Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Dim 22 Jan - 21:40
pour essayer d'un peu mieux connaitre la Hongrie
Lente renaissance de la religion en Hongrie
jeudi 24 avril 2003
Les Eglises ont été profondément blessées par le pouvoir communiste, mais elles reprennent une place active dans la vie de la nation. Elles retrouvent peu à peu leurs moyens matériels pour subsister et interviennent dans les débats qui secouent la société.
Lente renaissance de la religion
Gouverner au centre
Les élections législatives du 21 avril 2002, après une campagne électorale houleuse et une forte participation (73 %), ont fait basculer le pays de la droite libérale de l'"Alliance des démocrates libres" (SZDSZ) à la gauche socialiste (MSZP). Cependant, le score très serré de 51,3 % contre 48,7 % des voix montre bien que le nouveau gouvernement est obligé de mener une politique beaucoup plus "centriste" et d'unité nationale que de stériles affrontements.
Succédant à Viktor Orban, premier ministre conservateur au pouvoir depuis 1998, le nouveau chef du gouvernement, Peter Medgyessy, 59 ans, est un ancien vice-premier ministre communiste des années 80 qui, après l'effondrement de l'Union soviétique, s'est reconverti dans le privé, prenant la direction de la filiale hongroise de Paribas.
Revenu en politique tout récemment, c'est son expérience plus d'économiste que de politicien qui a joué en sa faveur, contre Viktor Orban, dont certains discours nationalistes et "populistes" à propos des minorités hongroises "de l'extérieur" avaient suscité des tensions, en particulier avec les voisins de Slovaquie, de Roumanie et de Yougoslavie.
Quoi qu'il en soit, le choix des hongrois en faveur d'un économiste plutôt que d'un politicien renforce la volonté du nouveau premier ministre Peter Medgyessy de faire de son gouvernement celui du "centre national", c'est à dire de "gouverner pour dix millions de Hongrois, et non pas pour cinq plus cinq".
D'autant plus qu'un gouvernement modéré et une situation politique et économique stable sont les meilleurs atouts pour espérer une meilleure intégration à l'Union européenne prévue, si tout va bien, pour 2004.
(AED-Info, 04/2003)
Respect des minorités
Le pape Jean-Paul II a reçu le 4 juillet 2002 le premier ministre hongrois Peter Medgyessy. Le 20 juin précédent, le Pape avait déjà accordé audience au président de ce même pays.
L'entretien entre Jean-Paul II et Peter Medgyessy a duré une quinzaine de minutes. Les deux hommes se sont entretenus de la situation de l'Eglise en Hongrie. Le Pape a particulièrement insisté sur la nécessité d'un dialogue "constructif" entre l'Etat et l'épiscopat local "pour le progrès matériel et spirituel du pays".
Trois mois plus tard, le 24 octobre 2002, le pape Jean-Paul II a reçu en audience le nouvel ambassadeur de Hongrie auprès du Saint Siège, Gabor Erdödy, venu présenter ses lettres de créance. Le Pape a notamment appelé au respect des minorités dans ce pays qu'il a visité à deux reprises.
Le Pape a relevé que l'histoire de la Hongrie l'a rendue "particulièrement sensible au respect des minorités, puisque beaucoup de citoyens d'origine et de culture hongroises vivent aujourd'hui dans d'autres pays que le leur". C'est pourquoi Jean-Paul II a demandé à la Hongrie de "porter attention et respect à ceux qui, sur le sol hongrois, peuvent appartenir à des minorités culturellement différentes".
Le Pape a ainsi rappelé que le Saint Siège "ne cesse d'appeler les responsables des pays mais aussi les chefs religieux, à un dialogue courageux, seul capable de surmonter les conflits entre les hommes".
La Hongrie et l'Europe
Au sujet de l'intégration à l'Union européenne, les Hongrois aiment à rappeler qu'ils ne demandent pas à "entrer" mais à "rentrer" dans l'Europe, dont il font intégralement partie depuis un millénaire, depuis le 15 août de l'an 1001, quand le prince Vajk s'est fait baptiser sous le nom d'Etienne et sacré roi de Hongrie avec une couronne royale envoyée par le pape Sylvestre II.
Ce qu'a rappelé l'ambassadeur de Hongrie en France, son Excellence Dezs Kékessy, à l'occasion de sa visite en France, en juin 2001 : "Notre existence européenne, tout comme notre Etat et nos liens avec la France, remontent à mille ans. La conversion à la chrétienté occidentale, au catholicisme, a été un choix de valeur d'importance historique. Le président Ferenc Mádl, lors de sa visite d'Etat en France, les 12-15 juin 2001, s'est rendu à Aurillac s'incliner devant le monument de Gerbert, le futur pape Sylvestre II, dont notre roi Etienne Ier - saint Etienne, fondateur de l'Etat hongrois - a reçu, en l'an 1001, la couronne royale. C'est alors que les Hongrois se sont inséparablement liés avec la civilisation 'occidentale', et ce n'est pas notre faute si nous nous en sommes éloignés pour quelques décennies, celles du communisme, sous la contrainte.
"Il y a dix ans, un fois de plus, l'histoire a permis à la Hongrie de choisir librement ses valeurs. Et comme chaque fois que nous pouvons choisir librement, nous avons, une fois de plus, bien choisi : nous avons opté pour la liberté et la démocratie ainsi que les valeurs européennes.
"L'élargissement de l'Union européenne est une chance historique que nous a offert la disparition du rideau de fer. Nous devons la saisir pour parachever l'unification de l'Europe. C'est une chance pour la Hongrie comme pour l'ensemble des pays d'Europe centrale et orientale".
(APIC, 04/07 et 24/10/2002)
Nouveau primat
Mgr Peter Erdö, ancien évêque auxiliaire de Szekesfehervar, âgé de 50 ans, est désormais le nouveau primat de l'Eglise catholique de Hongrie. Il a été installé dans ses fonctions le 11 janvier 2003, au cours d'une célébration solennelle en la basilique d'Esztergom, siège du primat de Hongrie depuis plus d'un millénaire. Il succède au cardinal Lazslo Paskal, archevêque d'Esztergom-Budapest, atteint par la limite d'âge en mai 2002.
Mgr Peter Erdö, qui était également recteur de l'Université catholique Peter-Pazmany de Budapest, devient le 82e archevêque d'Esztergom et ainsi porte le titre de primat de Hongrie. Le nouveau primat, spécialiste de droit canon, passe pour appartenir au courant conservateur de l'Eglise. Il est né le 25 juin 1952 à Budapest dans une famille dont les ancêtres appartenaient à la minorité catholique de Transylvanie, aujourd'hui en Roumanie.
En présence d'une foule de dignitaires ecclésiastiques, des représentants des autorités politiques et de plusieurs milliers de fidèles, l'ancien nonce apostolique en Suisse, Mgr Karl-Josef Rauber, nonce apostolique en Hongrie et Moldavie, a lu la bulle de nomination écrite par le pape Jean-Paul II.
Les autorités politiques hongroises étaient représentées notamment par le chef de l'Etat, les quatre premiers ministres qui se sont succédé depuis la chute du communisme, la présidente du parlement, le président de l'Académie des sciences, et plusieurs recteurs d'universités ont honoré par leur présence l'installation du nouveau primat.
Dans son homélie, évoquant le sécularisme ambiant, le primat a souligné qu'aujourd'hui, dans l'œuvre d'évangélisation, l'Eglise dispose des instituts d'enseignement, comme les écoles, les universités, mais aussi des activités culturelles, sociales ainsi que de l'influence des médias. Parlant de l'élargissement de l'Union européenne, il a rappelé que sans l'héritage chrétien, le cœur pourrait manquer à l'Europe.
(APIC, 13/01/2003)
Relations Etat-Eglises
L'Etat hongrois a signé le 30 janvier 2002 un accord avec les responsables des quatre grandes familles religieuses, s'engageant à les soutenir financièrement dans les zones rurales.
122 euros par mois et par personne, tel est le montant qui serait distribué aux responsables religieux catholiques, réformés, évangéliques et juifs dans les villes de moins de cinq mille habitants. Cela correspond à 3,98 millions d'euros pour l'Eglise catholique et 1,1 million d'euros pour l'Eglise réformée. Dans ce pays où 62 % de la population est catholique et 18 % réformée, les Eglises ont un poids de plus en plus important depuis la chute du régime communiste en 1990.
Un an plus tard, et à la suite du changement gouvernemental, la Conférence épiscopale hongroise a accusé le gouvernement de ne pas respecter une convention conclue avec le Vatican. Un projet de loi sur le financement des cultes risque, selon l'Eglise catholique, de compromettre son travail pastoral. Le nonce apostolique à Budapest, l'archevêque Karl-Joseph Rauber, a adressé une lettre de protestation au Premier ministre Peter Medgyessy. Il lui annonce que l'Eglise catholique ferait appel auprès du tribunal constitutionnel si cette loi était acceptée.
"Douze ans après la transition de la Hongrie (du communisme vers la démocratie), l'indépendance des opérations de l'Eglise est menacée", s'inquiète Mgr Andras Veres, porte-parole de la Conférence des évêques hongrois. Selon lui, le gouvernement de centre gauche (sociaux-démocrates et libéraux-sociaux) envisage de changer le mode de financement des cultes dans le budget 2003 actuellement en discussion au parlement.
Le gouvernement a rejeté l'accusation, affirmant que, dans le projet de budget, le financement des cultes progresse de 30 % par rapport à 2002.
Pour apaiser les craintes du clergé, le gouvernement a récemment indiqué qu'il verserait 2,9 millions d'euros supplémentaires à l'Eglise catholique, en plus des dons qu'elle recevra. "Dans ce projet de budget, l'Eglise catholique recevra plus de soutien (financier) de l'Etat qu'elle n'en a jamais reçu", déclare Szalay, le secrétaire d'Etat responsable des questions religieuses au cabinet Medgyessy.
Défense des valeurs
Autre sujet de préoccupation : les responsables d'Eglise de Hongrie condamnent le projet du gouvernement de ne plus infliger d'amendes pour la possession de petites quantités de cannabis et autres drogues "douces". "C'est la dernière étape d'un effort pour libéraliser la vie publique qui détruit progressivement la population hongroise", a déploré l'évêque Lorant Hegedus, de l'Eglise réformée hongroise. Le projet de loi a été présenté par le gouvernement socialiste du premier ministre Peter Medgyessy. Il a été soumis une première fois au Parlement à la fin novembre 2002 et devait être à nouveau débattu au début de 2003.
"Il semble que les membres du gouvernement associent la drogue au style de vie occidental", a fait remarquer l'évêque Hegedus à l'agence d'information œcuménique ENI. Les responsables de l'Eglise réformée ont annoncé qu'ils continueraient de "prêcher et de prophétiser" contre ce projet. "Nous sommes convaincus que ce ne sont pas des politiques utilitaires libérales qui vont résoudre les problèmes de notre société, pas plus, d'ailleurs, que des politiques totalitaires", a-t-il ajouté en se référant au régime communiste qui a dirigé le pays jusqu'à 1990.
La proposition a aussi été critiquée par la Conférence épiscopale catholique. "Toute libéralisation de la loi autorisant la production, la distribution et la consommation de stupéfiants met en danger la personne humaine et toute la société", soutiennent les évêques.
D'autre part, devant les dérives des émissions de télévision - comme les "lofts" - les responsables d'Eglise ont dénoncé les programmes en ces termes : "Nous protestons contre ces programmes de télévision qui ont des visées purement commerciales. Ils commettent des dégâts sur la personne humaine et maltraitent des valeurs morales. Nous dénonçons les émissions qui blessent les sentiments moraux de l'être humain. Nos jeunes générations sont ainsi mises en danger", déclarent les évêques.
Ils ont mis en garde les familles et appelé les responsables de ces émissions "à prendre des mesures pour les humaniser en y ôtant les provocations totalement inacceptables".
(APIC, 06 et 15/12/2002 ; 29 et 31/01/2003)
Gréco-catholiques
Selon le recensement de l'année 2001, le nombre des membres de l'Eglise gréco-catholique en Hongrie a pu être déterminé à environ 300 000 personnes. Jusqu'à présent, on avait estimé que le nombre de ses fidèles était de l'ordre de 200 à 250 000. C'est ce dont l'évêque de Hajdudorog, Mgr Szilárd Keresztes a fait part lors de sa visite à l'AED : "Nous avons pour tout le pays 174 prêtres diocésains, sept religieux membres d'un ordre (les Pères de saint Basile) et 13 religieuses (les Sœurs de saint Basile). Les vocations aussi ne manquent pas : 64 séminaristes se préparent en ce moment à la prêtrise". Mgr Keresztes a qualifié de très bonnes les relations de son Eglise avec les catholiques du rite latin tout comme aussi les rapports œcuméniques avec les chrétiens orthodoxes et protestants dans le pays.
Egalement, les rapports Eglise-Etat sont satisfaisants sous le gouvernement actuel, toutefois l'Eglise souffre encore des suites de la persécution et répression qui ont duré des décennies. Il est d'importance toute particulière de reconstruire de nombreuses églises et autres bâtiments ecclésiastiques détruits ou tombés en délabrement dans le passé ; ce qui entraîne des frais élevés. "Maintenant encore, nous sommes reconnaissants de tout soutien venant de croyants à l'étranger", a précisé Mgr Keresztes, et il a cité comme exemple la Haute Ecole Théologique de Nyiregyháza, en construction actuellement. Une aide de subsistance pour les séminaristes continue à être tout aussi importante que les honoraires de messe pour les prêtres, vu que l'Eglise en Hongrie, malgré les améliorations économiques globales, est toujours encore pauvre "en biens terrestres".
(AED-Info, 02/2002)
Eglise et gitans
Le Saint Siège organise un congrès mondial sur la pastorale des gitans, du 30 juin au 7 juillet 2003 en Hongrie. Mgr Agostino Marchetto, secrétaire du Conseil pontifical de la pastorale pour les migrants et les itinérants, est rentré le 13 décembre 2002 de Hajdudorog, à quelques kilomètres de Budapest, où l'événement se prépare.
La rencontre concentrera les débats autour de la lettre apostolique de Jean-Paul II, "Novo Millennio Ineunte", publiée à l'issue du jubilé de l'an 2000. Le thème principal, "Eglise et gitans, pour une spiritualité de communion", sera l'occasion de conférences, de tables rondes et de discussions qui devraient aboutir à l'élaboration d'un document de base pour la pastorale des gitans "au niveau général et universel".
150 délégués gitans seront présents en Hongrie, provenant de toute l'Europe, d'Inde, du Brésil, du Mexique et des Etats Unis. On compte aujourd'hui plus de 35 millions de gitans à travers le monde, dont près de la moitié viennent d'Inde, selon Mgr Marchetto.
Le Congrès mondial sur la Pastorale des gitans sera le 5è du genre. Ce sera la première fois qu'il n'aura pas lieu au Vatican.
Interrogé, à son retour de Hongrie, par Radio Vatican sur l'objectif d'un tel rassemblement, Mgr Marchetto a souligné l'importance de ce congrès alors que l'Union européenne vient de créer un "Forum de consultation" concernant les gens du voyage. La Conférence épiscopale hongroise ainsi que le gouvernement du pays participent à l'organisation.
(APIC, 15/12/2002)
Source : "L'Eglise dans le monde" n° 118 publié par :
Aide à l'Eglise en détresse B.P. 1 78750 Mareil-Marly
Tél : 01 39 17 30 10
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Dim 22 Jan - 22:42
difficile de trouver autre chose que des critiques, des condamnations avant l'heure dans nos medias francais qui revendiquent haut et fort la liberte d'expression donc un saut chez nos voisins belges :
Plaidoyer pour Victor Orban
Mis en ligne le 13/01/2011
“Populiste” ? “Conservateur de droite” ? “Nationaliste” ? Non, le Premier ministre hongrois est populaire. Mal compris par les Européens, il est victime de clichés.
Il est très difficile d’obtenir des informations correctes au sujet de l’évolution politique du pays des Magyars. Les causes en sont multiples, parmi lesquelles l’accès à la langue hongroise n’est pas la moindre.
Les Européens sont donc condamnés à passer par des informateurs qui se recrutent pour la plupart du temps dans l’intelligentsia de Budapest. Ce groupe assez typé a toujours soutenu un parti, le SzDSz (l’Alliance des démocrates libres). Ce parti était une des forces du changement de régime en 1989-90, composé de jeunes, souvent des enfants de thuriféraires du régime Kadar, en révolte contre un système autoritaire. Politiquement, l’Alliance des démocrates libres a perdu son électorat à telle enseigne que, lors des élection de 2010, elle n’a plus atteint le seuil nécessaire pour entrer au Parlement. Elle n’a donc plus de députés et, lors des élections communales, elle a perdu aussi le siège du maire de Budapest, sa terre nourricière. Mais le cercle d’intellectuels qui l’a entourée et inspirée est évidemment en place, dans la vie littéraire, universitaire et, surtout, dans la presse et la télévision. Ce sont des gens qui ont le plus de contacts avec l’étranger.
Face à cela, le gouvernement de M. Orban n’a pas la tâche aisée, bien qu’il ait d’excellents communicateurs, comme le ministre des Affaires étrangères, M. Martonyi.
Passons maintenant en revue quelques problèmes clés.
La table ronde de 1989, qui a réalisé le changement de régime par la voie de la négociation, a introduit la démocratie mais a laissé les animateurs du régime socialiste en place. M.Biszku, qui fut, après l’insurrection de 1956, en tant que ministre de l’Intérieur de Kadar, l’auteur de la répression, mène une vie tranquille de retraité avec une confortable pension.Ferenc Gyurcsany, Premier ministre encore en 2009, fut le dernier président des Jeunesses communistes en 1989. Il est l’homme le plus riche de Hongrie.
En effet, une bonne partie des cadres supérieurs et moyens de l’ancien parti communiste se sont remarquablement convertis dans les affaires. Ils étaient en première ligne lors des privatisations pour devenir administrateurs, voire propriétaires 1 . Un bon exemple à citer : cette entreprise d’aluminium (il y a des mines de bauxite en Transdanubie) qui est à la base de la récente catastrophe de la "boue rouge" : elle fut, à l’origine, propriété d’Etat. Une commission examine maintenant les conditions dans lesquelles elle fut privatisée.
Lors du changement de régime, Victor Orban était un jeune leader des étudiants universitaires. Il est entré assez rapidement en politique en fondant un parti, le Fidesz , c’est-à-dire l’Alliance des jeunes démocrates. Le Fidesz a gouverné le pays entre 1998 et 2002. Il a perdu d’un cheveu les élections de 2002. Depuis cette date, huit années de coalition, réunissant les socialistes au petit parti de l’Alliance des démocrates libres (voir plus haut), s’est trouvé au gouvernement.
M. Orban, frotté aux affaires, a bien mûri. C’est un personnage charismatique, capable de réunir les gens dans un vaste mouvement, mais, comme c’est souvent le cas, peut aussi irriter d’autres. C’est la raison pour laquelle ses opposants le qualifient de "populiste", de "conservateur de droite", de "nationaliste", le comparent à Poutine, voire à Loukachenko (ce qui est franchement odieux, haineux). Il est de religion protestante (calviniste), sa femme est catholique. Ils ont cinq enfants. On peut trouver quelqu’un sympathique ou antipathique, cela n’empêche pas d’employer à son égard des moyens de lutte admissibles ou de le décrire sans recourir à des clichés.
L’une des armes utilisées contre M. Orban est de le présenter comme candidat à l’instauration d’un régime autoritaire, menaçant la démocratie. Or, pendant qu’il gouvernait entre 1998 et 2002,il a scrupuleusement respecté les prescrits constitutionnels. Il a fait de même en 2006, quand des protestations de masse répétées ont exigé la démission du gouvernement Gyurcsany. M. Orban a estimé qu’un gouvernement ne doit pas tomber devant la rue, mais en perdant les élections. Ce qui est arrivé en 2010.
M. Orban est-il populiste ? Je dirais qu’il est plutôt populaire. Il a gagné les élections en obtenant les 2/3 des mandats. Populiste est celui qui flatte les électeurs, fait des promesses, sans les réaliser. Or, le Fidesz suit la ligne de son programme et les thèmes qu’il a annoncés. Evidemment, il a aussi été favorisé par un électorat profondément déçu, qui a réduit les socialistes à 15%.
Qu’en est-il du nationalisme ? Dans les discours publics, un dignitaire français s’adresse à son public, en disant "Français, Françaises !" C’est une particularité qu’on ne trouve pas ailleurs sauf en Hongrie, où l’on s’écrie : "Magyars" (il n’y a pas de genre dans la langue). Dans l’esprit de la plupart des gens, il y a une différence entre "pays" (ou Etat) et "nation". Le pays, ce sont les 93 000 km2 de territoires définis par le traité de Trianon, imposé en 1920, à l’issue de la Première Guerre mondiale. La nation, c’est l’ensemble des Hongrois qui vivent dans ce pays et trois millions d’autres qui vivent en tant que minorités dans les pays voisins. Le gouvernement vient d’introduire la notion de la double nationalité, qui implique la possibilité de choisir la hongroise comme seconde nationalité. Cette mesure ne pose aucun problème avec la Roumanie qui pratique le même système avec les roumanophones de Moldavie. La seule difficulté vient de la Slovaquie dont la population est composée de 10% de Magyars qu’on veut assimiler.
Il faut souligner que la Hongrie n’a aucune revendication territoriale. Elle demande seulement un statut de minorité convenable, comme les germanophones en Belgique ou les Autrichiens en Italie du Nord. Dans le domaine économique, le gouvernement de M. Orban a hérité d’une situation très grave. Son prédécesseur s’est adressé au FMI qui, comme toujours, a voulu imposer une politique sévère de restrictions dont la population particulièrement vulnérable fait les frais (pensionnés, bénéficiaires d’allocations, fonctionnaires publics). Les représentants du FMI sont arrivés à Budapest comme des experts arrogants qui savent tout et ont été fort surpris d’avoir été renvoyés à New York.
La politique économique du gouvernement est de type "keynesien", qui est axé sur la relance et les assainissements. Il est très difficile d’appeler cela conservateur.
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Maranatha Grand Chancelier du Saint-Sacrement
Nombre de messages: 1492 Date d'inscription: 22/03/2010 Age: 54
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Lun 23 Jan - 6:38
Ils nous gavent avec leur populisme... qu'est-ce que le populisme,
D'après eux-mêmes, c'est le politicien qui brosse dans le sens du poil pour obtenir la faveur du peuple, qui dit au peuple ce qu'il veut entendre sur ses souffrances... Mais ne font-ils pas tous cela en période pré électorale ???? Cela tombe bien, en France, nous sommes en période électorale et tous nous brossent dans le sens du poil Tous sont des populistes Et que l'on donne à ce mot la définition que l'on veut...... Quant au "nationalisme"........ si un dirigeant n'aime pas son pays, comment peut-il dans ce cas le diriger pour le bien du peuple qui le compose ??? Ne le gouverne-t-il pas uniquement pour sa gloriole Me donnent la nausée, tous Viktor Orban n'est pas incompris par les européens.... Il n'est tout simplement pas dans la norme........ Il fait passer son pays avant..... tout comme des parents font passer leurs propres enfants avant toute chose
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Lun 23 Jan - 16:56
inventer des mots pour dissimuler ou aggraver les maux... ou.. leur donner belle apparence, c'est devenu un art..
'Créer de nouveaux noms pour désigner des choses désagréables peut permettre d'aseptiser le discours, employer des mots positifs pour dire des choses négatives est toujours payant, les politiques font ça sans arrêt, instruits par des conseillers qui savent que les mots c'est des stimuli et du conditionnement'
dans l'article precedemment poste http://www.librad.com/c_content/recension/EElZyZlulkFqSABxPB.shtml
dans l'Histoire future du Monde.... les historiens ne seront pas tendres avec notre epoque !!!
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Mer 25 Jan - 12:36
24 janvier 2012
Des sanctions d’une criante injustice contre la Hongrie
Les ministres des Finances de l'Union européenne ont approuvé la recommandation de la Commission européenne de prendre des sanctions contre la Hongrie pour déficit excessif.
Cette décision a été prise par des pays qui pour la plupart (tous ?) ont un déficit supérieur à 3% du PIB, contre un pays dont le déficit est… inférieur à 3%...
(La Kommission considère que ce résultat a été obtenu par des moyens exceptionnels qui ne pourront pas être réédités. Le gouvernement hongrois affirme que le déficit sera de même inférieur à 3% l’an prochain. Mais on ne va pas attendre de voir si c’est vrai. Il faut dézinguer Viktor Orban.)
le cas de la Hongrie chretienne est une veritable menace pour l'Europe pourrie...
la preuve que ce pays est sur la bonne voie !
Vive la Hongrie Chretienne !!
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Ven 27 Jan - 22:01
La Hongrie défie les critiques de sa nouvelle législation sur la famille Par Susan Yoshihara, Ph.D.
New York, 27 janvier (C-FAM) La Hongrie a promulgué une loi protégeant la famille traditionnelle, ce faisant elle a défié les critiques de sa nouvelle constitution, qui réprouvaient le fait que celle-ci mettrait un frein à l’avortement et l’homosexualité.
La nouvelle législation dispose que la famille, fondée sur le mariage entre un homme et une femme, qui a pour objet d’élever des enfants, est une « communauté autonome… établie avant l’émergence du droit et de l’Etat » et que l’Etat se doit de la respecter pour une question de survie nationale. Elle dispose « La vie embryonnaire et fœtale a droit à protection et respect à partir de la conception » et que l’Etat devrait promouvoir l’éducation des enfants dans « le milieu domestique ». Elle oblige les média à respecter le mariage et l’éducation des parents, et assigne aux parents plutôt qu’à l’Etat la responsabilité première de protéger les droits de l’enfant. La loi énumère les responsabilités des mineurs, qui incluent le respect et le soin de leurs parents âgés.
L’objet de cette loi est de « créer un environnement règlementaire prévisible et sûr pour la protection de la famille et la promotion du bien-être de la famille, et de mettre en œuvre la Loi Fondamentale », la nouvelle constitution du pays, entrée en vigueur le premier janvier dernier, et qui a été approuvée par une majorité de 262 voix contre 44.
La Loi Fondamentale a annulé la constitution hongroise datant de la période communiste. Leur démocratie date de la Révolution hongroise de 1956 et de la chute du régime communiste en 1990. La Hongrie aura été le dernier Etat d’Europe Centrale à promulguer une constitution post communiste.
La Constitution appelle à protéger la vie dès la conception, et interdit la torture, la traite des personnes, l’eugénisme, et le clonage humain. Elle reconnaît le mariage qu’elle définit comme « l’union conjugale d’un homme et d’une femme ».
Amnesty International déclarait dans un article que la protection de la vie dès la conception pourrait « amoindrir les droits des femmes et des jeunes filles » qui sont « sauvegardés dans plusieurs traités signés et ratifiés par la République Hongroise, telles la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), le Pacte International des droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC) et la Convention des droits de l’Enfants (CDR) ». Le groupe prétend que l’article définissant le mariage « pourrait ouvrir la voie à la mise en œuvre de législations interdisant explicitement le mariage homosexuel, ce qui est contraire aux standards internationaux et européens qui interdisent la discrimination… protégés par l’article 23 du PIDCP [Pacte international des droits civils et politiques]. »
Human Rights Watch a aussi invoqué les traités de l’ONU protégeant les droits de l’homme dans une lettre demandant au président hongrois d’ « amender la constitution pour assurer le respect des droits procréatifs des femmes ». Le Goliath des droits de l’homme a exprimé son inquiétude du fait que la clause de non-discrimination pour raison « de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d'opinion politique ou de toute autre opinion, d'origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation » ne contient aucune référence à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, qui seraient pourtant, selon eux, protégées par le Pacte.
Les experts en droit international ont rejeté les prétentions des groupements de protection des droits de l’homme et ont affirmé que la Hongrie a le droit de promulguer une constitution sans interférence. Ils soulignent qu’aucun traité de l’ONU ne fait mention de l’avortement, de l’orientation sexuelle, ou de l’identité de genre, et que l’Assemblée Générale de l’ONU n’a jamais accepté de telles redéfinitions.
Un juriste expert en droit européen, Roger Kiska, voit dans les nouvelles législations européennes une partie d’un mouvement grandissant parmi les Etats Européens qui consiste à repousser les réinterprétations et à protéger la vie humaine et la famille. L’ancien l’ambassadeur des Etats Unis en Hongrie, Mark Palmer, affirme que l’expulsion de la Hongrie de l’Union Européenne, n’est plus, au jour d’aujourd’hui, impensable ». Mais l’analyste hongroise Julia Lakatos a minimisé l’importance de cette controverse, en déclarant au CSMonitor « beaucoup de critiques étrangères sont exagérées. »
[u]
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Ven 27 Jan - 22:05
si la Hongrie doit etre exclue de l'Union europeenne, ce serait une bonne chose !! et ce ne serait que la premiere pierre d'un edifice qui s'ecroule avant de sombrer dans les tenebres, d'ou il n'aurait jamais du sortir.
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Sam 28 Jan - 0:07
Krisztina Morvai (Hongrie) dénonce la mafia financière qui opère au sein du parlement européen, et s'indigne de la leçon de démocratie que lui donnent ceux qu'elle considère être directement responsables du chômage de masse en Europe.
[youtube][/youtube]
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Sam 28 Jan - 0:17
Hongrie 18/01/12 - Viktor Orban au parlement européen
[youtube][/youtube]
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Sam 28 Jan - 0:28
« si l’Europe ne reprend pas les valeurs chrétiennes, elle cessera d’exister »
Robert Schuman, une âme pour l’Europe
Le témoignage d'André Philip
Écoutons ce témoignage d'André Philip, protestant, député socialiste et Ministre des Finances et de l’Économie:
«J'ai connu Robert Schuman pendant une quinzaine d'années au Parlement, au gouvernement, puis au Mouvement européen. Ce qui m 'a d'abord frappé en lui, c'était le rayonnement de sa vie intérieure. On était devant un homme consacré, sans désirs personnels, sans ambition, d'une totale sincérité et humilité intellectuelle, qui ne cherchait qu'à servir, là et au moment où il se sentait appelé... Dans l'atmosphère enfiévrée des débats parlementaires, il était rafraîchissant de rencontrer un homme toujours prêt à engager le dialogue, cherchant à persuader, tenant compte des objections, toujours avec le même calme et une entière courtoisie. Pour atteindre son but, même le plus important, il n'a jamais employé un moyen vulgaire, exagéré le poids d'un argument, ni élevé la voix... Mais, par-dessus tout, il restera dans la mémoire de ceux qui l'ont connu comme le type du vrai démocrate, imaginatif et créateur, combatif dans sa douceur, toujours respectueux de l'homme, fidèle à une vocation intime qui donnait le sens à la vie». En publiant ce témoignage, son proche collaborateur, René Lejeune, l'accompagne de ce commentaire: «Le témoignage d'André Philip est crédible. Le regard qu'il porte sur lui va au-delà des apparences, il saisit l'essentiel. Il découvre un ‘homme consacré’, guidé par une ‘voix intérieure’. Et qui ne cherche qu'à ‘servir’. Trois mots clés de la vie et de l'action de ce modèle du politique. En effet, sur les pas de Robert Schuman, la sainteté de la politique se manifeste, non pas seulement par l'habileté et le savoir-faire, mais aussi dans la consécration d'un être tout abandonné à Dieu, dont il se sait l'instrument».
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Sam 28 Jan - 13:03
je pense que nous allons encore beaucoup entendre parler de la Hongrie,
et nous esperons ici etre une voix qui defende la Hongrie, donc aussi les valeurs fondamentales du droit a un pays de disposer de lui-meme, d'un peuple a choisir de revenir aux lois naturelles telles que Dieu les a etablies, d'un peuple a survivre dans un monde ou le Mal combat le Bien
et de ne pas succomber au diktat d'une Union europeenne, dont nous avons pu constater apres tant d'annees de gerance - et d'ingerence ! - qu'elle a entraine 27 pays dans le gouffre des problemes economico-financiers, et humains
la Hongrie, c'est un souffle de Dieu sur l'Europe chretienne, et donc sur le monde.
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Sam 18 Fév - 19:36
18 février 2012
La réponse hongroise au Soviet suprême européen
Le 17 janvier, la Commission européenne avait lancé un ultimatum à la Hongrie : elle avait un mois pour répondre à ses questions concernant trois réformes apparaissant contraires aux « valeurs européennes » (alors que d’habitude les gouvernements ont deux mois pour répondre).
Le gouvernement hongrois a donc envoyé hier sa réponse à la Commission européenne. Un texte d’une centaine de pages, répondant aux trois critiques qui lui sont faites, sur l’indépendance de la Banque centrale, l’indépendance de l’autorité de protection des données, et l’âge de la retraite pour les magistrats.
L’ambassadeur de Hongrie près l’UE a précisé qu’une vingtaine de pages sont consacrées à expliquer les raisons pour lesquelles les Hongrois ne doivent pas modifier le serment de fidélité à l’Etat que doit prêter le gouverneur de la Banque centrale. Serment qui ne met pas en cause l’indépendance de la Banque centrale, garantie dans la Constitution.
En ce qui concerne les magistrats, le texte explique que c’est un problème de retraites. Les juges de plus de 62 ans touchent à la fois une retraite et un salaire, car l’âge de la retraite est de 62 ans, mais ils continuent à exercer jusqu’à 70 ans. La réforme vise à rappeler que l’âge de la retraite est de 62 ans, et d’en finir avec le caractère quasi automatique de la prolongation. (Rappelons que la critique ubuesque de la Commission est qu’en alignant l’âge de la retraite des magistrats sur le régime général, le gouvernement se rend coupable de discrimination…).
Concernant l’indépendance de l’autorité de protection des données, le gouvernement hongrois, qui rappelle comment la nouvelle instance a été constituée et ne voit pas ce qu’on lui reproche, se dit prêt à faire des concessions, pour montrer sa bonne volonté.
D’autre part, le gouvernement hongrois a également répondu aux lettres comminatoires des commissaires Viviane Reding et Neelie Kroes.
Sur la première, l’ambassadeur déclare que les critiques (sur l’indépendance de la justice) ne correspondaient tout simplement pas au contenu réel de la loi mise en cause, et
sur la seconde (la loi sur les médias), que le gouvernement soumettra au Parlement des amendements à la loi selon l’avis donné en décembre par la Cour constitutionnelle (qui a validé la loi pour l’essentiel).
_________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
Bea Admin
Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
Sujet: Re: Hongrie : ce pays s'est reveille et va revivre ! exemple a suivre Ven 24 Fév - 15:18
495 millions d’euros pour faire plier Orbán
“Une menace à un demi-milliard d’euros” : le quotidien hongrois Magyar Hírlap consacre sa Une à la proposition, émise officiellement par Bruxelles le 22 février, de suspendre à partir de 2013, le versement des fonds de cohésion destinés aux régions hongroises défavorisées. Les Etats de l’UE seront appelés à avaliser le gel de 495 millions d’euros en mars prochain. Une décision qui interviendrait pour sanctionner les efforts insuffisants de Budapest pour lutter contre son déficit excessif.
Pour le quotidien de droite, qui se fait l’écho du gouvernement Orbán :
La décision est injuste parce qu’elle ne prend pas en considération les efforts déjà réalisés par le pays pour réduire le déficit.
L’autre quotidien de droite, Magyar Nemzet fait quant à lui part de son inquiétude et de son indignation :
Ce n’est plus une blague, le jeu devient sérieux. Jusqu’ici, ils ont joué avec notre réputation internationale à Bruxelles et à Strasbourg, mais maintenant les subventions européennes sont en jeu, ce qui peut compromettre l’avenir du pays […] Il ne s’agit pas de l’une de ces sempiternelles campagnes pour blâmer notre pays. La Commission a franchi le Rubicon.
Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus le sort du gouvernement Orbán que Bruxelles veut mettre à genoux. Cette décision touche le quotidien des citoyens hongrois […] et présente l’Europe comme une Union dont les dirigeants méprisent ses citoyens.