depuis des tensions croissantes entre chrétiens et musulmans en Egypte et même dans le reste du monde arabe.
En réalité, d’après ce que l’on sait de l’affaire des « femmes musulmanes enlevées par les moines coptes », les deux femmes, chrétiennes et non musulmanes, auraient chacune quitté leur mari après une dispute conjugale, il y a sept ans pour Mme Constantine, et en 2010 pour Mme Chehata. Leur « conversion à l’islam », jamais confirmées par qui que ce soit de crédible, aurait – le cas échéant – aurait été purement formelle et motivée par le fait qu’en Egypte, l’Eglise copte n’autorise pas le divorce, comme l’Eglise catholique, tandis que la loi égyptienne, inspirée de la charià, le permet. Cela signifie que pour divorcer légalement, les chrétiens font parfois semblant de devenir musulmans, afin de passer sous la juridiction islamique qui prononce le divorce. Mais personne n’est dupe et les commandos islamistes eux-mêmes savent pertinemment que si la chose était avérée, la conversion des deux femmes n’aurait aucune signification religieuse mais n’est qu’un prétexte.
Quant à l’enlèvement, il n’a pas été constaté par les autorités elles-mêmes, les deux épouses de Prêtres coptes qui avaient fui le domicile conjugal ayant été raccompagnées initialement chez elles par la police égyptienne avant de « disparaître ». D’après les Coptes, elles auraient été au contraire enlevées par des musulmans. Ajoutons que depuis le début de l’affaire, aucune des deux épouses de prêtres coptes n'est réapparue publiquement pour confirmer l'une ou l'autre thèse. Quant à Al-Qaïda, l’organisation terroriste du défunt Ben Laden s’est emparée de l’affaire depuis octobre 2010, annonçant que « l’humiliation des musulmanes enlevées par des coptes » devait être « vengée » et que cela justifierait de tuer partout en terre d’islam les chrétiens.
Les Coptes quittent l’Égypte par milliers chaque année
Toujours est-il que ces rumeurs ne justifient aucunement les agressions et attaques de Coptes et d’Eglises chrétiennes régulièrement commises en Egypte. Celles-ci sont en fait l’aboutissement d’une longue série de persécutions et d’agressions christianophobes, souvent commises en toute impunité ou parfois même avec la complicité passive de l’armée et de la police. Elles constituent la mise en pratique d’un continuel enseignement de la haine envers les non-musulmans, de plus en plus visible dans une Egypte où les autorités ferment les yeux et où les Frères musulmans et les salafistes radicaux gangrènent la société et fanatisent les masses depuis des décennies.
Déjà, en mars 2011, l’avant dernier pogrom anti-chrétien, survenu peu après le départ du président Hosni Moubara (février 2011), avait fait 13 morts. Là aussi, prenant prétexte de l’affaire des musulmanes ex-coptes « enlevées » par les coptes, les islamistes radicaux avaient pris d’assaut puis incendié une église copte. L’interminable chemin de croix des Coptes d’Egypte Victimes de discriminations, de harcèlement, de brimades, d’humiliations et d’assassinats récurrents, les Coptes quittent l’Égypte par milliers chaque année. Afin qu’ils comprennent qu’ils doivent se convertir ou quitter leur pays, où ils sont pourtant installés depuis toujours et des siècles avant les conquérants arabo-musulmans, les chrétiens égyptiens, majoritairement coptes-orthodoxes, sont régulièrement les cibles de «pogroms» plus ou moins spontanés, comme en Haute-Egypte en 2000 et à Alexandrie en 2005 ou fin 2010 début 2011.
Dans toute l'histoire de l'Egypte, la violence interreligieuse n’a jamais été aussi forte et menaçante pour les chrétiens. Aux discriminations dans l’accès aux emplois publics s’ajoute la radicalisation religieuse et les assassinats. Les premiers grands pogroms anti-coptes et attentats anti-chrétiens en Egypte, remontent aux années 1980, à l’instigation des groupes islamistes dissidents des Frères musulmans, comme le Gamaà islamiyya, l’une des formations à l’origine de la nébuleuse d’Al-Qaïda : conversions forcées dans les villages, commandos punitifs dans des villages chrétiens, pillages de commerces, représailles contre les églises faisant sonner leurs cloches, attentats contre des fidèles et des moines, enlèvements des jeunes chrétiennes…
Les musulmans libéraux, modérés ou laïques, sont également victimes de ce climat de haine et de réislamisation radicale. Citons les principaux attentats et pogroms perpétrés depuis ceux des années 80 : le 4 mai 1992, lorsque, sur fond de tensions latentes depuis toujours et de propagande islamistes dans tout le pays, 13 chrétiens furent tués à Manchiet Nasser, village de Haute-Égypte, soi-disant en représailles de la mort, en mars, d'un musulman suite à un différend relatif à l’achat d'une maison.
Le 12 février 1997, un commando islamiste perpétra un attentat contre une église à Abou Qourqas, en Haute-Égypte, tuant 9 civils coptes. Le 3 janvier 2000, 20 chrétiens furent tués dans le village d'Al-Kocheh en Haute-Égypte. Ce furent les affrontements les plus meurtriers entre musulmans et chrétiens survenus dans le pays depuis 20 ans. Le 14 avril 2006, un ouvrier musulman, présenté par les autorités comme un « déséquilibré », attaqua trois églises à Alexandrie. Un copte de 78 ans fut tué.
En novembre 2007, 150 familles chrétiennes du village Manshat Amrou Markaz Al-Fashn, à Beni Souweif, étaient en train de prier dans leur église rénovée légalement. C’est alors que les habitants musulmans lancèrent des bombes incendiaires artisanales sur les maisons des chrétiens et déracinèrent même des arbres dans les champs des Coptes, au prétexte que ces terres étaient des « terres islamiques sur lesquelles il est interdit aux chrétiens de construire des églises »…
Au lieu de défendre le droit élémentaire à la propriété, la sécurité de l’Etat intervint en faveur des musulmans et arrêta les Coptes, ainsi que leur prêtre. La police et le juge local s’appuyèrent sur le témoignage du maire du village affirmant que ce furent les chrétiens eux-mêmes qui mirent le feu à leurs églises pour en accuser « injustement » les musulmans...
Le 31 mai 2008, un nouvel assaut contre un monastère à Malaoui, en Haute-Égypte, entraîna la mort de 4 coptes, dont deux moines. Trois autres furent blessés par balles, et trois autres furent séquestrés pendant une nuit. En mai 2009, durant la Pâques copte-orthodoxe, trois jeunes chrétiens coptes furent tués à Nag Hammadi, dans le sud de l’Egypte. Mais plutôt que d’arrêter et de punir les coupables, en février 2010, la sécurité d’Etat arrêta une centaine de jeunes coptes afin de contraindre les Coptes à abandonner les charges civiles et criminelles contre leurs agresseurs...
Dans la nuit du 6 au 7 janvier 2010, durant les célébrations du Noël orthodoxe, sept coptes furent tués à la sortie de l’église Mar Girgis, à Nag Hammadi (40 km de Louxor), par un commando de 3 islamistes sortis d’une voiture. Comme de coutume, le procès des trois accusés, identifiés rapidement, fut repoussé et l’injustice s’ajoutait à la douleur de la perte de proches. Et au lieu de chercher à mener une enquête poussée pour calmer la douleur de la communauté copte qui manifestait, les autorités refusèrent de constater le caractère confessionnel du drame, relatant le récit d’une «vendetta d’honneur », chose courante en Egypte.
C’est ainsi que naquit la légende noire du soi-disant « viol d’une musulmane » par un adolescent copte, en novembre 2010, « humiliation » qui aurait « expliqué » la vengeance accomplie par les tueurs comme ceci expliquait ou pouvait justifier cela. On sait aujourd’hui que le frêle adolescent accusé par les islamistes, âgé de moins de 12 ans à l’époque, ne commit jamais ce crime sur une jeune femme physiquement plus forte que lui. Malgré les aveux ultérieurs des trois tueurs islamistes et leur condamnation, prononcée en janvier 2011, les rumeurs diabolisant les « violeurs » chrétiens qui « souillent » l’honneur des musulmanes, courent toujours.
Le 24 novembre 2010, à Guizeh, des Coptes orthodoxes qui manifestaient face à la décision inique de l'administration de stopper la construction d'une église, furent conjointement réprimés par des islamistes et la police locale. Rappelons que la construction d'un nouveau lieu de culte exige, en Égypte, un permis de construire particulier, qui n'est accordé que de façon rarissime aux chrétiens. Les affrontements qui opposèrent la police et des islamistes aux manifestants chrétiens firent 2 morts parmi les Coptes.
Entre résistance et exil face aux assassinats, aux attentats et aux intimidations
Peu de temps plus tard, l’attentat perpétré à Alexandrie (Egypte) devant l'église des Saints Marc et Pierre (Al-Qiddissine) en pleine nuit du Nouvel an 2011 et qui tua 21 Coptes, fut, quelques mois après les attentats anti-chrétiens de Bagdad, le plus médiatisé de tous. Il fut l’occasion pour le monde entier de comprendre le sort tragique des chrétiens d’Egypte, longtemps passé sous silence par les médias occidentaux. L’attentat, qui aurait pu être encore plus meurtrier, car près de 1.000 fidèles assistaient à la messe, visait clairement deux symboles de ce que les islamistes détestent et veulent anéantir : le Nouvel an, symbole du calendrier et des fêtes « chrétiens ». Puis la ville même d’Alexandrie, antique cité cosmopolite, qui vit naître les premières communautés chrétiennes du pays et fut longtemps le symbole de la tolérance intercommunautaire. Grecs, Juifs sépharades, Français, Italiens ou Arméniens y ont cohabité longtemps avec les Musulmans.
Mais sur fond de guerre en Irak, depuis 2010, Al-Qaïda, accusée d’avoir trop fait couler de sang musulman, voulait resserrer les liens en appelant à l’extermination des bouc-émissaires chrétiens, « agents » des « impérialistes croisés » américains. L'édifice, pris pour cible durant le nouvel an 2011, à Alexandrie, y figurait. Rappelons qu’à Alexandrie, les pogroms éclatent chaque année. D’ailleurs l'église des Saints Marc et Pierre d’Alexandrie avait déjà été attaquée en avril 2006, lorsqu’un homme armé d'un couteau avait poignardé trois fidèles à la sortie de la messe. Le coupable, connu des services de polices, avait attaqué également d’autres églises de la ville, aux cris d’Allah Ouakbar. Mais comme de coutume, la version officielle consista à qualifier le criminel de « déséquilibré ».
Rappelons également que, juste avant les attentats du nouvel an 2011, de violents affrontements avaient éclaté au Caire entre des manifestants chrétiens et forces de l’ordre anti-émeutes à la suite de l'arrêt d’un chantier d'une église considéré « illégal » dans le quartier al-Omraneya dans la ville de Guizeh. Le 23 février 2011, le village de Shotb, dans le Sud de l’Egypte, un prêtre copte, Abouna Daoud Boutros, fut retrouvé mort à son domicile, achevé sauvagement de 22 coups de couteau puis décapité. Les témoins virent des hommes masqués quitter l’appartement aux cris d’“Allahu Akbar”. En fait, les tensions couvaient depuis deux ans, lorsqu’un fidèle copte fut accusé de commettre un « acte sacrilège » contre l’islam, ce qui provoqua des violents heurts avec des musulmans. Pour sauver sa peau, le fidèle prétendit agir sous l’influence de son curé, le Père Daoud Boutros, qui fut menacé de mort par des sites internet islamistes l’accusant de « prosélytisme auprès des musulmans ». Comble de l’intolérance, malgré le martyr subi par le père égorgé, de jeunes égyptiens musulmans agressèrent le gouverneur local qui osa venir présenter ses condoléances lors de l’enterrement…
Les révolutions arabes n’ont pas amélioré le sort des chrétiens
Loin d’avoir permis l’amélioration du sort des chrétiens en Egypte, le renversement de Moubarak et la reprise en main du pouvoir par l’armée n’a pas du tout rétabli la sécurité pour les Coptes. Ainsi, juste après la chute du raïs, entre le 15 et le 23 février 2011, les forces armées égyptiennes aux ordres du nouveau pouvoir issu d’une révolution démocratique et libérale très vite confisquée, ont assailli a deux reprises trois monastères parmi les plus anciens d’Egypte. L’un d’entre eux est le monastère St. Bishoy (Vème siècle), situé à 110 kilomètres du Caire, l’un des plus anciens d’Egypte, dont les icônes coptes et des manuscrits sont d’une valeur inestimable. Les soldats ont tiré avec des armes lourdes (RPG) sur le monastère copte, blessant deux moines et des travailleurs. Quatre personnes ont été arrêtées, dont trois moines et un avocat copte qui enquêtait sur l’attaque précédente.
Durant la même semaine, St.Bishoy ainsi que deux autres monastères ont été attaqués à plusieurs reprises pas des malfaiteurs, qui avaient demandé la protection des forces armées, lesquels leur ont répondu qu’ils devaient se défendre eux-mêmes. Terrifiés, les moines avaient alors construit des barrières pour se protéger. Mais l’armée égyptienne les fit détruire à coups de bulldozers et de RPG. Au Monastère de Saint Boula, encore plus ancien, IVème siècle (Mer Rouge), les militaires égyptiens ont agressé trois moines puis démoli la petite clôture qui protégeait le portail menant au monastère.
Le 13 février 2011, 5 prisonniers évadés avaient assailli et dévalisé le monastère, d’où la décision du supérieur, le père Boutros Anba Boula, de construire un portail et une clôture pour protéger le monastère. En fait, le message envoyé aux monastères coptes est simple : l’unique solution pour échapper à l’insécurité est de quitter les monastères et même l’Egypte, pour les chrétiens, qui ne peuvent ni rénover leurs lieux de culte, ni même construire des protections face aux attaques et aux agressions, et qui ne sont pas défendus par les forces de l’ordre.
Les pogroms meurtriers anti-chrétiens se poursuivent en toute impunité
Plus graves encore, les pogroms anti-chrétiens provoqués par des activistes islamistes le 9 mars 2011, qui ont fait une dizaine de morts parmi les Coptes et plus de 120 blessées, dans les quartiers déshérités de Moqattam et Qualaa du Caire, ont définitivement démontré que les violences anti-chrétiennes en Egypte ne sont pas le fruit d’un « complot étranger », mais bien le fait d’Egyptiens animés par une christianophobie similaire à la haine antisémite qui fit fuir d’Egypte, dans les années 1950, les Juifs égyptiens, victimes de pogroms similaires. Les attaques anti-coptes ont été déclenchées le soir du 9 mars 2011, lorsque 500 manifestants coptes de Manshier Nasr, («Garbage City», la ville des éboueurs), située près du monastère, s’apprêtaient à rejoindre une manifestation-sit-in organisée devant le bâtiment de la télévision égyptienne au Caire depuis le 5 mars, afin de protester contre le fait que l’armée au pouvoir n’avait pas tenu sa promesse envers les Coptes de reconstruire une église copte Al-Chahidaine, située à Soul, à Atfif (Helwan), détruite par un incendie criminel, sous prétexte que des musulmans manifestaient toujours près de l’église.
Les manifestants coptes, parfois munis de grandes croix en bois et accusant les villageois musulmans auteurs de l’incendie de l’église de vouloir construire une mosquée à sa place, furent alors attaqués par 15000 musulmans de la région voisine de Sayeda Aïcha et de Mokattam, armés de fusils automatiques. Le traitement de la presse internationale faisant état de dix morts dans des « heurts entre musulmans et coptes » relevait de la pure désinformation, car aucun des assaillants musulmans armés ne fut tué, tandis que les tués étaient tous des Coptes pris pour cibles par des islamistes armés protégés par l’armée…
Selon le père Abram Fahmy, prêtre du monastère Saint-Simon de Tanner dans les montagnes du Mokatam, dans la banlieue du Caire, l’armée égyptienne n’hésita point à tirer à balles réelles sur les Coptes. Les islamistes commencèrent par jeter des boules de feu sur le monastère du haut des collines. Les jeunes coptes en arrêtèrent cinq d’entre eux, les détenant dans l’enceinte du monastère, en attendant de les remettre aux autorités. Huit maisons et 20 usines de recyclage des déchets appartenant à des coptes furent incendiés, ainsi que 30 véhicules de collecte des ordures. Les affrontements commencèrent avec des jets de pierres sur les coptes, puis se poursuivirent avec des jets de cocktails Molotov et des tirs à balles réelles.
Selon des témoins, les Coptes appelèrent l’armée qui arriva sur les lieux à 15h00, avec 10 chars. Au début, les militaires assistèrent passivement aux heurts, puis tirèrent en l’air et ensuite sur les coptes eux-mêmes. D’après le procureur Anwar Abou Wagih Saad, interrogé par Free Voice copte, l’armée tira à balles réelles sur les coptes et protégea les assaillants musulmans cachés derrière les chars au lieu de secourir les victimes coptes...
Autre preuve d’une fanatisation anti-copte perceptible au sein-même de la population « normale », fruit d’un long enseignement de la haine, les premières aides accordées aux blessés furent dispensées par la clinique du monastère et les blessés furent transportés par des civils vers de divers hôpitaux autour du Caire, car les ambulances conduites par des musulmans refusèrent de le faire…
Discriminations croissantes et menaces sur les premières communautés chrétiennes du monde
Jadis prospères et fortement impliqués et représentés dans la vie politique, les Coptes d’Egypte sont progressivement devenus des étrangers dans leurs propres pays, eux qui descendent des anciens Egyptiens et dont l’alphabet contient plusieurs lettres issus des hiéroglyphes. Ils n’ont plus que trois représentants au Parlement. Depuis une vingtaine d’années, ils réclament en vain l'adoption d'une loi qui fixerait les mêmes règles pour tous les édifices religieux, musulmans et non-musulmans. Quant à l’enseignement et à l’éducation nationale, entièrement réislamisés depuis les années 1950, ils occultent l'histoire chrétienne et l’apport des Coptes.
Plus grave encore, loin d’inculquer les valeurs de tolérance ou de citoyenneté, les manuels scolaires égyptiens, tout comme la télévision publique, banalisent les propagandes xénophobes stigmatisant les Juifs et les chrétiens, complices des « sionistes » et de « l’étranger ». Les rares missionnaires chrétiens étrangers autorisés à venir en Egypte, diabolisés et menacés, doivent se limiter aux strictes activités sociales et s'abstenir de tout prosélytisme s’ils veulent éviter les problèmes. Les chrétiens d’Egypte souffrent de deux grandes discriminations inscrites dans la loi, inspirée de la charià : la construction des lieux de cultes soumise à des autorisations très rares et à des conditions ubuesques (notamment une distance minimale d’avec une mosquée), puis « un ‘statut personnel’ différent pour les chrétiens et les musulmans », qui fait qu’un chrétien ne peut pas épouser une musulmane, sauf s’il se convertit. Ainsi, toute relation amoureuse entre deux jeunes de religions différentes provoque des tensions, voire des violences.
Par ailleurs, les discriminations sont flagrantes en matière d’études ou de travail : les chrétiens ne peuvent pas suivre certains parcours universitaires, notamment la gynécologie, et les étudiants chrétiens sont plus sévèrement notés que les musulmans. Ils ne peuvent pas devenir cadres ou avoir des postes à haute responsabilité. Dans l’armée, ils ne peuvent pas devenir officier. Il n’y a aucune politique d’« intégration » des chrétiens, mais plutôt une volonté manifeste de les exclure de la société islamique. L’enseignement de la haine : faire de l’Egypte une terre « christianrein »…
En fait, les différentes vagues de pogroms et d’attentats anti-chrétiens commis en Egypte, souvent en toute impunité depuis les années 1980, sont le fruit d’un long enseignement de la haine, d’une nouvelle christianophobie qui véhicule l’idée folle selon laquelle, comme les Juifs jadis sous Nasser, les chrétiens d’Egypte seraient de « mauvais égyptiens », des « agents de l’étranger », des « complices » des « Occidentaux croisés », et même des « juifs-sionistes », combattus par les salafistes comme engeance de Satan qui « complotant contre l’islam et la nation », etc. Pour les islamistes radicaux, qui rêvent d’instaurer un régime théocratique et de « purifier » le pays de ses « éléments non-islamiques », la présence des Coptes en Egypte est un reproche vivant, car elle rappelle que les chrétiens autochtones étaient là avant même les conquérants arabes, ce qui ridiculise le discours paranoïaque des islamistes assimilant les chrétiens d’Orient aux colons occidentaux et aux « étrangers ».
Dans les enceintes de la plus prestigieuse Université du monde musulman, la célèbre Al Azhar du Caire, le jihad contre les juifs et les chrétiens est dépeint comme un devoir collectif des Musulmans pour la défense et l’expansion de l’Islam. Les Imams d’Al-Azhar enseignent que les chrétiens sont des « associateurs » (mouchrikin) adorant « trois dieux » (trinité) et « mangeant » ce dernier, crime théophage et horrible sacrilège pour le très rigoureux monothéisme islamique.
Pour étayer leurs accusations contre les chrétiens, naturellement « amis des diables juifs sionistes », donc coupables des fautes d’Israël autant que de celles des « croisés américains », les islamistes mentionnent la Sourate de « la Table servie » qui souligne l’hostilité et la collusion des infidèles : « Ils sont amis les uns des autres. Celui qui parmi vous les prend pour amis (juifs et chrétiens) est des leurs ». Là se trouve la véritable origine des pogroms anti-Coptes et de la haine anti-chrétienne en Egypte et ailleurs dans les pays arabes et musulmans gagnés depuis des années par le virus du totalitarisme islamiste anti-occidental et de la christianophobie obscurantiste.
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Ven 17 Fév - 3:43
Seigneur , Je Te demande, ce soir, de me révéler l'Amour ... Cet Amour par lequel Tu me crées , donne-moi de le vivre avec les autres .
Donne-moi de comprendre que Tu as mis en moi une puissance infinie, capable de créer , de poser un être dans l'existence .
Ouvre mon coeur à l'Amour , ouvre mon coeur à la Foi , ouvre mes yeux à ce regard ...
qui croit l'autre et qui l'espère , qui fait confiance et qui aime , qui fait grandir et qui crée .
Seigneur , donne-moi , en Aimant , de T'aider à achever Ta Création qui ne sera terminée que lorsque toutes les puissances d'amour de l'humanité s'exprimeront en plénitude .
Que ton Esprit fasse en nous ce miracle .
Amen .
Henri Boulad, Jésuite
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Ven 17 Fév - 20:59
Le patriarche Boutros Nasrallah Sfeir reçoit Pèlerin
Du 10 au 24 octobre, le pape Benoît XVI convoquera un synode sur l’Église au Proche-Orient, répondant ainsi aux attentes des catholiques orientaux, inquiets, entre autres, de la montée du fondamentalisme musulman. Patriarche maronite depuis 1986 (une Église orientale rattachée à Rome), Mgr Sfeir, qui participera à cette assemblée, a reçu Pèlerin dans son patriarcat de Bkerké (ou Bkerqué), au nord de Beyrouth, pour confier ce qu’il attendait de ce rendez-vous.
Pourquoi les responsables des Églises catholiques d’Orient ont-elles appelé le pape à réunir ce synode, une première au Proche-Orient ?
Les guerres en Irak, en Palestine, la dégradation des conditions de vie et cette crise qui frappe encore plus durement nos régions provoquent une émigration massive des chrétiens. À cette perte humaine, s’ajoute la montée du fondamentalisme musulman qui se développe depuis les années 1980. Un danger qui menace tous les chrétiens d’Orient
Même au Liban ?
Les chrétiens libanais sont encore nombreux (40 % environ de le population), et ils possèdent encore du pouvoir, contrairement à ceux des pays voisins, mais ils ne vivent plus aussi sereinement que dans les années 1970. Ils sont désunis, tiraillés entre le pouvoir et l’opposition. Et les immixtions des puissances étrangères (occidentales, syriennes, iraniennes, saoudiennes) dans la politique libanaise les fragilisent davantage.
La montée de l’extrémisme musulman préoccupe les évêques d’Orient. Quelles sont les raisons de son expansion ?
Les extrémistes musulmans nous qualifient d’agents de l’Occident, et pensent que nous sommes les alliés des Occidentaux et des Américains, qui occupent l’Irak et l’Afghanistan, et qui soutiennent aussi Israël contre les Palestiniens. Au Liban, un député du Hezbollah a récemment déclaré que les Libanais, détenteurs de passeports européens devaient être considérés comme des espions israéliens
Le Hezbollah (NDLR : mouvement intégriste de l’islam chiite, pro-iranien) représente-t-il un danger pour le Liban ?
Le Hezbollah détient des armes qu’il refuse de déposer. Il peut utiliser son arsenal à tout moment. Il représente une force plus puissante que notre armée. Nous ne savons pas ce qu’il manigance.
Certains chrétiens libanais affirment pourtant que le Hezbollah est un parti comme les autres…
Il n’en reste pas moins que c’est un parti endoctriné par l’Iran et manipulé par la Syrie.
Autre dossier qui sera évoqué au synode d’octobre : le dialogue avec les musulmans. Peut-on réellement dialoguer avec l’Islam ?
Oui ! Les musulmans ne sont pas tous intégristes. Même si le dialogue devient plus difficile lorsqu’on aborde la théologie.
La laïcité pourrait faciliter ce dialogue ?
Une laïcité à la française, où les citoyens sont détachés de leur religion, est impossible au Liban. Les chrétiens libanais restent attachés à leur foi. Et pour les musulmans, la laïcité n’est absolument pas envisageable. L’Islam laïc n’existe pas.
Qu’attendez-vous de ce synode ?
Une affirmation de notre foi et une attitude commune pour faire face aux dangers qui nous menacent.
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Mer 7 Mar - 0:10
Chrétiens de Terre Sainte : nous avons le devoir de les aider à conserver ce patrimoine spirituel
05/03/2012
Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales adresse une lettre aux pasteurs de l’Église universelle pour qu’ils apportent leur soutien aux chrétiens de Terre Sainte
Cardinal Sandri
Excellence Révérendissime,
L'attente de la Pâque du Seigneur pendant ce temps de Carême est une occasion pour attirer l'attention de toute l'Eglise Catholique sur la Terre-Sainte, en mettant en œuvre des initiatives de prière et de charité.
J'adresse pour cela une invitation cordiale à toutes les communautés ecclésiales pour qu'elles soutiennent les chrétiens de Jérusalem, d'Israël et de la Palestine ainsi que des pays voisins, Jordanie, Syrie, Liban, Chypre, Égypte qui forment ensemble cette Terre bénie.
Le Fils de Dieu fait homme, après l'avoir parcourue pour annoncer le Royaume de Dieu et avoir confirmé la Parole par des prodiges et des signes (cf. Ac 2,22), est monté vers la Cité Sainte pour S'immoler: Il a souffert, est mort sur la Croix, est ressuscité et nous a communiqué l'Esprit-Saint. Depuis lors, tout chrétien se retrouve dans cette Cité et dans cette Terre. C'est possible parce qu'encore aujourd'hui, des pasteurs placés là par le Seigneur y rassemblent les fidèles dans la foi pour célébrer l'amour de Celui qui "fait toute chose nouvelle" (Ap 21, 5).
La Congrégation pour les Églises Orientales rappelle aux évêques du monde entier, la requête pressante du Pape Benoît XVI à soutenir généreusement la mission de l'Église dans les Lieux-Saints.
C'est une mission éminemment pastorale et dans le même temps, elle offre à tous indistinctement un service social incomparable. Ainsi, grandit la fraternité, qui abat les divisions et les discriminations, toujours renouvelée dans le dialogue œcuménique et la collaboration interreligieuse. C'est une œuvre admirable de paix et de réconciliation, d'autant plus nécessaire aujourd'hui, préoccupés comme nous le sommes avec le Saint Père "pour les populations des pays dans lesquels se poursuivent tensions et violences, en particulier la Syrie, ...et en Terre-Sainte..." (Discours aux Ambassadeurs près le Saint-Siège, 9-01-2012). Ensuite, le Saint Père a prié pour la Syrie renouvelant "un appel pressant à mettre fin à la violence...pour le bien commun de toute la société et de la région" (Angélus, 12-02-2012).
Le jour choisi par les Souverains Pontifes pour la Quête en faveur de la Terre-Sainte est le vendredi qui précède la Pâque, même si chaque communauté peut choisir un autre moment pour la proposer aux fidèles. Le Vendredi-Saint de cette année semble interpréter davantage encore les nécessités des pasteurs et des fidèles qui sont contenues dans toutes les souffrances du Moyen-Orient. Pour les disciples du Christ, les hostilités sont le pain quotidien qui nourrit la foi et rendent actuel le martyr. L'émigration des chrétiens est alimentée par l'absence de paix qui appauvrit l'espérance et se meut en peur d'être seuls devant un futur qui semble bouché là, mais que l'abandon de la terre natale serait susceptible de rouvrir.
Comme le grain de froment (cf. Jn 12, 24), les souffrances des chrétiens de Terre-Sainte préparent un futur meilleur, mais ils ont besoin maintenant de soutien pour les écoles, l'assistance sanitaire, pour des habitations, des lieux de rencontres et pour tout ce que la générosité de l'Eglise a pu susciter. Quelle foi découvrons-nous chez les jeunes désireux de témoigner des Béatitudes, engagés en faveur de la justice et de la paix par amour de leur pays! Quel exemple de foi et de fermeté nous est transmis par ceux qui prônent la réconciliation et le pardon quand ils subissent abus et violence!
Nous avons le devoir de les aider à conserver ce patrimoine spirituel que nous avons reçu de leur fidélité millénaire à la Vérité de la foi chrétienne.
Nous le pouvons et nous devons nous y engager par la prière, par notre aide concrète, par les pèlerinages. L'Année de la Foi, pour le cinquantenaire du Concile Œcuménique Vatican II, nous fournira des occasions particulières pour aller dans cette Terre afin de suivre les pas du Christ en compagnie de Sa Sainte Mère. Le Vendredi-Saint prochain, près de la Croix, nous nous unirons à ces frères et sœurs pour que leur isolement si souvent ressenti soit vaincu par notre fraternité. Ils pourront alors sereinement proclamer que "Jésus est le Seigneur" (Ac 11, 20) afin que "la porte de la foi" (Ac 14, 27) continue à s'ouvrir justement à partir de cette Terre pour transmettre le pardon et la bonté de Dieu à la famille humaine entière.
Notre Congrégation se fait porte-voix de la gratitude que Sa Sainteté Benoît XVI exprime aux évêques, aux prêtres, aux religieux, aux religieuses, aux jeunes et à tous ceux qui travaillent pour la Terre du Christ. Elle se fait aussi l'interprète de la reconnaissance du Diocèse patriarcal de Jérusalem, de la Custodie de Terre-Sainte et des Eglises Orientales locales.
Veuillez croire à l'expression de mes meilleurs vœux dans la joie du Seigneur, mort sur la Croix et ressuscité.
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Jeu 8 Mar - 10:48
"Les Chrétiens d'Orient et les Printemps Arabes" : réponse du Père Rif'at Bader à M. Alain Juppé
Mardi, 06 Mars 2012
Réaction du Père Rif'at Bader suite à l'article de M. Alain Juppé, ministre des Affaires Etrangères pour la France : "Les Chrétiens d'Orient et les Printemps Arabes" (dans le journal La Croix du 28 janvier 2012).
Excellence M. le Ministre,
J'ai lu comme d'autres votre article "Les Chrétiens d'Orient et les Printemps Arabes" (dans le journal La Croix du 28 janvier 2012) qui a été traduit dans plusieurs journaux, entre autres dans nos journaux locaux en Jordanie dont El Rai du 1er mars 2012.
Je vous écris aujourd'hui de la Jordanie bien que le journal El Rai dise que vous ne parlez pas des chrétiens de Jordanie. Et ce que votre Excellence a écrit n'est qu'une remarque personnelle.
Je vous fais remarquer, M. le ministre, que l'identité Chrétienne est la même, partout pour les chrétiens d'Orient, même s'il y a des différences dans le degré de sécurité et de liberté qui permet aux citoyens de vaquer en toute tranquillité à leur travaux pour le développement du pays. Mais votre article, signé par vous-même comme ministre des affaires étrangères et européennes, porte, sans aucun doute, un cachet officiel.
Je voudrais tout de même vous remercier d'avoir parlé dans votre article de la "présence" des chrétiens . Malheureusement, notre journal local a traduit en arabe par "existence". J'ai consulté le journal en français et j'ai remarqué que vous parliez de présence et non d'existence. Est-ce que les journaux arabes se sont trompés en traduisant; remplaçant présence par existence ?Ou alors sommes nous restés ou revenus à la simple idée d'une existence géographique et démographique, mettant de côté une présence efficace et coopérante, travailleuse et positive comme elle l'était dans le passé et l'est actuellement et continuera à l'être dans le futur ? La différence est grande, votre Excellence, entre existence et présence.
Vous avez parlé, dans votre article de nos frères les chrétiens en Irak. Ils ont été massacrés et leur nombre a diminué. En effet, pour eux, il y a un problème d'existence qui est plus fort encore que le problème de présence, et on ne trouvera de solution à ce problème que par des temps pacifiques.
Mais votre Excellence, Mr. le ministre, n'a pas parlé des causes qui ont, de nouveau, ramené les problèmes des chrétiens d'Orient à un problème de simple existence.
Ce qui se passe en Palestine - la Terre Sainte - depuis des dizaines d'années, se répercute sur l'Irak; et les deux cas sont semblables par les causes et les résultats; je veux dire l'immixtion des Etats étrangers militairement dans les pays et les peuples. Cela a déchiré le monde arabe en petits pays et a certainement affecté les chrétiens. Les chrétiens ainsi que les musulmans ont dû quitter Jérusalem - Ville Sainte - et d'autres villes et villages et la cause essentielle en a été l'occupation israélienne. Les chrétiens d'Irak, de même, ont été dispersés, sans possibilité de retour, à cause de l'occupation des armées américaines qui a été soutenue par beaucoup de pays occidentaux.
Par hasard, j'écris cet article au moment-même où je viens de dire au revoir à une famille irakienne (la Famillle Rassam) qui est restée plus de huit ans dans notre paroisse en Jordanie. Ils ont frappé à toutes les portes des ambassades et finalement l'ambassade de la Nouvelle Zélande a eu pitié d'eux et ils doivent partir dans deux jours. Je vous dis la vérité, j'ai eu le cœur gros à leur départ en pensant qu'ils ne reviendront sans doute jamais.
Mais qui leur a causé tous ces malheurs et ces souffrances ? Qui a été la cause de leur départ, sans pouvoir revoir leur cher pays ? Les pays occidentaux n'auraient-ils pas pu mettre toute leur influence pour instaurer la paix et le bien-être au lieu de nous inonder de belles paroles vides ?
Or tous les efforts du Conseil de Sécurité et les Nations Unies et tous les pays civilisés ont poussé le monde à voir des images lugubres d'un ancien président jugé et condamné et exécuté et qui a laissé derrière lui des malheurs. Et surtout l'état misérable des chrétiens qui frappent aux portes de vos ambassades d'une manière digne de pitié.
Dans votre article, vous avez dit que vous avez reçu les blessés de "Sayidat Annajat" ou Notre-Dame de Secours, et vous avez très bien fait, mais le Roi Abdallah II Ben Hussein de Jordanie vous a précédé, en ouvrant grandes les portes de son royaume pour recevoir nos frères d'Irak et en nombre bien plus important que ceux que vous avez mentionnés,
et ce sont les Nations Unies et les institutions chrétiennes, entre autres la Caritas jordanienne, qui ont offert les secours de santé et de vivres et continuent ce travail jusqu'à présent.
Donc la question dépasse de beaucoup l'acceptation de quelques blessés et leurs familles.
Il est temps d'arrêter des crimes pareils, pas seulement à l'encontre des Chrétiens et ceux qui prient dans les lieux de culte, mais les crimes contre l'humanité.
Qui a préparé le terrain pour ce travail dans les lieux de prières ? Est-ce que ne sont pas les gouvernements occidentaux qui ont fait croire au monde, la présence et le danger des armes chimiques et de la nécessité de détrôner le dictateur ?
N'auraient-ils pas mieux fait s'ils avaient trouvé des moyens éducatifs et humains au lieu de chercher une démocratie illusoire par la force des chars militaires ?
Est-ce que ce n'est pas l'occupation étrangère qui est la cause essentielle de ce que nous voyions aujourd'hui ?
Depuis des générations nous n'avons pas entendu parlé des églises brûlées ou détruites sur la tête des gens qui prient, fallait-il attendre le 21ème siècle pour voir ces horreurs en direct sur les chaînes de communication ? Et la cause, M. le Ministre n'est pas claire extérieurement, elle est cachée, après l'arrivée des groupes extrémistes et des slogans disant qu'il faut éliminer l'autre – cependant la vraie cause vient de l' extérieur.
Les chrétiens d'Orient sont une partie intégrante de leur peuple et ils ont été fidèles dans leur travail et ont servi leur société d'une manière exemplaire ainsi que leurs Eglises, tant que les gouvernements différents leur donnaient la liberté de le faire.
Le Printemps Arabe, n'est pas une catastrophe pour les chrétiens, même s'il est vrai que certains pays devraient faire un plus grand effort de démocratisation.
Cependant le problème n'est pas les chrétiens, les chrétiens font partie de leur peuple et ce qui arrive aux autres arrive à eux nécessairement, pour le meilleur ou pour le pire.
Le danger pour les chrétiens de Syrie, de qui vous avez parlé d'une manière particulière, ne vient pas de leur adhésion au changement ou de la résistancemais des forces extérieures qui jouent sur les religions et qui créent la division dans le peuple lui- même.
Le vrai Printemps Arabe est de laisser les peuples choisir eux-mêmes leurs dirigeants et de ne pas décider vous-mêmes pour eux.
Maintenant nous devons réfléchir, après avoir reçu tant de réfugiés syriens en Jordanie: sommes - nous sur le point d'un deuxième "exode", un exode des chrétiens qui vont se mettre devant vos ambassades et frapper à vos portes ?
J'espère que non. J'espère, plutôt, que les promesses que vous mentionnez dans votre article se réaliseront.
Si des milliers de réfugiés chrétiens de Syrie partent, ils seront accompagnés par d'autres non - chrétiens. Donc la catastrophe n'est pas pour les chrétiens seulement mais plutôt humaine et nationale.
Ajoutez à cela la question de savoir où vont aller les chrétiens d'Irak qui se sont réfugiés en Syrie depuis des années? Les voilà de nouveau réfugiés. Que pouvez-vous faire de plus que vos promesses qui ne peuvent nourrir ni enrichir personne?
La France a contribué dans le passé au programme de tutelle étrangère, et chaque grande nation a choisi une Eglise particulière à la fin de la période ottomane. Mais aujourd'hui les chrétiens d'Orient n'ont plus confiance dans la tutelle étrangère.
Ce qu'ils recherchent, à présent c'est un travail sincère et efficace, propre et loin des gains sordides, pour continuer le plan de la paix dans le Proche Orient.
Le problème majeur, est la question palestinienne et la possibilité des fidèles d'arriver au Lieux Sacrés.
Que fait l'Europe quand une personne de Bethléem est empêchée d'arriver au Saint-Sépulcre qui est à moins de dix kilomètres de sa maison? Le Patriarcat Latin a bâti plusieurs bâtiments pour héberger les familles à Jérusalem et dans les environs, et nous n'avons jamais entendu qu'un gouvernement étranger ait aidé à ces projets. N'est-ce pas donc vrai que les gouvernements étrangers ne servent qu'en parole?
Les chrétiens qui ont assisté au Synode de l'Eglise Catholique au Vatican, ont trouvé l'aide et l'encouragement des Eglises d'Europe, à travers une contribution vraie venue d'organismes ecclésiaux comme la Caritas, qui ont aidé les écoles, les universités, les hôpitaux et les sociétés locales.
Aujourd'hui, il est aussi nécessaire de soutenir les moyens de communication et les centres d'études pour que les chrétiens d'Orient aient leur mot à dire et que le monde entier les entende.
Vous avez dit que vous entendez la voix des chrétiens d'Orient, et ceux-ci n'ont pas parlé de leurs gouvernements, tout ce qu'ils demandent c'est que vous continuiez à travailler pour la paix, et cela contribuera à la sécurité, la justice, l'égalité et à une citoyenneté pour tous et non seulement pour les uns.
Nous vous remercions, M. le Ministre, pour votre sollicitude, mais les habitants de ces pays, entre autres les chrétiens, attendent de vous plus que des paroles.
Père Rif'at Bader Prêtre du Patriarcat Latin - Jordanie Directeur du Centre Catholique d'Etudes et de Communication www.abouna.org abouna.org@gmail.com
belle lettre qui rappelle les vrais problemes, les vraies responsabilites....
qui denoncent la veulerie des puissances occidentales
riches en promesses (pour preserver des interets juteux)
vides d'actes.
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Bea Admin
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Jeu 8 Mar - 12:52
Interview de S.B. Mgr Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem au journal allemand Die Tagespost le 7 mars 2012 par Oliver Maskan pour le Journal allemand catholique Die Tagespost.
Votre Béatitude, le clergé catholique en Israël se plaint constamment que les juifs ultra-orthodoxes crachent a leur passage. Est-ce une forme representative de l'anti-catholicisme dans le pays?
Ce n'est pas plus anti-catholique qu'anti-chrétien. Si on considere les recents graffitis sur une eglise orthodoxe et sur une église baptiste à Jérusalem, on peut en deduire que ces colons radicaux ne font pas de distinction entre catholiques et autres confessions chrétiennes.
C'est pourquoi ils ont écrit : «Mort aux chrétiens" sur l'église baptiste. Ils nous englobent tous. Nous, chrétiens, ici en Terre Sainte, nous sommes tous mis dans le même bateau.
En fait, nos membres du clergé, aussi bien arménien qu'orthodoxe, faisons souvent l'expérience de ce que vous avez mentionné, dans la vie quotidienne -aussi bien individuellement qu'au cours de processions à travers la Vieille Ville de Jérusalem, tel l'exemple de l'Église du Saint-Sépulcre.
J'ai parlé à ce sujet avec le Grand Rabbinat d'Israël. Ils condamnent ces actes de certains colons juifs ultra-orthodoxes. Mais des excuses et des condamnations ne suffisent pas. Les juifs, de leur cote, doivent penser à la signification de cracher devant un prêtre vie. À mon avis, la source se trouve dans l'éducation. De tels enseignements sont diffuses aux jeunes dans les écoles religieuses.
Qu'est-ce que le Grand Rabbinat dit a ce propos ?
Ils sont d'accord avec moi, mais cela ne changera rien. Mais, en toute équité, je dois dire qu'il y a aussi des relations positives avec le judaïsme. Nous sommes organisés en un Conseil des religions. Et plusieurs rabbins ont été les premiers à condamner de tels graffitis sur les églises. Nous, Chrétiens, nous n'oublions pas que même notre Seigneur a souffert et a été raillé à Jérusalem. Comment pourrions-nous souffrir moins que Lui?
Compte tenu de l'histoire judéo-chrétienne - l'Inquisition espagnole, les pogroms, les conversions forcées - n'est-il pas compréhensible que beaucoup de juifs d'Israel se mefient des Chretiens, du moins de facon latente ?
Mais ils se méfient de tout le monde ! Ils ont peur du passé, du présent, de l'avenir et ils transmettent à leurs enfants cette peur.
C'est aussi pourquoi ils ne regardent pas la Croix, et crachent devant Elle. On ne peut pas vivre uniquement dans le passé. Les Juifs ont souffert, certes, mais les Chrétiens aussi. Certes, l'Holocauste a été terrible. Mais n'oubliez pas que ce sont les Polonais catholiques qui étaient les premières victimes des nazis anti-chrétiens.
Nous, nous prions pour toutes les victimes.
Ils doivent affronter l'avenir et faire un effort vers le dialogue et la communication.
J'ai fait reve parfois que les enfants juifs, chrétiens et musulmans puissent vivre ensemble et avoir un avenir commun. Malheureusement, cela ne semble pas realisable en ce moment.
Les sionistes chrétiens voient l'État d'Israël actuel comme un signe de l'alliance de Dieu avec son peuple. Comme évêque Catholique de Jérusalem, partagez-vous ce concept théologique?
Non. L'État d'Israël est un état parmi d'autres dans la communauté internationale des nations. Il est lié par le droit international. Son existence en tant que telle n'a rien à voir avec la Bible. Si nous commençons ainsi, alors les musulmans vont commencer avec le Coran et ainsi de suite. Cela ne mène à rien, sinon a l'agitation. Nous avons besoin que la religion et la politique soient strictement séparées ; ce que ne font pas les sionistes chrétiens, mais que, nous, Catholiques, faisons.
En plus d'une motivation theologique sans condition pour maintenir Israel, les sionistes chrétiens évangélisent aussi les Juifs. Quelle est la position de l'Eglise Catholique en Terre Sainte sur l'évangélisation des Juifs?
L'evangélisation en Israël est interdite par la loi, parce qu'elle est considérée comme une attaque du caractère juif de l'Etat. Les sionistes chrétiens sont également détesté pour leur travail missionnaire. Le pays ne veut pas être évangélisé.
Nous, catholiques, nous témoignons à travers notre travail pastoral et social, grâce à nos institutions de bienfaisance, nos écoles et nos universités. Nous ne pouvons pas faire beaucoup plus. Mais cela n'exclut pas les conversions individuelles.
Neanmoins, le nombre de Catholiques en Israël augmente, principalement du fait des travailleurs immigrés en provenance des Philippines et de l'Inde.
C'est exact. Ils sont nos frères et nous attendons beaucoup d'eux. Nous les aidons dans leurs problèmes humains et consulairess. Souvent, par exemple, leur statut de résident est incertain. Environ huit pasteurs travaillent avec les migrants Catholiques. Certes, nous ne pouvons pas fournir un ministère pastoral dans leurs langues maternelles. Mais nous y arrivons avec l'anglais.
Et parce que les enfants de migrants catholiques fréquentent les écoles israéliennes, la langue maternelle de la jeune génération est l'hébreu. Nous avons déjà développé des livres religieux pour eux. Naturellement, nous nous félicitons de cette immigration. Cela montre que les chrétiens continueront à habiter la Terre Sainte à l'avenir, même si, malheureusement, de nombreux résidents chretiens de longue date cs'en éloignent.
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Jeu 15 Mar - 23:40
KTO : Émission Hors les Murs - Chrétiens d'Orient : le combat pour l’éducation 16/03/2012 Une émission en partenariat avec l'Œuvre d'Orient qui soutient activement cette mission éducative dans la région.
Présenté par David Milliat
Ce mois-ci, Hors-les-murs vous emmène[i] à la découverte des chrétiens du Moyen-Orient.
Alors que l'instabilité de la région inquiète, KTO vous propose un coup de projecteur sur la mission éducative des catholiques en se rendant sur le terrain. Les écoles catholiques du pays éduquent à la liberté, à la justice, à la paix, et au dialogue. Des ressources précieuses dans la région, qui constituent le meilleur rempart à l'intolérance et l'extrémisme.
À découvrir dans cette émission itinérante : des reportages à Beyrouth, Antoura, Aïn Ebel, Jbeil et au Caire, avec des entretiens réalisés au Liban.
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Sam 24 Mar - 22:02
24/03/2012 12.30.43
Les chrétiens ont fui Homs : témoignage d’un jésuite
La situation ne s’améliore pas en Syrie où les combats se poursuivent entre rebelles et forces loyalistes. Les efforts diplomatiques de la communauté internationale, incarnée notamment par l’émissaire des Nations Unies et de la Ligue arabe, Kofi Annan, ne donnent toujours rien du fait de l’intransigeance de la Russie et de la Chine qui continuent de soutenir le régime de Bachar al-Assad.
Sur le terrain, dans la nuit de vendredi à samedi des affrontements violents ont eu lieu entre des soldats et des déserteurs dans la région de Damas selon des informations recueillies auprès de rebelles. Dans le reste du pays, les forces gouvernementales poursuivent leurs assauts contre plusieurs villes, comme Aazaz, dans la province d’Alep, à Bineche ou bien encore à Homs, où les combats n’ont pas cessé malgré la chute du quartier de Bab Amr.
Les informations en provenance de Syrie sont toujours délicates à traiter, les journalistes ayant les plus grandes peines à se rendre sur place. Notre confrère de la rédaction italienne, Stefano Leszczynski, est parvenu à joindre à Homs un jésuite qui n’a pas quitté la ville malgré les violences quotidiennes.
Préférant conserver l’anonymat, il raconte ce qu’il voit :
- la fuite des chrétiens de la ville vers les montagnes environnantes,
- la solidarité de toutes les communautés pour se venir en aide,
- l’action des organisations humanitaires qui permettent de limiter les conséquences des privations.
Il explique aussi que les maisons des chrétiens sont maintenant occupées par les soldats de l’Armée libre de Syrie (ALS) qui les utilisent pour poursuivre les combats.
Il fait également le constat amer que le dialogue en l’état actuel des choses n’est pas possible entre le gouvernement et les rebelles.
Concernant enfin les crimes contre des enfants qui ont été rapportés au début du mois de mars, il reconnaît que des crimes ont été commis mais est dans la complète incapacité de dire qui en sont les auteurs.
Il reconnaît simplement que l’armée régulière ne commet pas d’exactions,
sans pourtant préciser ce qu’il en est des milices pro-régimes qui agissent parallèlement dans le pays.
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Mar 27 Mar - 17:48
Bras de fer Publié le 27 mars 2012
La nouvelle Constitution égyptienne aux mains des Frères musulmans : un mal nécessaire
Ce dimanche, l'Egypte découvrait la liste des 50 parlementaires et 50 personnalités chargés de travailler à la rédaction de la future Constitution. Boycotté par les libéraux, ce comité est déjà dénoncé aussi bien par ces derniers que par les salafistes, unanimes pour dénoncer la mainmise des Frères musulmans. Le pays resté bloqué par les tergiversations de politiciens soucieux de ne pas céder de terrain.
Atlantico : La liste des parlementaires et des personnalités qui composera la commission constituante égyptienne est publiée. Quelles premières observations faites-vous sur ceux qui devront rédiger la nouvelle Constitution ?
Sophie Pommier : Il y a une dominante islamiste qui reste parfaitement logique. D’autant plus que les libéraux semblent s’orienter vers un boycott de cette commission. Le problème de l’Egypte aujourd’hui, c’est que son calendrier politique a été très mal planifié. En annonçant un comité constituant dans la foulée des élections législatives, on laisse entendre implicitement que ce comité sera une émanation du résultat de ces élections. Les Egyptiens ont perdu un an : il n’était pas nécessaire d’attendre aussi longtemps.
Il est légitime, dans ce cadre, que les islamistes qui ont gagné les élections s’attendent à avoir une majorité au sein du comité constituant. Les contestations que cela entraîne sont le fait du flou artistique que les militaires ont laissé s’installer. Les règles du jeu n’ayant jamais été clairement définies, la scène politique est envahie par une véritable foire d’empoigne.
A titre de comparaison, en Tunisie, une assemblée constituante a été immédiatement mise en place en octobre 2011. Directement élue par voie démocratique, elle est le reflet direct du choix du peuple, qui a voté pour choisir les personnalités qui rédigeront sa Constitution. En Egypte, cela n’a pas été aussi clair. Il y a eu une déclaration constitutionnelle provisoire puis des articles supra-constitutionnels : il était évident qu’il y aurait des complications dans le choix de la commission constituante.
Dans la continuité, les Egyptiens vont bientôt devoir élire un président dont on ignore quels seront ses pouvoirs. Les militaires gèrent la situation politique du pays au jour le jour. Le problème, c’est que tout cela est conflictuel et prend du temps. Or du temps, il n’y en a pas tellement car la situation économique continue de se dégrader. Pendant que certains se disputent sur les pourcentages de libéraux ou d’islamistes qui doivent siéger dans ce comité, personne ne travaille à trouver une solution politique et un modèle économique pour faire face aux problèmes de l’Egypte. Le gouvernement, sachant qu’il n’a pas vocation à durer, achète de son côté la paix sociale en grevant le budget du pays.
L’Egypte risque de faire face à un grand mouvement social qui pourrait balayer toute la sphère politique : les Egyptiens souffrent et ne parviennent pas à s’en sortir. Tant qu’il n’y aura pas un paysage politique clarifié et un gouvernement présent dans la durée, le pays continuera d’aller à vau l’eau.
Cette Constitution est-elle un gros enjeu ?
En Egypte, une Constitution, cela ne veut pas dire grand-chose. Sous les différents régimes, différentes Constitutions ont été rédigées, intégrant en partie les préceptes de la charia qui restait la principale source d’inspiration du droit. Cela ne devrait pas changer. Les Frères musulmans devraient à priori être favorables à la prise en compte des libertés des minorités, des droits des citoyens ou encore de la liberté de culte. Les Frères n’iront sans doute pas beaucoup plus loin que ce qu’il y avait avant.
Les anciennes Constitutions évoquaient déjà le multipartisme et la liberté des médias mais dans la réalité tous ces droits étaient bafoués. Que ce soit écrit, c’est bien, encore faut-il veiller à l’application des principes affichés.
Le vrai enjeu, ce qui devrait effectivement changer avec les nouvelles constitutions, c’est l’équilibre des pouvoirs. Il y avait jusqu’ici une dérive des différents régimes vers un système présidentiel de plus en plus fort. Les révoltes arabes sont pour partie une crise du leadership... Il va falloir établir de nouveaux équilibres entre le gouvernement, le parlement et l’armée.
Tout le bruit qui est fait autour des islamistes cache la grande question en Egypte : quelle est et quelle doit-être la place de l’armée ? Les militaires vont-ils devoir lâcher une partie de leurs prérogatives économiques ? Vont-ils avoir un droit de regard sur leur budget ? C’est là que se trouve le vrai enjeu qui doit être pris en compte par la Constitution. Je ne suis pas convaincue que le fait d’être, ou non, islamiste, influe sur le regard que peuvent avoir les membres de cette commission sur le rôle et la place de l’armée.
N’était-il pas possible, pour les libéraux égyptiens, de contenir d’une manière ou d’une autre le raz-de-marée islamiste ?
Ce raz-de-marée est cohérent avec le résultat des élections législatives. Cela ne fait peut-être pas plaisir, ni aux libéraux, ni aux Occidentaux, mais les islamistes ont largement remporté ces élections. Il est donc normal qu’ils soient dominants au sein du comité constituant.
Il est néanmoins important que les autres partis soient représentés. C’est pour cette raison que la politique de la chaise vide, pratiquée par les libéraux, n’est pas judicieuse. Il va falloir, au sein de cette commission, négocier point par point le contenu de la nouvelle Constitution. En étant absent, on ne garde que la voie de la rue pour exprimer son désaccord. Or à un moment il faut savoir sortir du temps révolutionnaire et reconstruire. Les libéraux ont perdu les élections, c’est un fait. Ils doivent « limiter les dégâts » avec les moyens politiques qui leur sont donnés, faire leur autocritique (on en est loin) et se préparer pour proposer une alternance. Mais ils ont beaucoup de mal à passer à cette étape et présentent en cela les mêmes faiblesses qui leur ont toujours coûté cher.
Au sein des mouvements islamistes largement représentés au sein de la commission constituante, les salafistes eux-mêmes dénoncent un hold-up des Frères musulmans. Ont-ils eux aussi des raisons de s’inquiéter ?
Ils ont mis la main sur 20% des sièges, leur présence au Comité est conforme. Cela montre bien que tout le monde trouve des raisons de se plaindre de la situation. C’est d’ailleurs là que risque de se manifester la principale ligne de fracture politique en Egypte : entre les islamistes eux-mêmes. Le grand rapport de force de demain sera entre les Frères musulmans et les salafistes.
Que les Frères musulmans soient plus nombreux que les salafistes me parait plutôt préférable. N’oublions pas que, si les salafistes ont fait une percée à laquelle on ne s’attendait pas, ils n’ont malgré tout pas remporté les élections.
On trouve enfin au sein de cette commission, une toute petite minorité de six femmes et six chrétiens. Auront-ils, malgré leur faible nombre, les moyens d’influer sur la future Constitution ?
Ils ne sont pas assez, c’est certain. Dans tous les cas, pour des raisons pragmatiques, les Frères musulmans devront prendre en considération les revendications des femmes et des minorités au sein du pays. En matière de droit de ces minorités et de femmes, ils ont tout intérêt à ne pas adopter de posture trop radicale, comme le font les salafistes.
Même s’ils ne sont pas nombreux, il est important d’avoir quelques représentants des femmes et des coptes au sein de cette assemblée. Ils pourront faire valoir leurs points de vue et mobiliser l’opinion. En tout état de cause, la politique de la chaise vide n’est certainement pas la bonne.
A l’heure actuelle, les Egyptiens ne peuvent plus se permettre le luxe de parlementer pendant des mois. L’économie dégringole. Il faut que ce pays soit conduit. Les Frères ont remporté les élections, c’est donc à eux de prendre les commandes et de montrer ce dont ils sont capables. Il sera toujours temps de faire le bilan ensuite.
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Mar 27 Mar - 17:50
cela devient de plus en plus complique de suivre la 'logique' qui se deroule dans ces pays...
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Sujet: Re: Les Coptes, et Chretiens d'ailleurs, "martyrs à la demande" : vers l'épuration religieuse? Mar 10 Avr - 21:21
Egypte : La révolution des âmes
04/04/2012
En parallèle à la révolution politique, une révolution spirituelle est en marche, porteuse d’espoir pour les chrétiens égyptiens, malgré les menaces des islamistes
Il y a 2000 ans, Jésus révolutionnait son époque avec un message d’amour et de paix.
Déjà à ce moment-là, un changement radical s’est opéré dans le coeur et dans la vie de tous ceux qui ont cru en lui. Puis, il est mort sur la croix pour que d’autres encore soient sauvés à la seule condition qu’ils se repentent et l’acceptent comme leur sauveur.
Cela a été le début d’une révolution pour des millions de gens qui, en devenant chrétiens, ont reçu la certitude de la vie éternelle.
Cette révolution des âmes, est encore en marche aujourd’hui et plus de 150 millions de chrétiens sont toujours persécutés, comme le fut Jésus à son époque.
Cette révolution est plus durable que toutes les révolutions politiques de l’histoire humaine.
Les dernières en date, les révolutions arabes, ne semblent d’ailleurs pas concrétiser les promesses de liberté qui les avaient portées. Un pasteur égyptien a dit : « Le futur de l’Egypte, c’est la connaissance de la vérité et la réponse aux problèmes égyptiens est avant tout spirituelle. » Les chrétiens égyptiens sont dans l’incertitude quant à leur avenir, mais ils voient la main de Dieu oeuvrer dans le pays.
Avant même le début de la révolution, des groupes de prière s’étaient formés dans le pays et des chrétiens priaient pour un renouveau spirituel en Egypte.
Plusieurs responsables d’églises de différentes dénominations avaient le sentiment que 2011 serait une année significative et que spirituellement, il allait se passer quelque chose d’important.
Ce fut effectivement le cas, le 11 novembre 2011, quand plus de 50 000 chrétiens se sont retrouvés pour la plus grande réunion de prière jamais organisée en Egypte. Depuis, l’Esprit de Dieu continue de se répandre dans le pays.
Photo : La plus grande réunion de prière jamais organisée par les chrétiens égyptiens
Sujets de prière
• Remercions Dieu pour la fidélité et l’enthousiasme des chrétiens égyptiens,
• Prions pour une plus grande unité parmi les chrétiens égyptiens et qu’ils continuent à annoncer courageusement l’Evangile,
• En cette période de Pâques, prions pour la protection et l’action de Dieu parmi ceux qui ont soif de vérité.
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