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Philippe-Antoine1 Gardien de la Foi
Nombre de messages: 395 Date d'inscription: 21/06/2011 Age: 59 Localisation: Région grenobloise (France)
 | Sujet: VATICAN II Jeu 16 Fév - 15:35 | |
| Pour ceux que ça intéresse, voici un site pour mieux comprendre le concile Vatican II : | Citation: | Bienvenue sur ce site conçu pour favoriser la réception du Concile Vatican II selon son esprit authentique. Nous désirons ainsi contribuer à réduire les déformations habituelles de ceux qui se trouvent à sa droite (ceux qui refusent tout progrès légitime approuvé par l'autorité en se référant à un concept fixiste et erroné de la Tradition) et à sa gauche (ceux qui désirent et mettent parfois en oeuvre des changements non conformes au Concile, bien qu'en s'y référant). Si vous désirez apporter votre contribution à cet apostolat, n'hésitez pas à prendre contact avec nous.
Ad majorem Dei gloriam,
Le webmestre
Avertissement: Cette documentation est mise à votre disposition pour la simple consultation. Pour un usage autre que privé ou confidentiel, veuillez prendre contact avec les ayants-droit lorsque cela est nécessaire. |
La suite :
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Sam 24 Mar - 21:38 | |
| 24/03/2012 9.00.36
Message du Pape aux délégations diocésaines de France réunies à Lourdes
Plus de 2 600 laïcs, religieux, religieuses, diacres et prêtres se réunissent en cette fin de semaine à Lourdes avec l’ensemble des évêques de France.
Ce rassemblement est organisé à l’occasion du cinquantenaire de l’ouverture du Concile Vatican II.
Trois demi-journées, ponctuées de célébrations, projections, reportages et témoignages, pour mettre en lumière ce que le Concile a apporté sur le Christ, l’Eglise et au service de l’homme.
Selon le porte-parole des évêques de France, l’objectif est de voir la réalité de ce que vit l’Eglise catholique en France dans la suite de Vatican II et d’aider les chrétiens à approfondir les textes du Concile.
Le Pape a envoyé aux participants un message dans lequel il revient sur l’importance de cet anniversaire.
Il y voit l'occasion d'un renouveau spirituel et pastoral dans le cadre de la Tradition de l'Église et sous la direction sûre du Magistère.
Un renouveau basé sur les textes des pères conciliaires toujours d’actualité et sur le témoignage offert par la vie des chrétiens eux-mêmes.
C’est ainsi que l’héritage de Vatican II produira de nouveaux fruits pour aujourd'hui rappelle Benoit XVI.
Un message vidéo du Pape a d’ailleurs été diffusé à l’ouverture du rassemblement ce samedi. Le reportage sur place d'Antoine Bellier
Texte intégral du message de Benoît XVI
Chers frères et sœurs de France,
C'est une grande joie pour moi de pouvoir vous adresser mon salut chaleureux à vous qui êtes venus nombreux, à Lourdes, en réponse à l’appel de vos Évêques, pour célébrer le cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile Vatican II. Je vous rejoins par la prière et par le cœur dans la démarche de foi que vous accomplissez auprès de la grotte de Massabielle.
Le Concile Vatican II a été et demeure un authentique signe de Dieu pour notre temps.
Si nous savons le lire et le recevoir à l’intérieur de la Tradition de l'Église et sous la direction sûre du Magistère, il deviendra toujours plus une grande force pour l'avenir de l'Église.
Aussi, je souhaite vivement que cet anniversaire soit pour vous et pour toute l'Église qui est en France, l'occasion d'un renouveau spirituel et pastoral.
En effet, il nous est ainsi donné de pouvoir mieux connaître les textes que les Pères Conciliaires nous ont laissés en héritage et qui n'ont rien perdu de leur valeur, afin de les assimiler et d'en faire produire des fruits pour aujourd'hui.
Ce renouveau, qui se situe dans la continuité, prend de multiples formes et l'année de la foi, que j'ai voulu proposer à toute l'Église en cette occasion, doit permettre de rendre notre foi plus consciente et de raviver notre adhésion à l'Évangile.
Cela demande une ouverture toujours plus grande à la personne du Christ, en retrouvant notamment le goût de la Parole de Dieu, pour réaliser une conversion profonde de notre cœur et aller par les routes du monde proclamer l'Évangile de l'espérance aux hommes et aux femmes de notre temps, dans un dialogue respectueux avec tous.
Que ce temps de grâce permette aussi de consolider la communion à l'intérieur de la grande famille qu'est l'Église catholique et contribue à restaurer l'unité entre tous les chrétiens, ce qui fut l'un des objectifs principaux du Concile.
Le renouveau de l'Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des chrétiens eux-mêmes pour que resplendisse la Parole de vérité que le Seigneur nous a laissée.
Chers amis, en fréquentant les témoins de la foi, comme sainte Bernadette l'humble voyante de Lourdes, Pauline Jaricot qui a suscité dans l'Église un nouvel élan missionnaire et tant d'autres, qui ont germé de la terre de France, vous grandirez dans la connaissance du Christ. Par leur service de Dieu et de leurs frères, ces hommes et ces femmes nous montrent combien la foi est un acte personnel et communautaire, qui implique aussi un témoignage et un engagement publics que nous ne pouvons négliger !
Sainte Jeanne d'Arc, dont nous célébrons cette année le sixième centenaire de la naissance, en est un exemple lumineux, elle qui a voulu porter l'Évangile au cœur des réalités les plus dramatiques de l'histoire et de l'Église de son temps.
Redécouvrir la joie de croire et l'enthousiasme de communiquer la force et la beauté de la foi est un enjeu essentiel de la nouvelle évangélisation à laquelle est conviée toute l'Église.
Mettez-vous en route sans crainte pour conduire les hommes et les femmes de votre pays vers l'amitié avec le Christ !
Chers Frères et Sœurs, que la Vierge Immaculée, Notre-Dame de Lourdes, qui a eu un rôle si important dans le mystère du Salut, soit aussi pour vous une lumière sur la route qui conduit vers le Christ, qu'elle vous aide à grandir dans la foi.
À vous tous, Évêques et fidèles, pèlerins de Lourdes, et à vous frères et sœurs de France qui êtes unis à nous par la radio ou la télévision, j'adresse de grand cœur une affectueuse Bénédiction Apostolique ! [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Sam 24 Mar - 21:43 | |
| Vidéo de l’intervention de Mgr Eric de Moulins-Beaufort,
« L’Eglise, signe de Dieu et annonciatrice de la paix ».
Elle est précédée de 2 petits reportages. dans le premier, on retrouve le P. Emmanuel Bohler, que vous pouvez lire sur ce blog ! [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Pourquoi ce blog ?
21 septembre 2011 Stéphane
Le cinquantième anniversaire de Vatican II, c’est le 11 octobre 2012. Il y a encore le temps avant d’être à cette date. Et puis, le Concile a duré 4 ans, jusqu’au 8 décembre 1965. Ce qui signifie que jusqu’en 2015, on va parler du concile, on va l’étudier. Alors pourquoi commencer dès maintenant ? Il me semble que quand on prépare un mariage, on s’y prend un peu à l’avance. on planifie le repas, on invite les convives. On réfléchit à ce qu’on va proposer pour l’animation de la fête (à moins d’inviter la personne idoine…), on réserve la salle, le curé et l’église, les dames commencent à regarder les robes de mariées, … Bref, on n’attend pas la dernière minute, sous prétexte que ça va durer toute la vie ! Eh bien, c’est pareil. Certes, il ne s’agit pas d’un sacrement, mais juste d’un anniversaire. Cependant, pour bien le vivre, pourquoi attendre ? Et puis, l’actualité nous presse à redécouvrir le concile. Que ce soient les discussions avec les membres de la fraternité sacerdotale Saint Pie X (les intégristes), ou bien les diverses polémiques autour du mariage des prêtres, de l’ordination d’hommes mariés,…
Plus positivement, il y a la préparation du Synode pour la Nouvelle évangélisation, qui aura lieu à Rome en octobre 2012. Il y a les défis des Églises locales, surtout en Occident, où la sécularisation et l’individualisme dénoncés par Benoît XVI jouent un rôle important tant au niveau de la communion entre les fidèles que du point de vue de leur rayonnement missionnaire.
Et puis, il y a l’invitation du pape à trouver la bonne clé de lecture du concile. C’était en 2005, lors de ce qui est devenu le véritable discours programmatique de son pontificat :
Quel a été le résultat du Concile ?
A-t-il été accueilli de la juste façon ?
Dans l’accueil du Concile, qu’est-ce qui a été positif, insuffisant ou erroné ?
Que reste-t-il encore à accomplir ?
(…) Les problèmes de la réception sont nés du fait que deux herméneutiques contraires se sont trouvées confrontées et sont entrées en conflit. L’une a causé de la confusion, l’autre, silencieusement mais de manière toujours plus visible, a porté et porte des fruits. D’un côté, il existe une interprétation que je voudrais appeler « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » ; celle-ci a souvent pu compter sur la sympathie des mass media, et également d’une partie de la théologie moderne. D’autre part, il y a l’ « herméneutique de la réforme », du renouveau dans la continuité de l’unique sujet-Eglise, que le Seigneur nous a donné ; c’est un sujet qui grandit dans le temps et qui se développe, restant cependant toujours le même, l’unique sujet du Peuple de Dieu en marche. Comme (encore) jeunes prêtres, nous voulons affirmer que le concile Vatican II, même si nous ne l’avons pas vécu, est aussi notre concile. A bientôt 50 ans de son ouverture, nous œuvrons au sein de l’Église qu’il a façonnée. Nous avons grandi dans cette Église, nous avons étudié les textes qui en sont issus du travail des pères conciliaires, nous avons vécu « l’esprit du concile » (avec ses richesses et ses limites parfois), et aujourd’hui, nous voulons continuer à découvrir ce que le Concile disait, à le faire découvrir et à le partager, pour toujours plus en vivre. Voilà pourquoi, ensemble, nous allons y réfléchir. Ensemble, et avec vous. N’hésitez pas à partager vos idées, vos remarques, vos commentaires. Dans la mesure du possible, nous vous répondrons le plus rapidement possible. Intervenez, posez des questions. Cette recherche que nous menons, c’est aussi avec et pour vous que nous voulons la faire. _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Sam 24 Mar - 21:49 | |
| Quelques vidéos, interviews ou reportages pour découvrir le Concile et son contexte… •Des vidéos du Jour du Seigneur sur l’ouverture du Concile, ses implications pour l’émission religieuse, les grands dossiers… •Le Jour du Seigneur nous invite à plonger dans les coulisses de l’évènement majeur de l’Eglise du siècle dernier, avec les chroniques Vatican II •Un article de Radio Vatican, pour souligner la dernière ligne droite vers les 50 ans du Concile. ◦Une présentation du pape Jean XXIII par le père Rosica, de Sel et Lumière TV •Des interviews sur le site de Radio Vatican, concernant la constitution dogmatique “Lumen Gentium” et ses théologiens. Premier volet : Introduction à Lumen Gentium En passant par le synode extraordinaire de 1985, Radio Vatican nous invite dans ce volet à trouver une définition de l’Église et à entrer dans la constitution Lumen Gentium. Deuxième volet : L’image de l’Église au cours des siècles L’image de l’Église repose parfois sur des images très anciennes. un invitation à revisiter les 2000 ans d’histoire de l’Église pour voir comment une image de l’Église s’est progressivement imposée, et reste parfois vive. Troisième volet : le changement opéré par le concile Vatican II dans la perception de l’Église Après avoir parcouru rapidement deux mille ans d’histoire pour retrouver les diverses images de l’Église avant le concile Vatican II, et avec le témoignage du cardinal Poupard, voyons comment le concile Vatican II a changé la manière dont l’Église se présentait et se comprenait. Quatrième volet : l’Église-Communion Suite de notre réflexion sur la définition de l’Église aujourd’hui autour du document Lumen gentium du concile Vatican II. Ce document a remis en lumière une ancienne appellation, largement reprise depuis : l’Église-communion. Cinquième volet : l’Église mystère Après avoir vu l’Église sous l’angle de la communion, une invitation à la découvrir comme un mystère. Sixième volet : l’Église peuple de Dieu « Le Christ est la lumière des peuples » : c’est ainsi que commence la Constitution dogmatique Lumen Gentium, un document que nous suivons depuis quelques semaines pour essayer de mieux comprendre ce qu’est l’Église. Découvrons cette dimension de peuple. Septième volet : l’Église missionnaire Le père Christoph Théobald, qui a publié un livre intitulé : « La Réception du Concile Vatican II, Tome 1 : Accéder à la source », nous emmène à la découverte de l’Église sous l’angle de la mission. Huitième volet : le concile vécu par Benoît XVI Parmi les experts du concile qui ont travaillé plus particulièrement le document Lumen Gentium, se trouvait un jeune théologien, Joseph Ratzinger. Quarante-cinq ans plus tard, devenu Pape, comment sa manière de gouverner présente-t-elle ce mystère de l’Église ? Pour donner suite à cette série, Radio Vatican propose quelques portraits de grands théologiens français ou francophones qui ont influencé la rédaction du Concile et de la constitution dogmatique sur l’Église. Premier volet : le père Henri de Lubac, s.j. Après avoir pris le temps de découvrir comment le concile Vatican II décrivait l’Église, nous vous proposons de voir quelques grandes figures de théologiens. Des chercheurs qui ont marqué la réflexion sur l’Église et les débats du concile Vatican II. Et c’est avec le cardinal Henri de Lubac que nous commençons ce nouveau cycle. Deuxième volet : le père Congar, o.p. Parmi les grands théologiens qui ont collaboré à la réalisation du concile Vatican II, le père Yves Congar figure en bonne position. Spécialiste de l’histoire et de la théologie de l’Église, c’est fort logiquement qu’il a pris part à l’élaboration des textes conciliaires. Retour avec Étienne Fouillioux sur les idées et l’histoire de ce dominicain. Troisième et dernier volet : Mgr Philips Dernier volet sur les théologiens qui ont fait le concile, avec un prêtre belge, Mgr Philips, qui a joué un rôle important dans la rédaction de la constitution dogmatique Lumen Gentium. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


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 | Sujet: Re: VATICAN II Dim 25 Mar - 12:13 | |
| DIRECT à LOURDESParole du Cardinal Vingt-Trois : « L'homme est la route de l'Église »Diffusé le 25/03/2012 / Durée 60 mn VIDEO : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Le rassemblement national des Églises diocésaines a lieu le samedi 24 et le dimanche 25 mars. Une célébration pour vivre une expérience spirituelle en Église, sous les signes de la joie et de l'espérance. Mgr Claude Dagens met en évidence Le Christ, Lumière du monde (Constitution dogmatique Dei Verbum) au coeur de l'enseignement catholique, Mgr Éric de Moulins-Beaufort introduit la vision de l'Église, signe de Dieu et annonciatrice de la paix (Constitution dogmatique Lumen Gentium), le cardinal Vingt Trois rappelle combien la place de l'homme est la route de l'Église (Constitution pastorale Gaudium et Spes). Ces thématiques permettent de recueillir ce que le concile a apporté à l'Église, à notre conscience chrétienne. _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Lun 26 Mar - 22:16 | |
| ZF12032606 - 26-03-2012 Permalink: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Vatican II, « boussole fiable », par temps de brume ou de tempêtesTémoignage du card. Roger Etchegaray à LourdesROME, lundi 26 mars 2012 (ZENIT.org) – « A la fin du Jubilé de l’An 2000, Jean-Paul II n’hésita pas à présenter le Concile comme une « boussole fiable », par temps de brume ou de tempêtes », a rappelé le cardinal Roger Etchegaray, président émérite des Conseils pontificaux Cor Unum et Justice et Paix, lors du rassemblement de Lourdes, samedi 24 mars, dans ce témoignage. Témoignage du cad. Etchegaray: Lourdes, samedi 24 mars à 9h15 Merci (…) pour ce Rassemblement, vraiment ecclésial, du peuple de Dieu dans toute son amplitude. Merci d’en avoir eu l’idée heureuse ... mais trop rare ! Vous m’avez demandé un témoignage de « 5 à 6 minutes », pour faire le tour de ce colosse de Concile que j’ai fréquenté d’un bout à l’autre et jusqu’à ses moindres recoins. Eh bien, sans hésiter, j’ai dit oui pour la joie et l’espérance que vous me donnez d’être avec vous, d’être à Lourdes, où j’avais conduit depuis l’aula conciliaire un bon groupe d’évêques pèlerins des cinq continents... Je ne veux pousser ici aucun cocorico gaulois, mais à chaque étape de Vatican II, je pouvais rencontrer quelques Français, évêques, théologiens, observateurs (hommes et femmes), de grands acteurs d’une grande histoire dont vous êtes plus que de simples héritiers. Qu’ai-je entendu lorsque Jean XXIII a annoncé le Concile ? « Je veux ouvrir la fenêtre de l’Eglise, afin que nous puissions voir ce qui se passe dehors, et que le monde puisse voir ce qui se passe chez nous ». Et il se rendit complice des journalistes grâce auxquels tout le peuple de Dieu s’est senti concerné. Ainsi le Concile a été presque acculé à faire au grand jour son « aggiornamento ». Paul VI, à la fin des quatre sessions conciliaires, dans son style si expressif déclare : « Le Concile a mis tout à la fois en évidence et à l’épreuve la vitalité de l’Eglise ». On ne peut penser à l’une sans penser à l’autre. Une Eglise capable de témoigner l’absolu de Dieu au sein des solidarités humaines. Quant à Jean-Paul II, il fut d’abord l’évêque le plus appliqué à diriger durant dix ans à Cracovie son synode diocésain sur un Concile qu’il avait vécu intensément. Devenu Pape, il institua fin 1985, un synode extraordinaire pour voir ce que l’Eglise avait fait de son Concile, 20 ans après. A la fin du Jubilé de l’An 2000, il n’hésita pas à présenter le Concile comme une « boussole fiable », par temps de brume ou de tempêtes. Et Benoît XVI, dont un évêque ici présent vient de publier sous le titre « Mon Concile Vatican II » l’impressionnant dossier de l’expert Ratzinger, nous ne pouvons douter de sa fidélité tenace. A l’heure où le Concile paraît à certains s’éloigner d’un horizon qui, à vrai dire, n’est plus le même aujourd’hui, la seule route praticable est d’y entrer encore plus profondément prendre le large à partir de sa lettre et de son esprit saisis ensemble. Il nous faut relire l’exposé du professeur de Tübingen au Katholikentag à Bamberg, le 14 juillet 1966 (republié il y a un mois dans la Documentation Catholique). J’en extrais ces mots de conclusion : « Le Concile n’est pas un mérite pour l’Eglise, un mérite dont elle pourrait se prévaloir et qu’elle pourrait opposer aux autres comme un titre de gloire ; il est un appel du Seigneur à marcher à sa suite. Le Concile n’est pas un refuge où s’installer confortablement et oublier la route. Il est un nouveau départ ». Mon dernier mot ... à la 7ème minute ! Ne manquons pas l’heure du Concile ! Cardinal Roger Etchegaray _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Jeu 29 Mar - 15:06 | |
| Les évêques français ont achevé leurs travaux de printemps à Lourdes
Les évêques français ont achevé ce jeudi leur assemblée plénière de printemps à Lourdes.
Dans son discours conclusif, le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques a remercié les organisateurs du rassemblement national qui a précédé l’assemblée et qui a ouvert les commémorations du cinquantenaire du concile Vatican II.
"L’année de la foi lancée par le Pape" – a-t-il noté – est une piste d’avenir pour recueillir les fruits encore à venir du Concile.
Pour le cardinal Vingt-Trois, le dynamisme de l’évangélisation, aujourd’hui en France, est indissociable de la rencontre des autres religions dans le champ social.
Cela dit le refus de toute forme de prosélytisme ne doit pas empêcher le témoignage de la foi. Les travaux des évêques ont été l'occasion d'aborder de front les problématiques liées à la campagne électorale française, en particulier les tensions liées à la place des religions dans la société.
Le président de la Conférence des évêques a dénoncé certains groupes religieux qui déploient une stratégie de conquête ou de confrontation, qui dans certains ensembles scolaires vont parfois jusqu’à la violence. Pour l’archevêque de Paris, les difficultés de l’intégration sociale prennent une forme de confrontation religieuse.
La foi catholique ne se situe pas dans ce rapport de forces. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Lun 2 Avr - 1:56 | |
| la guerre perdue du Vatican : encore une attaque en regle qui se prepare sur l'Eglise Catholique, en prenant le pretexte de Vatican II !! "La Guerre Perdue du Vatican" - teaser Un film de Patrick Benquet Diffusion sur FRANCE 3 le lundi 2 avril 2012 à 23h05 Produit par Christine Camdessus Une co-production ALEGRIA PRODUCTIONS / CFRT Avec la participation de France Télévisions et de Planète + [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]© ALEGRIA PRODUCTIONS, 2012 - il sera interessant dans peu de temps d'apprendre qui est derriere ce documentaire, dont la bande annonce n'est guere reluisante... journalistes athees ignorants tout de la religion Catholique ou bien des cures trop progressistes, dans le genre de ceux qui s'elevent aujourd'hui contre la Voix de Benoit XVI... ces rebelles dont nous avons deja entendu parler.... jusqu'au ton du commentateur qui est 'mortuaire'.... Jean XXIII taxe de vieillard et les Papes suivants tellement 'encenses' que cela frise l'insulte... ne leur deplaise.. l'Eglise Catholique est bien vivante !!!!
et Benoit XVI surement l'homme le plus cultive et le plus intelligent de ce 21eme siecle
(a savoir : ce doc est une production de la fille d'un ancien directeur du FMI... et ex gouverneur de la Banque de France, prenom Michel..... famille 3 points) _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Lun 2 Avr - 8:14 | |
| mais.. la ou le bat blesse...
en revisionnant la video... on s'apercoit que le documentaire est co-produit par - Alegria productions - CFRT - Java films
alors.. nouvelles recherches...CFRTsur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Des programmes pour d'autres diffuseursCREATIVITE AUDIOVISUELLEFort de son expertise éditoriale dans le domaine religieux , le CFRT soutient la création audiovisuelle et contribue à la richesse de programmation des principaux diffuseurs français. Son objectif est de stimuler la production et la production de programmes guidés par une préoccupation religieuse et humaniste, hors du créneau horaire du dimanche matin sur France 2. En 2007 et 2008, le CFRT a engagé différentes coproductions sur deux axes : des documentaires et des magazines. DES PROGRAMMES SUR LES CHAINES DU CABLE Le CFRT soutient la production d'émissions chrétiennes sur les chaînes locales du câble, notamment dans 5 diocèses, et accompagne celles qui sont en transition vers une diffusion TNT. Ce soutien se manifeste par un conseil éditorial et un apport numéraire et technique et aboutit à la coproduction d'émissions qui, pour certaines seront désormais diffusées sur ce site. ==================== Organisation du CFRTSi le CFRT vit, grandit, et remplit aussi amplement sa mission depuis tant d'années, c'est grâce à une équipe expérimentée qui, à tout niveau, agit avec conviction et professionnalisme, au sein d'une structure solide. L'ÉQUIPE Une cinquantaine de permanents œuvrent dans les différents secteurs d’activités du CFRT répartis en trois pôles : ● l’éditorial : qui intègre l’unité de programmes messes, les magazines et documentaires, les coproductions, et l’unité de production internet, ● la fabrication : qui rassemble la production et les systèmes d’information, ● les supports : qui regroupent le Service communication, les relations donateurs, la comptabilité et les Ressources humaines. Il faut ajouter 200 intermittents du spectacle, qui participent à la réalisation technique des émissions. Tous, permanents et intermittents, sont[b] attentifs aux valeurs du CFRT.[/b] LE PRODUCTEUR Depuis les origines, le producteur du Jour du Seigneur est un frère dominicain. Il est proposé par le provincial des dominicains. La CEF (Conférence des Évêques de France) le nomme pour 3 ans. Il est ensuite présenté au président de France Télévisions. Depuis octobre 2009, le producteur est Philippe Jeannin, 53 ans, du couvent Saint-Jacques à Paris. Il est entré chez les dominicains en 1978. Il prend la direction du CFRT après avoir dirigé pendant 14 ans le Pèlerinage du Rosaire. LE PRÉSIDENT Depuis juillet 2010, le conseil d’administration est présidé par Hugues de Chastellux, spécialiste dans le financement d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles. En 2002, il a créé Lucy Finance, une société de conseil et de gestion de fonds, dont il est aujourd’hui le président. L'ASSOCIATION Le CFRT est une association régie par la loi de 1901. L'association réunit son assemblée générale une fois par an, et est animée par un conseil d'administration. Ses membres se réunissent chaque trimestre. Actuellement 11, ils sont chargés de voter et de contrôler le budget permettant de réaliser les objectifs établis. Sont membres de droit : le président du CFRT, le producteur du Jour du Seigneur, un représentant du provincial des dominicains. Les autres administrateurs, élus par l'assemblée générale, sont des personnalités issues du monde de l'audiovisuel ou des institutions catholiques. Les comptes sont contrôlés et audités par le cabinet d'expertise Mazars et le commissaire aux comptes Deloitte. LE COMITÉ DE SUIVI Un comité de suivi est chargé par la CEF d'aider le CFRT à réaliser l'émission sur France 2. Ce comité, composé de 5 membres dont 2 évêques, le président du CFRT et le provincial des dominicains, examine la politique des programmes et la gestion des moyens. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]stimuler la production et la production de programmes guidés par une préoccupation religieuse et humaniste, .. on croit rever....
il y a bien des 'judas' dans l'eglise de France.....
dans la vraie Eglise Catholique Romaine et Apostolique, on est 'humain' et pas 'humaniste' !!! terme cher aux francs-macons...
il est deplorable que des 'responsables' dans l'eglise de France ne soient pas respectueux des Enseignements de notre Saint Pere
ne doutons pas qu'il sera mis au courant de cette 'verrue' dans l'eglise de France... _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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|  | | Bea Admin


Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Lun 2 Avr - 8:19 | |
| 9/10/09 - 15 H 42 mis à jour le 9/10/09 - 15 H 41
Philippe Jeannin prend en main la destinée du Jour du Seigneur
Ce dominicain, jusqu'ici directeur du pèlerinage du Rosaire, devient le nouveau producteur du rendez-vous le plus ancien de la télévision française
« Nos destins sont faits d'opportunités. J'étais libre et disponible lorsqu'on m'a proposé de diriger le "JDS". Pour saisir l'occasion qui se présente, il faut bien sûr avoir fait preuve de compétence, mais le plus décisif reste votre disponibilité », souligne le dominicain Philippe Jeannin. À 52 ans, après avoir dirigé pendant quatorze ans le pèlerinage du Rosaire, le voilà donc chargé de présider aux destinées du rendez-vous le plus ancien de la télévision française et la seule tranche horaire réservée au culte et à l'actualité catholique sur France Télévisions.
Philippe Jeannin est né en 1956 à Besançon. Un père militaire de carrière, reconverti buraliste pour des raisons de santé, une mère institutrice, un frère et une soeur, le futur directeur du « JDS » n'a pas vu le jour dans « une famille bigote ».
De son enfance, il se souvient surtout de ses rapports âpres avec un père dur. « Ce n'était pas un homme facile. Il avait été profondément marqué par l'Indochine et le Maroc. C'était une personnalité blessée. J'avais une relation conflictuelle avec lui. Mais un jour, un an avant sa mort en 1995, je l'ai vu pleurer dans sa chambre après une discussion sur la mort, sa mort. Je me suis assis près de lui, et pendant quelques secondes, je peux dire que je l'ai rencontré. Un moment de communion intense, unique, qui me permet aujourd'hui de penser que je ne suis pas passé à côté de mon père. »
Une relation amoureuse le détourne de sa vocation
Sa vocation religieuse ne s'est pas réalisée sans heurts. Élevé en grande partie par sa grand-mère paternelle, Philippe Jeannin se rendait volontiers tous les dimanches à la messe. Un prêtre le marque particulièrement, le curé d'Ornans. « Après mon bac, je suis entré au séminaire de Dijon en pensant à lui. Ma vocation doit aussi beaucoup aux retraites que je faisais à l'abbaye d'Acey : la vie cistercienne m'attirait, les fraternités monastiques de Jérusalem aussi, qui venaient alors régulièrement en retraite à Acey. J'étais séduit par la beauté de leur liturgie et la jeunesse de la communauté. Mais finalement, j'ai frappé au grand séminaire. » Pour peu de temps. Une relation amoureuse le détourne de sa vocation de prêtre. « J'ai travaillé dans le bâtiment, je suis devenu conducteur de travaux
jusqu'au jour où l'appel s'est à nouveau imposé. Mes émois amoureux s'étaient peu à peu éloignés. »
Le jeune homme était resté en lien avec le supérieur de la maîtrise de Besançon, le P. Gérard Daucourt, futur évêque de Nanterre. Celui-ci lui fait connaître les dominicaines de Béthanie, à Montferrand-le-Château. Et c'est ainsi qu'avec trois amis, il frappe un jour de 1978 à la porte des frères prêcheurs. Un choix qu'il ne regrette pas.
Le Rosaire, « une expérience formidable »
Après avoir été ordonné prêtre en 1984, il apprend l'arabe et passe deux ans en Égypte : une expérience forte, dans une Église d'Orient peu connue. Entre 1989 et 1993, il est appelé dans le diocèse de Lyon pour monter le service des affaires culturelles. Le temps de rencontrer de futures grandes figures de la vie artistique d'aujourd'hui et de découvrir le théâtre d'Olivier Py.
Et puis, il prend en charge le pèlerinage du Rosaire. « Une aventure spirituelle formidable. Une occasion pour moi de réfléchir profondément à la question du pardon. Peut-on vivre sans pardonner ? Comment pardonner ? Des questions essentielles qui se posent avec une grande vérité lorsque l'on s'occupe d'un tel pèlerinage. J'ai compris peu à peu, en relisant ma vie, en écoutant les autres que, lorsque l'on se sent blessé, lorsque l'on se croit victime d'une injustice, il ne faut pas attendre de l'autre le geste qu'il faut pour guérir de cette offense. J'ai compris combien nous devons, nous-mêmes, faire ce geste. » Laurent LARCHER [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Jeu 5 Avr - 20:55 | |
| jeudi 5 avril 2012
Mgr Simon et Vatican II 10 ans ou 50 ans après par l'abbé Guillaume de Tanoüarn
« Les fondateurs de cet Institut n’ont pas vraiment choisi de revenir au sein de l’Église romaine. Ils ont été tout simplement mis à la porte de la Fraternité Saint-Pie X et Rome les a réintégrés ensuite, à leur demande ».
Ainsi parle Mgr Simon, évêque de Clermont-Ferrand, à propos des fondateurs de l'Institut du Bon Pasteur.
Je ne peux évidemment parler ni pour l'abbé Laguérie, ni pour l'abbé Aulagnier, ni pour l'abbé Héry.
Mais je peux parler en mon nom propre. J'ai, quant à moi, très clairement choisi depuis toujours cette Eglise universelle que l'on nomme catholique en grec. J'ai aimé l'oeuvre prophétique de Mgr Lefebvre, qui en 1976, dans l'euphorie postconciliaire, se battait seul pour la liturgie latine et contre les mauvaises lectures du Concile. J'ai cru à "l'opération survie" qu'ont représenté les sacres de 1988 : il y avait une telle paix ce jour là sur la prairie, à Ecône. Manifestement ces sacres étaient de Dieu. Ils ont créé électrochoc nécessaire à l'Eglise universelle, qui s'endormait dans ses pseudo-réformes. Ils ont également permis un essaimage de la Fraternité Saint Pie X en sa jumelle, la Fraternité Saint-Pierre. Ils n'ont, en eux-mêmes, créé aucun schisme puisque les quatre évêques sacrés ce jour là (sans compter le cinquième Mgr Licinio Rangel) ont été désexcommuniés sans autre forme de procès le 21 janvier 2009.
Pour ce qui est de l'affaire Laguérie en 2004 (muté sans explication en Amérique Latine comme l'abbé Mercury aujourd'hui), il était clair pour moi dès le départ (je l'ai écrit dans Pacte, qui doit être disponible sur ce site) que le droit de l'abbé Laguérie était de faire appel à l'instance supérieure et que si la Fraternité Saint Pie X lui déniait ce droit, il devait aller à Rome. Je me suis solidarisé avec lui dans cette démarche romaine que je lui ai fortement suggérée dès le départ, car le dysfonctionnement de la FSSPX, livrée à l'arbitraire d'un homme, était trop clair pour que cela soit supportable. L'esprit sectaire montait. Je crois que l'affaire Laguérie a aidé beaucoup de personnes à en prendre conscience, et cela jusque dans la FSSPX.
Notre recours à Rome est dès l'origine un recours filial. Nous savions bien que l'Eglise est à Rome pas à Ecône, comme semble l'imaginer à notre sujet Mgr Simon. Mgr Lefebvre a servi à une réception critique du Concile, mais il n'est pas l'Eglise. Il se serait offusqué qu'on le considère comme dépositaire de la légitimité ecclésiale. Il ne voulait même pas passer pour "le chef des traditionalistes". Son opération est ponctuelle : il l'a lui-même baptisé "opération survie".
Le motif de son opération survie est évidemment fondamental : c'est la vérité, le droit absolu de la vérité surnaturelle sur nos esprits.
Un certain cardinal Ratzinger, en juillet 1988, le dit presque en ces termes dans une conférence prononcée à Santiago du Chili qui restera célèbre et laisse présager les grandes encycliques de la deuxième partie du pontificat de Jean Paul II Veritatis splendor (1993), mais déjà Centesimus annus (1991). J'ai essayé de développer ce thème dans un livre épuisé mais disponible sur Internet 'Vatican II et l'Evangile'.
Et justement je tombe sur l'épilogue d'un gros livre qui vient de paraître en français, toujours du même Joseph Ratzinger (pas encore cardinal), qui nous livre sa vision des choses "dix ans après Vatican II". Les formules sont roides. J'espère qu'elles ne choqueront pas Mgr Simon. Je les cite quand même...
Il faut vous procurer 'Dogme et annonce', publié cette année chez Parole et silence.
Citant l'écrivain français Daniel-Rops, le futur pape souligne qu'au moment où l'on convoque Vatican II, "aucune crise ne se profile à l'horizon".
Dix ans après (en 1972), "que s'est-il passé ?
Le Concile a-t-il créé la crise, puisqu'il n'y en avait pas à résoudre. Beaucoup partagent cette opinion.
Elle n'est certainement pas tout à fait erronée, mais elle ne reflète qu'une partie de la vérité".
Opinion nuancée du théologien : il y a du vrai (mais pas toute la vérité) dans l'opinion de ceux qui disent que le Concile a créé la crise. J'en parlais tout à l'heure avec un confrère après la concélébration de la messe chrismale, je dirais que Vatican II a révélé une crise qui couvait depuis fort longtemps...
Au lieu de l'éteindre, il a constitué un signal d'intensification, il lui a donné une force inouïe en apparaissant comme "un signe des temps", libérant les germes de rationalisme religieux et politique, que le néothomisme maritainien n'avait pas su conjurer (et avait peut-être même laissé grandir).
Dans ce texte, le futur pape met en cause avec violence le cléricalisme.
Au lieu de s'occuper de ce qu'il faut dire aux hommes (selon la belle formule d'André Charlier), le Concile s'est occupé des intérêts des clercs avec "un égoïsme qui passe à côté des hommes".
Je cite ce texte, magistral :
"J'ai l'impression que de plus en plus de gens commencent à comprendre que le pragmatisme épuré des réformes structurelles ecclésiastiques néglige précisément ce qu'il faudrait donner aux hommes ; en fait le fanatisme des réformistes structurels est un nouveau cléricalisme, un égoïsme clérical qui passe à côté des hommes et se préoccupe surtout de ses propres intérêts. Les contrepoids de ces soi disant progrès sont encore faibles, mais ils se constituent et laissent apparaître lentement, du milieu de cette fermentation en gestation dans laquelle nous nous trouvons dix ans après le Concile, un renouveau digne de ce nom".
Josef Ratzinger donne des exemples de cet égoïsme clérical qu'il met en cause comme caractéristique de l'après-concile :
- la fin de l'espace sacré ;
- la fin d'une liturgie qui permette de s'échapper du quotidien ;
- l'obsession d'un "ministère fonctionnel".
Quant au renouveau, il le voit non comme une application de l'esprit de Vatican II mais comme un "contrepoids".
Le terme est fort. J'allais dire, on sent qu'il a été... pesé !
Il constitue un encouragement pour tous ceux, évêques et prêtres, qui tentent, de leur côté, de faire contrepoids. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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Nombre de messages: 12636 Date d'inscription: 18/11/2010
 | Sujet: Re: VATICAN II Lun 7 Mai - 21:22 | |
| Les papiers perdus de Vatican IIUn demi-siècle après le concile, une grande partie de sa documentation attend encore d'être reclassée et étudiée. Certains documents de valeur ont même été égarés. La protestation choc d'un archivistepar Sandro Magister ROME, le 7 mai 2012 – Comme on le sait, Benoît XVI a décidé qu’il y aurait une Année de la Foi spéciale. Elle commencera le 11 octobre prochain et coïncidera avec deux anniversaires : - le cinquantième de l'ouverture du concile œcuménique Vatican II et - le vingtième de la promulgation du Catéchisme de l’Église Catholique. Ni l'un ni l’autre de ces deux anniversaires ne sont paisibles. Le Catéchisme a souffert et souffre encore d’un refus très répandu, y compris au sein de l'épiscopat et du clergé. En ce qui concerne le concile, la polémique quant à son interprétation et à sa réception est encore vive aujourd’hui et elle a même donné lieu à un schisme qui a séparé l’Église de Rome et les fidèles de l’archevêque Marcel Lefebvre. Dans la lettre apostolique en forme de motu proprio "Porta fidei" par laquelle il a proclamé l'Année de la Foi, Benoît XVI exprime le souhait que celle-ci soit "une occasion favorable" de lire et d’accueillir les documents du concile "dans le cadre d’une herméneutique correcte", parce ce n’est qu’ainsi qu’"il peut être et devenir de plus en plus une grande force pour le renouvellement toujours nécessaire de l’Église" : > "Porta fidei" Le pape Joseph Ratzinger a consacré à l’herméneutique, c’est-à-dire à l'interprétation, de Vatican II le premier des discours de vœux qu’il a adressés à la curie romaine : > "Expergiscere, homo..." Bien évidemment, la reconstitution historique de l'événement qu’est le concile est également essentielle pour son herméneutique.Et, pour que cette reconstitution soit fondée, il faut que les historiens travaillent sur une documentation exhaustive à propos de cet événement. Or, même si cela peut paraître incroyable, il "existe toute une série de papiers et de documents encore inexplorés et très précieux pour comprendre à la fois l’esprit du concile et l’herméneutique correcte de ses documents". C’est ce qu’écrit un archiviste des Archives Secrètes du Vatican en conclusion d’un impressionnant compte-rendu qu’il a rédigé et qui a été publié dans "L'Osservatore Romano" du 1er mai 2012.Cet archiviste, Piero Doria, a travaillé et travaille encore actuellement à rassembler et à mettre en ordre – pour la rendre accessible aux chercheurs – une énorme masse de documentation relative aux travaux conciliaires, qui, au fil du temps, était devenue la proie de l’incurie ou avait même été partiellement dispersée. Par exemple, on a découvert que, parmi les papiers qui ont été égarés, il y a "le registre de protocole de la commission théologique et de la commission 'De doctrina fidei et morum'", c’est-à-dire de deux commissions conciliaires d’une importance capitale.D’autres paquets de documents ont heureusement été retrouvés et récupérés au domicile de l’un ou l’autre des pères conciliaires ou des experts. Mais laissons Piero Doria décrire l’état de la situation et le degré d'avancement des travaux de catalogage des documents.On trouvera ci-dessous un large extrait de son article choc paru dans "L'Osservatore Romano".__________ BIEN DES POINTS DU CONCILE SONT ENCORE À ÉTUDIERpar Piero Doria Le 27 septembre 1967, Paul VI décidait de créer les Archives du Concile Vatican II, [...] "un service provisoire chargé de l’impression des actes du concile et du classement scientifique de tout le matériel d’archives". [...] Le nouveau service fut également chargé, conformément aux intentions de Paul VI, de mettre progressivement à la disposition des chercheurs l’énorme masse de documents. Le pape Montini savait en effet qu’il était important, comme le montre l’histoire des conciles, d’éviter tout de suite, en favorisant l’étude des documents d’archives, les dérives théologiques ou les interprétations de documents subjectives qui auraient pu soit fausser l’esprit du concile, soit empêcher une lecture correcte des documents conciliaires eux-mêmes. [...]Les Archives du Concile Vatican II, qui dès leur création eurent comme destination finale les Archives Secrètes du Vatican, regroupent plusieurs fonds d’archives particuliers. [...] Le service des Archives s’installa d’abord au 10, via Pancrazio Pfeiffer. [...] Au mois de juillet 1975, il fut transféré au Palais des Congrégations, piazza Pio XII, [...] où il est resté jusqu’au 9 mars 2000, [...] date à laquelle le cardinal Jorge Maria Mejía, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine, et le père Sergio Pagano, préfet des Archives Secrètes du Vatican, prirent officiellement possession des Archives du Concile Vatican II, l’auteur de ces lignes étant présent en tant que responsable de la rédaction de l’inventaire. Le dépôt de la documentation dans les locaux des Archives Secrètes du Vatican eut lieu dans les jours qui suivirent, sous la supervision du préfet, avec ma collaboration et celle de quelques employés des Archives Secrètes du Vatican.
Au moment du dépôt, les Archives du Concile comptaient 2 001 enveloppes non numérotées.Au terme des opérations de dépôt et de la reconstitution fidèle de l’ordre établi par le Service déposant, j’ai commencé à consulter pour l’étudier la monumentale documentation afin de définir les critères et le genre de l’inventaire à rédiger et [...] je me suis immédiatement rendu compte de la complexité de sa nature. [...] Complexité également confirmée par des mémorandums de Mgr Emilio Governatori, archiviste, conservés dans les Archives du Concile, dans lesquels, [...] parlant des phases antépréparatoire et préparatoire, il avait écrit : "Pendant deux bonnes années, tous les documents concernant les réponses des évêques, qui constituaient le premier et le plus gros noyau des Archives, ont servi à la rédaction des volumes d’'Acta et documenta' : ce sont les originaux eux-mêmes qui ont été manipulés pour ce faire, parce qu’il n’y avait pas de photocopieuse efficace. L’ordre établi par ceux qui avaient rassemblé les documents a été faussé et réorganisé à plusieurs reprises parce que les responsables de la correction des épreuves prélevaient les documents nécessaires sans en informer le moins du monde l’archiviste". Et plus loin : "Jamais il n’y a eu un unique et véritable responsable des Archives et du Protocole. De très nombreux documents, parmi les plus importants, étaient conservés par le secrétaire lui-même dans ses archives particulières : ce n’est qu’en 1962, peu de temps avant le concile, que le secrétaire a pu faire une révision de ses archives et que beaucoup de documents sont passés aux archives générales. Un grand nombre de documents n’a jamais fait l’objet d’un protocole, ou alors très tardivement : il est donc possible que beaucoup de documents ne se trouvent pas dans l’ordre chronologique voulu, en termes d’emplacement aussi bien que de protocole". [...] Ces témoignages, malheureusement tous vérifiables, ainsi que d’autres faits (comme la présence excessive de photocopies ; l’utilisation de textes originaux ou de copies originales comme épreuves pour l’impression ; les votes des évêques séparés et rangés par thèmes dans des enveloppes différentes ; des lettres d’accompagnement et des votes joints, parfois sans signature, sans date et sans numéro de protocole, conservés dans des enveloppes différentes ; absence de certains registres de protocole) ont amené le préfet des Archives Secrètes du Vatican a prendre la décision [...] de procéder à la rédaction d’un inventaire analytique, autrement dit document par document, de toute la documentation des Archives du Concile, en étant bien conscient du fait qu’un inventaire de ce genre allongerait certainement la durée du travail, mais apporterait, en compensation, à la fois un instrument de recherche très utile pour les chercheurs et [...] une table des matières complète et totale de cette très importante documentation. Au point d’avancement actuel des travaux, 1 465 enveloppes sur un total de 2 153 ont été inventoriées, représentant plus de 7 200 pages d’inventaire réparties en 18 volumes, dont le XVIIIe est encore en cours de réalisation mais comprend déjà 408 pages. [...] En revanche, en ce qui concerne les Archives, [...] je dois dire [...] que le service n’a pas prêté une attention particulière à leur reclassement et que, au contraire, le travail de publication des volumes des "Acta Synodalia" a absorbé toute l’énergie, ou presque, des employés du service, surtout après l’affectation à d’autres fonctions, au mois de décembre 1968, d’Emilio Governatori qui avait été jusqu’à ce moment l’archiviste du secrétariat général. [...] Je crois pouvoir dire qu’au moment de son départ [...] le reclassement a été interrompu et qu’il n’a pas été poursuivi avec le même “enthousiasme” par ses successeurs immédiats. Seules ces raisons peuvent expliquer un classement aussi approximatif de la documentation, surtout en ce qui concerne le secrétariat général [du concile]. Pour cette section, en effet, les enveloppes ont été classées extérieurement d’une manière parfois confuse qui, malheureusement, ne fait de référence particulière [...] ni à un ordre chronologique, ni à un ordre thématique, et surtout sans aucune sorte de numérotation extérieure des enveloppes, ce qui explique peut-être en partie qu’après avoir été consultées elles aient été remises à une place qui n’était pas la leur. [...]Il faut également tenir compte du fait que les personnes appelées à travailler comme archivistes n’avaient pas toujours les compétences nécessaires. [...] Prenons un exemple valable pour tous : le registre de protocole. En général, ses critères de rédaction ont été bien respectés ; mais parfois ces critères ont été trop personnalisés, avec des résultats parfois contradictoires, comme dans le cas des registres de protocole rédigés par le secrétariat pour l’unité des chrétiens. [...] Un autre aspect du problème doit être signalé : c’est la dispersion de la documentation, qui s’est produite pendant les travaux conciliaires mais qui ne signifie pas automatiquement que les papiers soient perdus. Il est malheureusement arrivé aux secrétaires des commissions, en particulier, de rapporter chez eux du travail et donc les papiers correspondants. Dans certains cas, ces papiers ont été perdus, dans d’autres, heureusement, ils ont été récupérés.Je me limiterai à citer deux cas. Le premier concerne le registre de protocole de la commission théologique et de la commission "De doctrina fidei et morum". Malheureusement, dans ce cas, il faut parler, au moins dans l’état actuel de la situation, de la perte de ce précieux instrument de recherche. En effet, en 2006, j’avais signalé cette absence au préfet des Archives Secrètes du Vatican, qui écrivit au sous-secrétaire de la congrégation pour la doctrine de la foi. Malheureusement, la réponse de la congrégation fut négative ; de même, le sondage effectué auprès des pères jésuites de l’Université Pontificale Grégorienne, chez qui résidait le père Sebastiano Tromp, n’a pas donné le résultat espéré. Le second exemple, heureusement en sens inverse, concerne les archives de la commission préparatoire "De sacra liturgia" qui, comme le cardinal Pericle Felici l’écrivait, le 4 mars 1967, au cardinal Ferdinando Antonelli, se trouvaient chez Mgr Annibale Bugnini. Quelques publications récentes et excellentes me donnent l’occasion d’aborder, à ce point de mon propos, la question des nouvelles perspectives en matière de recherche. En effet il convient de se demander si, pour reconstituer les dynamiques conciliaires, les documents publiés dans les "Acta et documenta" et dans les "Acta Synodalia" sont encore suffisants, même s’ils sont très importants, comme c’est souvent le cas y compris dans des publications très récentes, même si au moins l’une d’elles est, hélas, d’une valeur scientifique douteuse, ou bien s’il n’est pas nécessaire d’effectuer des recherches approfondies en archives, comme le démontrent, par exemple, les livres de Mauro Velati et d’autres chercheurs. Il est évident que la réponse, en ce qui me concerne, réside entièrement dans la seconde partie de l’affirmation précédente.À ce propos, je souhaite rappeler qu’il existe aux Archives du Concile Vatican II toute une série de papiers et de documents encore inexplorés et très précieux pour comprendre à la fois l’esprit du concile et l’herméneutique correcte des documents tels qu’ils ont été approuvés par l’assemblée des évêques réunis dans la basilique vaticane et par Paul VI.__________ Le texte intégral de l'article de Piero Doria paru dans "L'Osservatore Romano" du 1er mai 2012 : > Quanto Concilio ancora da studiare __________ Dans les derniers paragraphes de son article, Doria cite "ad honorem" un livre d’un chercheur qui appartient à "l’école de Bologne" fondée par Giuseppe Dossetti et par Giuseppe Alberigo. Cet ouvrage est un riche recueil de documents relatif au secrétariat pour l'unité des chrétiens au cours des trois ans qui ont précédé le début du concile Vatican II : Mauro Velati, "Dialogo e rinnovamento. Verbali e testi del segretariato per l'unità dei cristiani nella preparazione del Concilio (1960-1962)", Publications de l'Institut pour les Sciences Religieuses, Bologne, Il Mulino, 2011. En revanche, quelques lignes plus haut, Doria critique, comme étant "hélas, d’une valeur scientifique douteuse" une autre publication "très récente" consacrée à une reconstitution historique du concile. Il ne cite pas de noms mais semble faire allusion à l’ouvrage suivant : Roberto de Mattei, "Il Concilio Vaticano II. Una storia mai scritta", Lindau, Turin, 2011. À propos de ce livre, voir sur [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] : > L'Église est infaillible mais Vatican II ne l'est pas (5.5.2011) __________ Parmi les papiers concernant le concile Vatican II qui sont encore inédits malgré leur très grande importance, il y a les journaux intimes de celui qui en fut le secrétaire général, Pericle Felici. Lors d’un colloque organisé en 2002 à l’occasion du vingtième anniversaire de la mort de celui-ci, à Segni, sa ville natale, Mgr Vincenzo Carbone, ancien archiviste et responsable de la publication des "Acta Synodalia" dans les années 90, avait consulté les journaux intimes de Felici pour décrire son rôle pendant le concile. En marge du colloque, Carbone avait déclaré qu’il était en train de travailler pour la publication "dans deux ans" de ces journaux intimes, qui seraient dotés d’un volumineux apparat critique.
Mais dix ans se sont écoulés. Et il n’y a toujours aucune trace des journaux intimes de Felici.__________ Traduction française par Charles de Pechpeyrou. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]!!!!!!!!!!!!!!! ???????? _________________ Que le Sacré-Coeur de Jésus soit loué, adoré et glorifié à travers le monde pour des siècles et des siècles. Amen.
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