Les Amis de Jésus

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 Paroles d'un pretre

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Maranatha
Grand Chancelier du Saint-Sacrement


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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Sam 18 Fév - 18:13

Bea a écrit:



Jésus,
inonde-moi de Ton Esprit
et de Ta Vie.
Prends possession de tout mon être
pour que ma vie ne soit
qu'un reflet de la Tienne.

Rayonne à travers moi,
habite en moi,
et tous ceux que je rencontrerai
pourront sentir Ta Présence auprès de moi.
En me regardant,
ils ne verront plus que Toi seul,
Seigneur !

Demeure en moi
et alors je pourrai, comme Toi, rayonner,
au point d'être à mon tour
une lumière pour les autres,
lumière, Seigneur,
qui émanera complètement de Toi.
C'est Toi qui,
à travers moi,
illumineras les autres.

Ainsi ma vie deviendra
une louange à Ta gloire,
la louange que Tu préfères,
en Te faisant rayonner
sur ceux qui nous entourent.

Par la plénitude éclatante de l'amour
que Te porte mon cœur.


Amen.

_______________


[i]John Henry Newman [/i](1801-1890)


Elle est très belle cette prière, je l'aime beaucoup ; merci de l'avoir postée, pour que nous aussi nous puissions la redire, pour que le Seigneur rayonne en nous et fasse de nous les témoins de Son Amour

_________________
"Chercher Dieu, c'est la Foi...Le trouver, c'est l'Espérance...Le connaître, c'est l'Amour...Le sentir, c'est la Paix...Le goûter, c'est la Joie...Le posséder, c'est l'Ivresse...." (Marthe Robin)
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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Mer 22 Fév - 20:18


Coolus et les prêtres


Si tu fais partie des ces gens qui refusent d’aller à l’église parce qu’elles ont été blessée par le comportement d’un prêtre, lis ceci:


Dans ma vie d’enfant et d’ado, voici les différents spécimen rencontrés.

-Le vieux vicaire super sympa, avec son sourire sans dents.

-Le curé speedé qui sent la transpiration.

-Le curé alcoolique qui dit la messe un peu bourré.

-Le curé qui dit des annonces plus longues que l’homélie.

-Le curé qui ne parle que du mariage des prêtres…

-le curé prof de religion (au collège) il venait en cours avec...son chien. Dès le premier cours, il m’a dit (sans raison apparente…sinon que j’embêtais son chien.) « Toi, dehors !». Peut-être avait-il entendu quelque histoire sur mon cas, mais toujours est-il que je n’avais rien à me reprocher dans son cours. Et chaque semaine, alors que nous nous apprêtions à franchir la salle de classe, il me disait que ce n’était même pas la peine que j’y entre. J’ai donc passé cette année sans culture religieuse et sans en connaître le motif. A partir de ce jour, je me suis dit que la palette des prêtres était commune dans la bêtise et diversifiée dans la manière de l’exprimer. Voilà l'image que j'avais d'eux Je jurai donc que JAMAIS je n’envisagerai d’être prêtre.

Et maintenant, je peux te déclarer ceci.

J'en connais d'autres qui m'ont fait aimer l'Eglise;

- un qui aurait donné sa chemise à tout le monde,

- un qui était fidèle à son bréviaire à la même heure où qu'il soit,

- un qui sait prendre le temps d'écouter et qui a fait un jour 400 km pour me tirer du pétrin,

- un qui est un don Camillo fini,

- un qui vit admirablement une grave maladie alors qu'il est plus jeune que moi,

- un qui est avec les motards, un avec les loubards, un avec les drogués, un avec les skieurs, un avec les rugbymen... et je pourrais continuer la liste.

Alors ne regarde pas les faiblesses et défauts de l'homme -comme j'ai pu le faire et m'arrêter là- car c'est bien facile de critiquer, alors que


"Qu'as-tu à regarder la paille qui est dans l'oeil de ton frère ? et la poutre qui est dans ton oeil à toi, tu ne la remarques pas ?" (Luc 6, 41)


http://lapin.bleu.bleu.over-blog.com/article-7104894.html

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Ven 24 Fév - 0:11

"Vous n’avez qu’un seul Père, votre Père au ciel ; vous n’avez qu’un seul maître, c’est le Christ"




« Vous n’avez qu’un seul Père »


Par ces mots, Jésus ne veut pas annuler toute paternité en ce monde. Il veut simplement rappeler qu’à toute paternité, à tout engendrement, il y a une source unique : « … car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux. » Saint Paul, parlant de Dieu, écrira : « … je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au ciel et sur la terre, tire son nom » (Eph.3.14).

Ainsi, personne n’est à lui-même sa propre source.

Les pères de famille participent de la paternité divine. Avec leur épouse, ils participent à l’œuvre créatrice de Dieu en donnant la vie. Non pas une existence passagère, mais une vie promise à l’éternité depuis l’instant de sa conception. Quelle merveille !


Participer à l’oeuvre de Rédemption

Il y aurait de quoi être écrasé par une telle responsabilité. Pourtant, Dieu offre davantage. Il propose à l’homme de participer aussi à son œuvre de rédemption.

Ainsi, les parents qui ont naturellement donné la vie humaine à leurs enfants, peuvent aussi désirer que Dieu leur donne la vie divine par le sacrement du baptême.

La grâce surgit alors dans la nature : l’homme et la femme ne sont plus seuls pour guider leurs enfants sur le chemin de la vie éternelle. « De sa plénitude, nous avons tous reçu, et grâce pour grâce » (Jn.1.16).


La paternité spirituelle

Mais il y a aussi une autre paternité : la paternité spirituelle.

Celle du prêtre, par exemple. Dans son ministère, il exerce un véritable engendrement à la vie divine. Il a mission de travailler à l’accroissement de cette vie divine. Auprès des Corinthiens, Saint Paul revendique ce titre : « Auriez-vous, en effet, des milliers de pédagogues dans le Christ, que vous n’avez pas plusieurs pères ; car c’est moi qui, par l’Evangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus » (1 Co.4.15). Il écrit aux Galates : « Mes petits enfants, vous que j’enfante à nouveau dans la douleur jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous » (4.19).

Voilà un aspect de la fécondité spirituelle du prêtre. Il est important que cet engendrement soit reconnu par les fidèles qui vont, pour cette raison, appeler le prêtre : « père ».

Les uns et les autres, fixons notre regard vers le Père du Ciel pour apprendre de Lui à exercer notre propre paternité et rendons grâce d’avoir été appelés à une telle participation.

Abbé Antoine HARDY

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Ven 24 Fév - 0:16

Autorité ? Vous avez dit autorité ?



« Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. (…) L’autorité est un instrument de Dieu pour te conduire au bien » ( Rm 13,1.4 ).




Autorité naturelle et autorité surnaturelle


Il y a, aujourd’hui, une crise de l’autorité.

Au niveau de l’Etat, des institutions, de la famille …

Mais pas en Jésus. L’évangile souligne « qu’Il enseigne en homme qui a autorité », et aussi « qu’Il commande même aux esprits mauvais ». De quoi faire des envieux ! Mais peut être que la crise mentionnée s’explique justement parce que les hommes se sont éloignés du Christ ? Cela veut dire qu’en se rapprochant du Christ, en Le regardant vivre et en L’imitant, nous retrouverions une autorité, naturelle et surnaturelle. « Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. (…) L’autorité est un instrument de Dieu pour te conduire au bien » ( Rm 13,1.4 ).


Tout est Amour en Jésus

Chez Jésus cette autorité n’est pas liée à une fonction, mais à ce qu’Il est. Quand Il parle de Dieu, Il sait de qui il parle ( cf. Jn 15,15 ). Quand Il parle aux hommes, Il connaît ceux à qui Il parle ( cf. Jn 2,25 ). Il leur parle avec bienveillance, attendant d’eux le meilleur, sans les enfermer dans ce qu’Il sait ou voit immédiatement d’eux ( cf. Lc 19,5 ; Jn 8,11 ). Sa Parole porte parce qu’elle est cohérente : il n’y a pas de décalage entre ce qu’Il dit et sa façon de vivre : tout est Amour en Lui.


Et nous ?

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons recevoir nous aussi cette autorité. Plus nous fréquenterons Dieu, plus nous Le connaîtrons, mieux nous en parlerons.

De Lui, nous apprendrons aussi à porter sur les hommes un regard bienveillant, si bien que lorsque nous leur parlerons, ils se sentiront aimés davantage et seront ouverts à nos paroles.

En travaillant chaque jour à être cohérents, à réduire la distance entre notre identité de chrétien et notre façon de vivre ( cela s’appelle la sainteté ! ) la vérité de notre témoignage renforcera notre autorité.

« Ayons donc entre nous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus » ( Ph 2,5 ).


Abbé Antoine HARDY

http://ndassomptionpassy.com/Autorite-Vous-avez-dit-autorite.html

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Ven 24 Fév - 21:04

Cette nuit plus belle que le jour..

Nuit des hommes ou, dans le champ des ames, le malin vient semer les fleurs du mensonge et de la trahison.

- nuit des regards qui se baissent - des amis qui se cachent aux arbres de la peur ;

- des tombeaux que l'on creuse pour y enfouir ce qui fait trembler les hommes : la Liberte et le bonheur ;

- des yeux bandes ou nous est refuse le seul Visage que tout homme desire, le seul regard d'innocence et de paix qui se soit pose sur le monde ;

- nuit du peche - sable de mort ou l'on s'enfonce dans la douceur facile ;

- nuit ou disparait le visage de l'homme et sa grandeur de fils de Dieu, ou regnent l'argent, l'oppression et la chair ;

- ou la haine voudrait detacher du gibet miserable ce Corps de Crucifie que contemplent les siecles et qui parle du Pere ;

- ce corps qui ne cesse d'inquieter ;

- nuit de la peur, berger maudit qui mene les hommes lorsque Dieu n'est plus la.

*


Nuit de Dieu, de fidelite a la promesse faite, des foyers batis dans la peine des jours, des fleurs de courage, de clarte et d'amour dans les jardins du monde, ou malgre les epreuves, les erreurs et les chutes, des multitudes poursuivent sa longue marche vers un pays au-dela de la terre, vers un Bonheur que ne donnent pas tous les soleils d'ici-bas ; nuit de Charles de Foucauld a la recherche de Dieu dans les pierres du Desert, du franc-macon Zacharias qui ecrira : "Ainsi ma longue recherche finissait-elle ou Dieu et son Christ voulaient qu'elle finisse, a la porte de la misericorde du Samedi Saint" ; nuit d'Edith Stein, la philosophe jetee dans le four crematoire, de Psichari, le petit-fils de Renan, nuit du prodigue qui enfin ouvre a la lumiere la vieille porte de son ame, nuit des ensanglantes sur le chemin de la Maison.

- Nuit des forets du mal d'ou s'eleve un chant d'enfance, de purete et d'innocence qui apaise les disputes, un cri de liberte qui etonne et redonne espoir ;

- nuit ou dans la patience de la terre meurt le grain qui donne la vie ;

- nuit bienheureuse ou surgit du tombeau le Maitre de Vie, ou vole en eclats la lourde pierre des mechancetes et des haines ; ou se leve la lumiere qui saisit la pauvre chair des hommes pour lui donner cette splendeur qui, demain, eclatera dans la gloire ; ou dans le coeur des hommes vient un amour qu'ils ne connaissaient pas ;

- nuit de l'esperance irresistible, flot de vie qui entraine, comme fetu de paille, l'orgueil des conquerants terrestres.

*


C'est a toi, mon frere que les hommes ont si souvent plonge dans leurs tenebres, qu'est offerte cette nuit bienheureuse plus belle que le jour : la nuit de Dieu.


Abbe Henri Lafourcade, Jusqu'a l'aurore qui s'annonce, 1977

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Ven 24 Fév - 22:09

Bienheureux ceux
qui savent rire d'eux-mêmes, ils n'ont pas fini de s'amuser !


Les Béatitudes de Joseph Folliet


Bienheureux ceux
qui savent distinguer une montagne d'une taupinière, il leur sera épargné bien des tracas.

Heureux qui
chemine avec les autres, en se rappelant la lenteur de son propre cheminement.

Heureux celui
qui se croyait exclu et qui s'est senti écouté et accueilli,

Bienheureux ceux
qui sont capables de se reposer et de dormir sans chercher d'excuses: ils deviendront sages.

Bienheureux ceux
qui savent se taire et écouter: ils en apprendront des choses nouvelles !

Bienheureux ceux
qui sont assez intelligents pour ne pas se prendre au sérieux: ils seront appréciés de leur entourage.

Heureux qui
sait écouter la richesse inédite des autres.

Heureux qui,
parlant des pauvres et des exclus, quand ils sont lointains, ne reste pas sourd à leurs cris et à leurs paroles quand ils sont proches.

Heureux êtes-vous
si vous savez regarder sérieusement les petites choses et paisiblement les choses sérieuses: vous irez loin dans la vie.

Heureux celui
qui accepte d'exposer ses idées tout en acceptant que les autres refusent d'y adhérer.

Heureux êtes-vous
si vous savez admirer un sourire et oublier une grimace: votre route sera ensoleillée.

Heureux êtes-vous
si vous êtes capables de toujours interpréter avec bienveillance les attitudes d'autrui, même si les apparences sont contraires: vous passerez pour des naïfs, mais la charité est à ce prix.

Heureux celui
qui ne se prend pas pour le centre de l'Humanité.

Bienheureux ceux
qui pensent avant d'agir et qui prient avant de penser : ils éviteront bien des bêtises.

Heureux celui
qui, sans craindre les épreuves, s'enracine dans la patience, sans jamais se lasser de faire de petits pas pour rencontrer enfin les autres.

Heureux êtes-vous
si vous savez vous taire et sourire quand même lorsqu'on vous coupe la parole, lorsqu'on vous contredit ou lorsqu'on vous marche sur les pieds : l'Evangile commence à pénétrer dans votre coeur.

Heureux celui
qui a souci de cohérence entre ce qu'il dit et ce qu'il fait, entre ses combats personnels et ceux qu'il mène, entre son attention aux personnes et ses actions sur les structures.


Bienheureux surtout vous qui
savez reconnaître le Seigneur en tous ceux que vous rencontrez : vous avez trouvé la vraie lumière, vous avez trouvé la vraie sagesse.

Heureux qui s'en remet chaque jour à Dieu dans la prière il sera efficace par la grâce de Dieu.

Heureux celui
qui est humble. Il aimera comme Dieu.

Heureux celui
qui espère toujours : il trouvera la route qui mène au coeur des autres et de Dieu.


Joseph Folliet,

aussi connu sous le pseudonyme de Frère Genièvre, est né le 27 novembre 1903 à Lyon et mort le 12 novembre 1972 à Lyon, est un militant catholique, sociologue et écrivain français, cofondateur des Compagnons de Saint François et fondateur de La Vie catholique illustrée.

En 1962, il est nommé expert auprès du IIe concile œcuménique du Vatican. En 1968, il peut enfin réaliser son souhait de devenir prêtre et reçoit l'ordination sacerdotale des mains de Mgr Ancel, supérieur de l'Institut du Prado auquel il appartiendra jusqu'à la fin de sa vie. (source Wikipedia)


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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Ven 24 Fév - 22:32

Le soleil du soir - Vieillir en beauté Joseph Folliet

La vieillesse n'est-elle que froid et brume, diminution physique, psychologique et sociale ? Ou se réchauffe-t-elle aux rayons pâles, mais joyeux du Soleil du soir ?

En d'autres termes, arrivé à l'étape qu'on appelle aujourd'hui le troisième âge - en attendant le quatrième ! - peut-on vieillir en beauté ?

Joseph Folliet, naguère chansonnier de la jeunesse, puis psychologue de l'âge mûr, le croit et il le dit avec la rencontre de la poésie et de l'humour qui caractérise son oeuvre. Les vastes perspectives qu'il ouvre ne l'empêchent pas de se montrer sensible aux menus détails de la vie quotidienne. II parle avec franchise, sans optimisme de commande, sans rien cacher de tous les inconvénients que l'âge traîne avec lui.

Mais l'auteur de l' Invitation à la joie fait lever, au bout de la route humaine, l'espérance. Pour lui, le soleil du soir est à la fois le soleil de l'espace et le Christ, soleil des esprits. II n'éclaire pas seulement les yeux du corps, mais ceux du coeur.

Voici donc l'art de vieillir dans la joie : un livre qui donne le courage de vivre jusqu'au bout.




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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Jeu 15 Mar - 15:49

mercredi, 14 mars 2012


Solidarité pour les victimes de l'accident du car à Sierre, qui a fait 28 victimes, dont 22 enfants.

Une veillée de prières s'est tenue mercredi soir 14 mars dans la cathédrale de Louvain en Belgique. Mgr André-Joseph Léonard a présidé la cérémonie, accompagné par le nonce apostolique en Belgique Monseigneur Giacinto Berloco.

Message du Pape

Durant la célébration, un message de condoléances et de soutien du Pape Benoît XVI pour les familles des victimes et pour toutes les personnes touchées par cette tragédie a également été lu.

Mgr Berloco transmettra le message de condoléance et de soutien de Benoît XVI aux parents, aux membres des familles et à toutes les personnes concernées.

source: Radio Vatican (italien)





«
15 mars 2012

[b]Le drame de Sierre et le mystère du mal


L'émotion est forte face à ce drame de la mort de 28 personnes dont 22 enfants. Les mots nous manquent car face à la mort, d'enfants en plus, le silence du coeur et la compassion vont au-delà de l'entendement.

L'état de choc

Le saupoudrage rapide de la foi sur un coeur blessé n'est jamais la bonne réaction. Dieu s'est fait homme, avec un coeur humain pour nous rejoindre en notre humanité blessé. Ce qui jaillit du coeur n'est pourtant pas étranger à la foi, et même le secours des psychologues n'est pas la seule et unique réponse. Pourtant, nous pouvons nous approcher de cette douleur et cette angoisse avec respect pour tenter de l'apprivoiser pour donner de l'espérance, plus que le simple espoir.

Le Cardinal Journet le pensait très bien: "il est dangeureux d'aborder la question du mal: on risque l'échec, on risque aussi la présomption. Ne va-ton pas décevoir ceux qu'on souhaitait éclairer?". C'est la crainte de l'apôtre qui se demande si ses paroles ne feront pas que blesser un peu plus les âmes aux prises avec l'épreuve.

Le désespoir

Charles Journet confia un jour à une carmélite: "si le bon Dieu ne me tenait pas bien fort, je sombrerais dans le désespoir".

Pour le Cardinal, un homme de foi et de prière, il n'y a pourtant qu'une seule réponse décisive face aux drames de notre vie: chasser le mal en le touchant, c'est une réponse sans réplique, qui conduit du noir vers la lumière. Jésus veut nous faire entrer dans l'espérance, car le règne du mal est une réalité malgré tout précaire et temporaire.

Pour Journet, la réponse entendue au coeur d'un dilaogue avec Dieu, car Dieu parle avec chacun dans le secret du coeur: "Ne sais-tu pas que je suis ton Dieu ? Ne suis-je pas plus près de toi que toi-même ?". Les parents et les familles attendent un réconfort et une présence qui va au-delà de ce que nous sommes capables de donner.

Jésus a pleuré aussi n'ayons pas peur de crier, de pleurer. Pourtant, la foi est la seule et ultime raison qui peut nous garder debout. Jésus est présent depuis sa Croix, avec la Vierge et Saint Jean. Il attend tous ses amis pour leur faire entrevoir l'aube de la foi. "Seule l'expérience de Dieu résiste à l'expérience du mal".

Une société sans foi est inhumaine

Ecoutant et suivant la médiatisation du drame, l'un des plus gros de l'histoire routière, je fus surpris par l'absence du recours à des réalités telle que la foi, la prière ou surtout Dieu.

L'athéisme pratique de notre société nous ampute de ce qui est aussi vraiment humain, la foi, la prière, le recours à Dieu... La grâce présuppose la nature mais elle l'élève, la guérit et la mène vers la perfection. Ne jamais mentionner la prière, la foi, Dieu, la Vierge, la Croix, la vie éternelle risque de nous enfermer, nous faire manquer d'air, nous priver d'un large horizon, finalement de nous priver d'une jambe nécessaire sur notre chemin, et rendre notre pélerinage boîteux, ainsi que notre marche ou notre voyage vers l'éternité encore plus difficile.

La célébration de la Messe est le lieu pour passer du drame à la présence réconfortante, compatissante et encourageante de Dieu. C'est la vocation du prêtre: alors que tout semble fini, perdu, la Messe allume dans le noir une petite étincelle d'espérance et donne la force tant attendue et désirée.

source: Pierre-Marie Emonet, Le Cardinal Journet, portrait intérieur, C.L.D, Veilleurs de la foi, 1983

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Jeu 15 Mar - 23:09

vendredi 24 février 2012

Paroles de prêtres

Chers amis, ce blog étant avant tout un lieu d’échange autour du sacerdoce, je souhaite aussi vous faire part des initiatives, homélies ou entretiens conduites par d’autres prêtres ou laïcs.

Je vous proposerai donc des paroles de prêtres dont j’ai fait connaissance. Elles vous feront découvrir le sacerdoce dans tous ses aspects : Formation bien sûr mais aussi sacrements ou vie quotidienne… J’y joindrai encore des extraits de discours que nous adresse le Saint Père. Ils sont destinés aux prêtres, mais contiennent des clés pour vous aider à comprendre notre ministère sacerdotal, qui est un présent que Dieu nous accorde, certes, mais dont vous bénéficiez.


Je commence donc cette série, avec un de mes confrères, l’abbé Patrick Pégourier, actuellement à Lyon

Il nous propose une réflexion sur le Carême que nous entamons. Il ne la décrit pas comme une période austère ou « pauvre » mais bien au contraire comme un itinéraire vers une vie nouvelle, une amitié avec Dieu qui se renouvelle, fondée sur l’espérance de la Résurrection.

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Le Carême, un temps austère ?

" Pour les chrétiens, le Carême est une montée vers Pâques. Pour les catéchumènes, en particulier, c’est le temps de leur préparation ultime au baptême lors de la vigile pascale. Le baptême, c’est la vie nouvelle, la vie qui vaut la peine d’être vécue parce que vie de Jésus ressuscité, vie véritable ! "


Vivre pleinement

Car Jésus est le Vivant. Il est le seul homme à vivre en plénitude. Il déborde de vie et nous la fait partager. Sa résurrection le prouve : Il n’a pas été tiré de la mort comme, par exemple, Lazare qu’Il a réanimé. C’est Lui qui, de Lui-même, en a émergé. On entrevoit cela sur des tableaux où le peintre a su représenter la puissance du ressuscité face à une mort qui n’est pas faite pour Lui (Bellini, Grünewald, Le Gréco …) : certes, avec notre nature, le Fils de Dieu l’a pleinement assumée, mais pour en faire le moyen de notre salut.

Qu’en est-il pour nous ? La vie de notre corps est également condamnée à la mort, et celle de notre âme demeure entravée par le péché. Au plan humain, nous ne survivons qu’à peine ; au plan surnaturel, nous vivotons. C’est ce qu’exprime avec une beauté poignante un morceau classique du chant grégorien, « Media vita » :


En pleine vie, nous sommes dans la mort.
De qui nous viendra le réconfort, sinon de Toi (…),
Dieu saint, Dieu fort, saint et miséricordieux Sauveur !



Bref ! Par nous-mêmes, nous ne pourrons jamais faire mourir la mort. Nous avons besoin d’être ressuscités.


Promouvoir la vie de Jésus ressuscité

Néanmoins, et c’est là une grandeur de notre condition, si nous ne pouvons échapper à la mort, du moins pouvons-nous coopérer à la Vie et au rayonnement du Christ.

L’Église propose trois pistes à parcourir pour y parvenir :


1. ne pas mourir avant la mort. Plutôt faire mourir, par la pénitence, le péché qui conduit à la mort éternelle. On ne peut conserver la vie nouvelle du baptême sans renoncement ni combat spirituel. Il faut donc s’y résoudre et abandonner des parts de soi-même : attachement au confort, goût pour la commodité, nonchalance dans la conduite de son existence, petites satisfactions qui retiennent prisonnier, etc. D’autant que l’effort que demande le Carême répond à une exigence qu’a l’homme lui-même d’une purification intérieure qui le désintoxique de la pollution, du péché et du mal (Benoît XVI). Ce temps fort de l’année liturgique encourage par conséquent les fidèles à être courageux, authentiques ; à proclamer autour d’eux l’Évangile de l’espérance à travers leur « héroïsme » quotidien.


2. nourrir la vie de notre âme par la prière. Ainsi nous devenons intimes de Dieu. Mais l’avons-nous vraiment découvert ? Sommes-nous sûrs de ne pas l’aborder au travers de préjugés ? Par osmose avec le relativisme ambiant, ne sommes-nous pas enclins à le mésestimer ? Le Carême est un peu comme le temps des fiançailles pour de futurs époux : une période où ils prennent le temps de se connaître, de se fréquenter, où ils forment des projets … De même, nous cherchons à aimer Dieu de plus près, dans cette relation vivante qui est communion au Christ et qui se dilate dans l’Église qui est son Corps (CEC 2565).



3. offrir ce surcroît de vie qu’Il nous communique, par l’ouverture de notre cœur. La vie des saints est une vie débordante : Josémaria Escriva, dans sa catéchèse, prenait pour exemple un fleuve en crue, tel autrefois le Nil qui fertilisait les plaines qu’il traversait. Mère Teresa racontait qu’il existe dans sa communauté des alter ego qui offrent leurs prières pour une sœur qui a besoin de forces afin de poursuivre son travail. Le temps de cette vie est court. Vivons-le donc pleinement, c’est à dire au présent, un présent dont la vibration se prolonge pour configurer l’avenir. De la sorte, la foi et l’amour avec lesquels nous réalisons nos activités du moment « passeront » chez les personnes pour lesquelles ou avec lesquelles nous les accomplissons.., même après notre mort. D’ailleurs, n’est-ce pas ainsi que, par une éducation soignée, les parents continuent à vivre dans la personnalité de leurs enfants, qu’entre autres exemples saint Joseph se retrouve dans les tours de main, les façons de parler et les traits de caractère de Jésus, de même que don Bosco – « le tailleur dans son étoffe », confiait-il – chez le jeune Dominique Savio ?


Dans cette perspective, le Carême est une occasion d’apprendre à vivre mieux, c’est à dire avec amour, afin que, par nous, d’autres personnes, connues ou non de nous, parviennent aussi à vivre mieux. Une occasion d’unir notre vie à l’esprit de la doxologie qui termine la prière eucharistique :

Par Lui, avec Lui et en Lui …, et que saint Josémaria commentait ainsi : Lui par moi, Lui avec moi, Lui en moi. Avec mes misères ou même à cause d’elles, mon amour est un amour qui chaque jour se renouvelle! »


http://jourdan.dptn.org/2012/02/paroles-de-pretres.html

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Sam 24 Mar - 0:07

vendredi 23 mars 2012

Le prêtre et la formation continue


Dans un temps où nous devons en permanence mettre à jour nos outils de connexion au " monde réel ", l'abbé Patrick Pégourier nous exprime en quelques mots l'importance pour le prêtre de rester à la page par une formation continue


- Où avez-vous effectué vos études en vue du sacerdoce ?

J’ai fait mes études au séminaire international de la Prélature (1977-79). Á l’époque, l’Université de la Sainte Croix n’existait pas encore. Nous suivions les cours « à la maison », au collège romain « Cavabianca » au nord de Rome. Cela nous évitait de longs déplacements jusqu’au centre-ville, et nous donnait davantage de temps pour les tâches d’entretien : le matin, cours de spécialités (Sainte Ecriture, Dogmatique ou Morale, etc.) ; l’après-midi, séances de « déspécialisation » en tout genre : jardinage, réparations, ménage….

Ensuite, j’ai poursuivi mon cursus à l’Université de Navarre (1979-81) pour le doctorat en droit canonique. Je suivais entre autres un cours de Droit des procès : mon professeur était un prêtre plein d’humanité et de bienveillance.

Objectivement, la matière ne me passionnait pas et cela dut se ressentir dans mes devoirs, plutôt succincts. Á l’occasion, il me taquinait gentiment et me disait : tu m’as rendu une copie qui ressemble à l’un de vos « Précis » dont, en France, vous avez le chic !


- Pensez-vous qu'un prêtre ait à se former tout au long de sa vie de prêtre ? Pourquoi ?

L’un des avantages de l’habit sacerdotal est d’être identifié…, et souvent de susciter questions, interrogations et confidences : dans la rue, le métro, à l’arrêt du bus…. Je dois dire que j’ai quelque appréhension lorsqu’un automobiliste s’arrête pour me demander son chemin car je comprends qu’à travers ses questions, il pense : voilà quelqu’un qui ne me racontera pas de « salades » et à qui je peux faire confiance. Alors, à plus forte raison est-ce important de donner de bonnes réponses pour ce qui a trait à l’orientation tout court de l’existence ! Le souci permanent d’une « mise à jour » personnelle permet d’acquérir le nuancier conceptuel qui correspond à l’attente de ses interlocuteurs, et de garder son intelligence en éveil.


- Y a-t-il un aspect de votre ministère que vous souhaiteriez nous présenter ?

Outre mes activités pour les Centres de l’Oeuvre, je suis l’un des confesseurs du sanctuaire Saint Bonaventure, l’un des « hauts lieux » du sacrement de la réconciliation à Lyon : il est proposé tous les jours ouvrables, matin et après-midi. Le flux des pénitents et visiteurs est constant : « ça n’arrête pas » ! Pour ma part, je suis très heureux de pouvoir exercer, en dépit de mes limites, la sollicitude du bon Pasteur au bénéfice de toutes sortes de personnes, jeunes ou mûres, proches ou éloignées de la foi, laïcs et clercs, etc.

Je pense souvent à ce que disait saint Josémaria au sujet des prêtres qui ont la chance, par l’exercice de leur ministère, de pouvoir être des multiplicateurs de la grâce.


http://jourdan.dptn.org/2012/03/le-pretre-et-la-formation-continue.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+LeBlogDeLabbJourdan+%28Le+blog+de+l%27abb%C3%A9+Jourdan%29

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Sam 24 Mar - 17:58

Servons le Christ dans l’abandon total


Introduction


Pour introduire, rappelons en langage simple le sens des termes contenus dans le thème :

Servir : vouer ses actions, ses efforts à ; travailler pour la cause, l’intérêt de

Le Christ : il s’agit bien évidemment du Fils de Dieu que chacun peut définir selon l’expérience personnelle qu’il a faite de Lui

Abandon : (dans notre contexte) confiance sans réserve, action de se mettre à la disposition de quelqu’un en renonçant soi-même à quelque chose

Total : considéré dans son ensemble ou dans son intégrité sans restriction


1.1. Servir le Christ comme action

Les mots servir, service sont fréquents dans le langage chrétien, tous nous voulons servir et nous le clamons volontiers à qui veut l’entendre. Et il est vrai que les chrétiens sont au service du Christ, de l’Eglise et de leurs frères et sœurs chrétiens ou non. Dans cette partie nous allons réfléchir sur le service du Christ dans ses manifestations concrètes comme action visible. Nous répondrons d’une certaine manière à la question : comment sert-on le Christ ?


1.1. Servir le Christ comme service d’Eglise et en Eglise



L’Eglise est le peuple de Dieu, une communauté structurée avec divers ministères et services. Ainsi les membres de l’Eglise remplissent des fonctions soit de manière stable et public (services d’Eglise : catéchiste, lecteur, fideicustos, servant de messe, choriste,…), soit de manière spontanée et anonyme (services en Eglise : disponibilité et réponse favorable aux diverses sollicitations de service communautaire, propreté de la paroisse, participation à l’achat des ornements, menus service rendus dans l’anonymat, …). L’accomplissement de ces diverses fonctions ou tâches sont des occasions de servir le Christ. S’il en est ainsi, nous gagnerons à soigner la manière et l’état d’esprit dans lequel nous rendons service en Eglise. En effet le Christ nous demandera : pourquoi as-tu refusé de me servir ou pourquoi me sers-tu si mal ? Et nous répondrons : quand Seigneur ai-je refusé de te servir ou quand t’ai-je mal servi ? Le Christ répondra : chaque fois que tu as refusé de rendre service ou que tu as mal servi sur ta paroisse, c’est envers moi que tu te comportais ainsi.


1.2. Servir le Christ comme service du prochain


Saint Jean l’apôtre penché sur le cœur de Jésus nous avertit : comment pouvez-vous dire que vous aimez Dieu que vous ne voyez pas quand vous n’aimez pas votre frère (ou sœur) qui est à côté de vous (cf. 1 Jn 4, 20)? Dans l’économie de notre thème la question serait : comment pouvons-nous prétendre servir le Christ qui n’a point besoin de nos services s’il nous est difficile voire impossible de rendre service à nos frères et sœurs qui nous le demandent d’une manière ou d’une autre ? De plus le Christ que nous désirons tant servir nous avertit : ce que vous faites à l’un de ces petits/pauvres, c’est à moi que vous le faites(cf. Mt 25, 40). Il est alors évident que servir le Christ, c’est servir l’homme ; servir le Christ, c’est servir le pauvre, le faible que le monde rejette et marginalise.


1.2. Servir le Christ comme contemplation

Connaissez-vous sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face ? Thérèse est entrée au couvent des carmélites de Lisieux à 15 ans et est morte à 24 ans. Elle ne sortait pas de son couvent et elle n’est jamais allée en mission. Cependant, canonisée, elle est la patronne des missions étrangères. Une moniale, patronne des missions ? Oui c’est bien vrai ! En effet dans la simplicité de sa courte vie de carmélite, Sainte Thérèse a mis sa prière et ses croix quotidiennes au service de la mission. Aussi servir ne veut-il pas exclusivement dire agir et action mais aussi prier et contempler le Christ.


2.1. Servir le Christ comme vie de prière


Pour servir et bien servir, il faut avoir de l’énergie. Prenons un exemple : quand les maçons vont couler la dalle d’une maison, le propriétaire ou l’entrepreneur leur prépare un repas copieux, avant ils se contentaient d’un seul tour d’haricot mais maintenant il faut un premier tour d’haricot le matin et vers midi, si le dallage continue il faut un second tour de pâte et /ou riz.


Nous les chrétiens, la dalle que nous coulons, c’est le service du Christ ; notre plat d’haricot, c’est l’Eucharistie ; notre plat de pâtes, c’est l’adoration du Très Saint Sacrement ; notre plat de riz, ce sont – comme des grains à assembler – les diverses dévotions pieuses notamment le chapelet. Alors prenons le temps de manger régulièrement et en quantité suffisante avant de commencer et de poursuivre le dallage, c’est-à-dire le service.


2.2. Servir le Christ comme vie de conversion


J’ai reçu un matin la visite d’un ami qui voulait bien s’offrir le loisir d’un bon plat de kom (pate de maïs salé à la togolaise). J’ai donc envoyé ma nièce de 9 ans le lui acheter chez une dame à deux minutes de notre maison. Ma nièce est revenue 20 minutes plus tard et surpris je lui demande avec un ton circonstanciel : komdéka ola plé lé founoukpoayéwoan ? (éwé : pourquoi t’as mis si du temps ?) Elle m’a répondu : atavi (oncle) je suis allée ailleurs, je n’ai pas acheté chez la dame d’à côté, parce qu’elle n’est pas propre. Si la petite fille de 9 a pu faire une telle analyse, ne nous leurrons pas en croyant que le Christ s’en fout de savoir si la main qui le sert est propre ou sale. Il est vrai que le Christ est indulgent et miséricordieux mais il voudrait tellement nous voir avec un tablier propre, les mains bien lavées, les cheveux bien soignés quand nous le servons. Prenons régulièrement une douche, c’est-à-dire le sacrement de confession, afin de ne pas indisposer le Christ quand nous le servons. Lavons souvent notre tenue de service et réparons ses déchirures pour que le Christ ait un visage souriant quand nous le servons ; pour ce faire faisons régulièrement notre examen de conscience et prenons des résolutions pratiques et simples pour nous convertir à petit pas.


1.3. Servir dans l’abandon total

Jusqu’alors aucune mention n’a été faite à l’idée d’abandon total. C’est à dessein. En effet avant de servir le Christ dans l’abandon total, il faut d’abord se mettre à le servir, ce faisant, on prend goût à son service et on envisage alors le servir un peu plus, toujours plus et on finit par le servir dans l’abandon total.


3.1. Servir avec tous nos sens


Servir dans l’abandon total, c’est mettre tous nos cinq sens au service du Christ. Dans une de ses chansons, Jean Claude Gianaddaa a si bien exprimé cette réalité : cueillons les fleurs de l’espérance, chacun de nous est une chance là où il est, là où il vit. Certains disent que Dieu est devenu aveugle, mais c’est avec nos yeux qu’il regarde aujourd’hui, certains disent que Dieu est devenu muet, mais c’est avec notre bouche qu’il parle aujourd’hui, certains disent que Dieu est devenu manchot, mais c’est avec nos mains qu’il peut toucher aujourd’hui, ainsi de suite.

Mettre nos sens au service du Christ, c’est réagir devant chaque situation de détresse comme si c’est le Christ qui était là, c’est faire tout et tout pour que le nom du Christ soit glorifié.


3.2. Du service à l’amitié


Servir le Christ, c’est bien ; le servir dans l’abandon total, c’est mieux mais il y a toujours une insuffisance, un manque. « Je ne vous appelle plus serviteur mais mes amis » (cf. Jn 15, 15) dit Jésus. Oui il nous faut passer du rang de serviteur à celui d’ami qui implique liberté et amour. Le serviteur sert son maître parce qu’il veut garantir son salaire, son pain quotidien tandis que l’ami est librement au petit soin de son ami parce qu’il aime.


Pour réellement servir le Christ dans l’abandon total, il nous faut d’abord avoir une confiance totale au Christ. Et une telle confiance ne peut exister qu’entre des amis, elle est presqu’impossible entre serviteur et maître à moins qu’ils soient des amis qui s’ignorent.


Conclusion


L’image auquel m’a toujours renvoyé l’idée d’abandon total est celle d’un parachutiste qui saute d’un avion puis ouvre son parachute, plane un temps et enfin se pose au sol : le parachutiste s’abandonne totalement à son parachute. Et si une fois en l’air, le parachute ne s’ouvrait pas ? Voilà la question que le parachutiste ne se pose plus quand il est sur le point de sauter.


Jeunes, nous avons notre lot de soucis. Pour certains, c’est de trouver une âme sœur pour le mariage ou un travail pour vivre épanoui ; pour d’autres, c’est de découvrir le sens de leur vie, leur vocation ; chacun a sa préoccupation qu’il connaît et tous nous avons un rêve que nous couvons. Alors nous sommes partagés entre notre désir de servir le Christ dans l’abandon total et la lutte pour la réalisation de nos rêves, de nos préoccupations. Nous sommes tentés de nous poser cette question : si je sers le Christ dans l’abandon total, quand trouverai-je le temps pour réaliser mes projets ? Ou pire il nous arrive de sombrer dans la présomption : comment le Christ que je sers dans l’abandon total me laisse-t-il sans travail ? Comment peut-il permettre que je ne trouve pas de mari ou de femme ? Les comment et les pourquoi s’accumulent sans réponses. Arrêtons de gaspiller nos énergies, abandonnons-nous totalement au Christ sans poser de questions à l’instar du parachutiste et l’avenir nous sourira.


Que Dieu vous bénisse !


Romain Séménou, diacre

Lomé, le 09/03/2012


http://talitakum.blog4ever.com/blog/lire-article-474689-8803896-sers_le_christ_et_ta_vie_sera_prospere__.html

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Lun 26 Mar - 14:30

Je songe a mes freres, les chretiens de l'Est, de cette Eglise qu'on appelle l'Eglise du Silence parce qu'elle souffre et se tait, parce que nous n'en parlons jamais. Ceux qui tombent la-bas ne font guere de bruit, ces morts ne pesent pas, et nous n'entendrons pas le cri des ames opprimees.

Avons-nous a souffrir nous-memes ? chacun sans doute a sa maniere est condamne par un monde qu'il scandalise ; sa fidelite est une epreuve. L'oppression ici est subtile, elle s'en va bien souvent dans les plis de la liberte. Mais c'est toujours le meme Christ qui continue en chacun de nous Sa Passion. En nous aussi, demain, eclatera Sa Gloire. Toute pierre sera brisee qui fermait les tombeaux. Vos noms brilleront dans le ciel comme des etoiles, La Vie enfin nous sera donnee et la Lumiere et la Paix.


Abbe Henri Lafourcade - Jusqu'a l'aurore qui s'annonce - 1977

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Lun 26 Mar - 14:57

Les mains jointes des priants

Le monde est cette vieille ville entouree de remparts que l'ennemi occupe. De lourdes portes en defendent l'entree ; DIEU y est interdit de sejour, Son Nom ne sera plus sur le coeur des hommes. On a fait sur le Ciel un etrange silence. On veut eteindre la pensee de l'Au-dela qui etait comme 'une lumiere dans l'obscurite si dense et si insidueuse du pelerinage de l'homme a travers le temps'. La peur court dans les rues a ronde folle. Les ames sont humiliees et la liberte ecrasee. Les prisons sont remplies et les cellules givrees de glace. C'est partout la violence, la terreur, l'oppression.

J'ai vu un Homme avancer vers les portes fermees, desarme devant la puissance guerriere, avec l'Humilite du pauvre et la douceur de l'Agneau. Debout pres du rempart, IL appelle et cette voix fait taire les disputes humaines. Chacun, dans la ville, tremblant ou plein d'espoir, ecoute ce cri de tendresse et de supplication ;

"Venez a moi vous tous qui souffrez.. Je suis la Voie, la Verite, la Vie.. Je vous donne Ma Paix, non comme le monde vous la donne".


Que peut la garde qui veille contre la reponse des hommes a cet Appel de DIEU ? Ce sont les mains jointes des priants qui ouvrent les portes de la ville.. L'Enfant donne au Pere ce jour qui commence, le mourant le dernier souffle de sa vie. Le perdu a jete vers LUI son cri d'angoisse. Le pecheur a dit son regret et, sur les hauteurs du monde, la carmelite LUI a porte tous Ses enfants perdus. Les petits ont dit la louange de Gloire. Le moissonneur a lie sa gerbe de peine pour les greniers de DIEU.. Les mains jointes des priants ont ouvert les portes de la ville, l'Etranger est entre..


Qui donc LE verra dans la ville ? Nous sommes toujours ces pelerins d'Emmaus qui, trop tard, reconnaissent CELUI qui a fait route vers eux. Mais dans nos coeurs, on ne sait comment, est venu un souffle de bonte ; un amour s'est repris dans sa fidelite et dans les yeux trop secs ont coule les larmes du repentir. La joie comme un soleil a traverse l'epaisseur des brouillards. On voit le monde pour la premiere foi.. La voix de la Sagesse a passe dans une ame, cette Sagesse qui n'abandonne pas le juste vendu, qui descend avec lui dans la prison, qui ne le delaisse pas dans les fers jusqu'a ce qu'elle lui eut procure la delivrance et ait convaincu de mensonge ses persecuteurs, Et dans la ville ont chante la Vie et l'Esperance,


Les armes de la Priere gagnent la Bataille de DIEU. Les mains des suppliants LUI ouvrent les portes de la liberte des hommes. C'est ainsi que, chaque jour, est sauve le monde, que viennent les cieux nouveaux, que la terre prend son visage d'Eternite.


Abbe Henri Lafourcade - Jusqu'a l'aurore qui s'annonce - 1977

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Lun 26 Mar - 16:34

"Il est important de manifester une différence dans l’habillement entre garçons et filles.

Dans les années 80 nous avons vécu les modes unisexes qui ont engendré la perte de repères dans la société et surtout dans la famille. Depuis, les garçons sont devenus efféminés et insipides, les filles ont pris sur eux un ascendant qui émascule un peu plus les pauvres garçons. Les filles portant habituellement le pantalon ont perdu de la grâce qui leur permettait de pousser les garçons à la délicatesse envers elles. Ne portant plus de jupes ou robes, les filles ne savent plus garder une attitude correcte mais petit à petit se laissent aller à des poses vulgaires ou au moins relâchées.

Comprenons bien, il convient à ces âges de leur apprendre à avoir le respect de ce qu’elles sont et seront.

C’est une grande chose que d’être femme.

C’est être appelée à porter la vie, à donner autour de soi le sens de l’intériorité, à inspirer à son entourage la douceur, la simplicité et la délicatesse. Quel grand rôle tant dans la société que dans la famille.

Tout au long de l’histoire nous avons pu voir combien l’Eglise a donné à la femme le respect qui lui est dû.

Il est essentiel de maintenir et renforcer cette place, et cela passe d’abord par les signes extérieurs que sont les vêtements.

Or, leur donner le sens de ces choses cela passe encore une fois par la famille et les parents qui doivent encore montrer l’exemple, et aider leurs filles à aimer être ce qu’elles sont. Ainsi, porter des jupes ou des robes ne revient pas seulement au temps où l’on est à l’école mais encore à la maison et surtout le dimanche pour la messe.

La plupart du temps, les filles portent le pantalon parce que c’est plus facile ou parce que ça fait bien par rapport aux copines.

Ne laissons pas perdre les choses importantes par facilité ou lâcheté."

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MessageSujet: Re: Paroles d'un pretre   Ven 30 Mar - 10:49


« Soyez toujours dans la joie, rendez grâce en toute circonstance. N’éteignez pas l’Esprit, (…) Ce qui est bien, gardez-le. »

Première lettre de Paul aux Thessaloniciens, chapitre 5, versets 16, 18,19, 21

La méditation


On constate une tendance un peu étrange dans la vie des chrétiens : ils aiment poursuivre en permanence leurs défauts la colère, la méchanceté, le péché.

Ils les cherchent et essayent toujours de les réparer. Il semble que cela ait des conséquences non seulement sur les relations avec soi-même, mais aussi avec son prochain. Si je suis avec mon prochain et que je reste en même temps concentré sur mes faiblesses ou mes tentatives pour les corriger, il sera difficile d’obtenir des fruits.

Un jour, un frère nous a donné, à nous jeunes religieux, un conseil. Il nous a dit que dans la vie communautaire l’important c’était d’être « d’abord toujours bienveillant ». C’est un point de départ nécessaire.

Mais il est devenu inaccessible pour moi toutes les fois où je n’ai pas été d’abord bienveillant envers moi-même. Il n’est pas facile de vraiment aimer l’autre si l’on ne s’aime pas soi-même. C’est pour ça que parfois, je dois arrêter la lutte contre moi-même et trouver de bonnes choses sur moi.

Dans l’Evangile, il y a toujours des passages qui nous laissent indifférents, et d’autres qui nous paraissent trop exigeants. Mais quand nous en trouvons un qui nous attire, dont nous disons : « C’est bien vu » ou « Jésus a été formidable sur ce coup là ! », alors c’est là que nous nous approchons de nous-mêmes dans toute notre profondeur.

Ce n’est plus le moment de lutter contre ses défauts mais plutôt de soigner la lumière qui déjà est en nous. L’image divine en nous, notre ressemblance à Dieu. Alors, tout peut commencer. Avec moi, avec l’autre.

Traduction liturgique de la Bible : ©AELF - Paris - Tous droits réservés.








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Paroles d'un pretre

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